Brest

À Brest, la délinquance devenue ordinaire n’a pas pris fin avec le confinement. Les faits divers se sont ainsi poursuivis ces dernières semaines, mettant en lumière une insécurité chronique.

Brest : une personne handicapée agressée par un dealer

Parmi les exactions à relever, l’agression d’une personne handicapée le 26 avril en fin de journée en plein-centre ville de Brest, dans le haut de la rue Jean-Jaurès. Cette dernière, âgée d’une cinquantaine d’années, s’est vu importunée par un dealer lui ayant dans un premier temps proposé de la drogue.

La future victime, rapportant par la suite qu’une telle proposition était déjà la troisième du genre qu’elle recevait en quelques jours dans la ville du socialiste François Cuillandre, prévint alors son interlocuteur qu’elle comptait appeler la police face à l’instance et là l’agressivité du dealer. Il n’en fallut pas plus pour que celui-ci la projette contre un véhicule avant de lui voler son mobile et son portefeuille tout en la blessant à la main.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de délinquance plus large dans ce haut de la rue Jean-Jaurès dont l’image est décidément bien écornée. Depuis de nombreuses semaines, diverses bandes de racailles dégradent le climat local en squattant le secteur et en s’adonnant ostensiblement au trafic de stupéfiants.

Confinement, harcèlement et stupéfiants rue Jean-Jaurès

L’inaction des autorités agace d’autant plus les riverains et les commerçants que ces individus sont connus de longue date pour leurs nuisances malgré des contrôles des forces de l’ordre à l’occasion. Sans compter les tensions avec des bandes rivales, lesquelles s’adonnent à des rodéos à motos dans le quartier pour défier leurs « ennemis ».

Le 4 mai dernier, une opération de police a eu lieu, toujours dans le haut de Jaurès, notamment dans un squat situé au-dessus d’un ancien bar de nuit. Squat dans lequel la police a saisi des barrettes de cannabis. Dès la fin de journée, le rituel est chaque jour le même : entre une vingtaine et une quarantaine de dealers, agressifs et bruyants, se postent à l’angle des rues Jean-Jaurès et du Télégraphe tout en terrorisant les passants et en venant perturber la vie des commerces. Sans oublier un feu de poubelle ou l’agression d’un homme promenant son chien par un malinois le 30 avril.

Par ailleurs, la gente féminine doit aussi subir les invectives de ces racailles, comme le montre la mésaventure d’une jeune femme prise à partie par cinq hommes voilà quelques jours. En outre, ces individus à problèmes ne respectent absolument pas les règles élémentaires du confinement. Un symbole de plus illustrant que la cohabitation sur un même territoire avec cette engeance paraît de plus en plus inenvisageable.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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