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Les hôpitaux de Bretagne continuent à se vider au 27 avril, et le confinement est toujours imposé, malgré le drame économique pour de nombreuses entreprises. A noter que le Rassemblement national, par la voix de Gilles Pennelle, demande dans un communiqué la dissolution de l’ARS (Agence régionale de santé) dont voici les derniers chiffres ci-dessous :
Le suivi des cas confirmés est désormais élaboré à partir des données de Santé Publique France, qui comptabilisent les résultats des analyses (test PCR) effectuées par les laboratoires publics et privés. Les résultats obtenus durant le week-end sont intégrés au communiqué du lundi.
Concernant les EHPAD, les données sont actualisées par Santé publique France deux fois par semaine. Elles sont intégrées dans les communiqués du mardi et du vendredi.
Prise en charge des patients Covid-19 à l’hôpital en Bretagne actuellement :
- 58 en service de réanimation (-2 en 72h*)
- 352 autres modes d’hospitalisation (-17*)
- 761 retours à domicile (+34*)
Dans le cadre des prises en charge hospitalière, 203 décès (patients âgés de 55 à 100 ans) sont à déplorer (+4*).
Par ailleurs, le nombre de cas de Coronavirus Covid-19 confirmés en Bretagne par diagnostic biologique (PCR) depuis le 28 février est de 2332 (+38 en 72h*), ainsi répartis :
- 646 (+10*) personnes résidant en Ille-et-Vilaine ;
- 567 (+12*) personnes résidant dans le Morbihan ;
- 553 (+3*) personnes résidant dans le Finistère ;
- 328 (+2*) personnes résidant dans les Côtes d’Armor
auxquelles s’ajoutent :
- 126 (+3*) personnes ne résidant pas en Bretagne ;
- 112 personnes (+8*) dont les départements de résidence ne sont actuellement pas encore connus
Pour le RN, « La crise du Coronavirus a révélé la faillite des Agences Régionales de Santé. Il faut les supprimer ! »
Gilles Pennelle, responsable du Rassemblement national en Bretagne et membre du bureau politique vient de faire un long rapport (nous reviendrons dessus) sous forme de bilan des ARS (Agence Régional de Santé). Un rapport cinglant, qui amène au communiqué adressé ce jour à la presse et réclamant la suppression pure et simple des ARS.
« Fruits de la volonté de régionalisation de la gestion de la politique de santé et du désengagement du Ministère de la Santé, les Agences Régionales de Santé ont été très vite au cœur des critiques. Technocratiques et bureaucratiques, les ARS deviennent rapidement de véritables États dans l’État, où règnent copinages et excès de normes délirantes. Actuellement, sur les 13 directeurs d’ARS métropolitaines, 7 sont des personnalités ayant appartenu à des cabinets de collectivités ou ministériels sous les présidences Hollande et Macron. Durant une décennie, les ARS ont imposé une vision exclusivement comptable de notre système de santé : fermeture de services, d’établissements, suppression de plus de 70 000 lits (dont une grande partie en réanimation !) au cours des 3 derniers mandats présidentiels, baisse drastique des effectifs, diminution voire suppression des stocks de matériel…
La crise du coronavirus a mis au grand jour la faillite des ARS. Leur bilan se résume en deux mots : impréparation et amateurisme. L’incapacité à mobiliser les cliniques privées et à soigner les patients dans leur région d’origine par manque de lits, à mettre en place des tests massifs et à fournir matériel de protection et masques est criante. La différence de stratégie des ARS selon les régions a empêché la mise en place d’une politique de gestion nationale de la crise sanitaire. Cette incompétence est doublée d’une inhumanité dans la gestion scandaleuse des EHPAD. Les ARS ont abandonné les personnels mais aussi et surtout les résidents en refusant les tests et matériels de protection systématiques et surtout par le nontransfert des malades vers les hôpitaux, avec pour conséquence la mort des infectés et la propagation rapide de l’épidémie au sein des EHPAD. Elles se sont rendues coupables de non-assistance à personne en danger !
Face à cette faillite totale, le Rassemblement National appelle à une vaste réforme de notre système de santé conduite par deux principes généraux essentiels. D’une part, le refus du culte de la rentabilité, d’autre part la « renationalisation » de la gestion de la politique de santé. C’est pourquoi le Rassemblement National demande la suppression des ARS. La politique de santé dans les territoires sera de nouveau placée sous l’égide du Préfet et l’autorité du Ministère de la Santé, en lien avec les élus locaux et professionnels de santé. En complément, des mesures d’urgence doivent être adoptées : revalorisation de la rémunération des soignants, moratoire sur les fermetures de lits, de services et d’établissements dans l’hôpital public. Il faut également réaliser d’urgence un audit complet des besoins des hôpitaux et des EHPAD »
Les prochains mois, les prochaines années, pourraient bien voir de nombreux changements, y compris administratifs, s’opérer partout en France du fait de l’échec manifeste des autorités dans la prévention et la gestion de cette crise majeure…
Illustration : DR
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