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Les communautés rurales parlant gallois au Pays de Galles sont « susceptibles de subir de lourdes pertes de population » si le coronavirus se répand au Royaume-Uni, selon une étude (voir l’étude complète ici) de l’université de St Andrews. Les chercheurs concluent que les taux de mortalité pourraient être de 50 à 80 % plus élevés si l’épidémie atteint des zones rurales isolées.
Les chercheurs craignent que cela n’ait des répercussions socioculturelles à long terme sur certaines communautés, en particulier dans les régions qui sont des fiefs de langues minoritaires. « La pandémie de Covid-19 pourrait également avoir des effets socioculturels à long terme », a déclaré le professeur Hill Kulu, qui a cosigné l’étude avec son collègue Peter Dorey.
« Les communautés galloises, gaéliques et cornishophones dont les populations sont relativement âgées risquent de subir de lourdes pertes de population si le virus se répand largement au Royaume-Uni. Si la pandémie doit durer longtemps et que le virus se propage à toutes les régions du Royaume-Uni, les petites villes et les communautés rurales isolées devraient avoir des taux de mortalité de 50 à 80 % plus élevés que ceux des grandes villes en raison de la composition de leur population âgée. L’éloignement peut offrir une protection contre le Covid-19 dans certaines régions, mais si le virus doit se propager à ces communautés, les effets seront dévastateurs ».
L’étude examine la contribution de la structure d’âge de la population à la mortalité due au Covid-19 au Royaume-Uni, selon la géographie. Son analyse projette les taux de mortalité en appliquant les données sur les taux de mortalité par âge à la population de la région par âge et par sexe.
Les communautés à haut risque et vulnérables sont concentrées dans de vastes zones du sud-ouest de l’Angleterre, dans les communautés côtières de l’est et du sud-est de l’Angleterre, dans le nord du Pays de Galles, dans le nord de l’Angleterre, dans le sud de l’Écosse et dans le nord-ouest des Highlands.
« Au sein des régions urbaines, il existe également des poches où les taux de mortalité projetés sont élevés », a déclaré Peter Dorey. « Dans l’ensemble, les zones ayant des taux de mortalité élevés et faibles ont tendance à se regrouper en raison de la forte séparation résidentielle des différents groupes d’âge de la population au Royaume-Uni. »
Crédit photo : DR
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