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L’actualité judiciaire ne connaît pas de confinement en Bretagne. Passage en revue des dernières affaires recensées dans la région, entre trafic de drogue, proxénétisme africain et rodéos sauvages.

À Brest, des engins motorisés saisis à Pontanézen

Décidément particulièrement en pointe dans la délinquance bretonne, la ville de Brest fait encore parler d’elle. Le 7 mai, une vingtaine de policiers a procédé à une saisie de six engins motorisés dans le quartier très « sensible » (et à forte population d’origine extra-européenne par ailleurs) de Pontanézen. Parmi ceux-ci se trouvaient notamment des quads et des scooters, volés pour certains, ou présentant les caractéristiques de l’avoir été pour d’autres.

Une opération qui intervient suite à plusieurs rodéos sauvages, un phénomène que l’on a pu observer dans de nombreuses banlieues françaises durant ce confinement. Ces rodéos sur la voie publique sont, depuis 2018, passibles de peine de prison ferme et de fortes amendes. Par ailleurs, plusieurs individus identifiés comme ayant participé à ces nuisances routières font déjà l’objet de procédures depuis quelques semaines à Brest. Si elles sont censées répondre prochainement de leurs actes devant la justice, reste à savoir si ces conducteurs « turbulents » de Pontanézen se verront infliger des sanctions à la hauteur de celles théoriquement encourues…

Des dealers d’héroïne de région parisienne sévissaient en Bretagne

Un peu plus au sud, du côté de Douarnenez cette fois, il semblerait que le port de pêche jadis spécialisé dans la sardine soit désormais plus porté sur le trafic d’héroïne. Le 5 mai, six suspects y ont fait l’objet d’une interpellation pour trafic de stupéfiants puis ont été placés en garde à vue. La perquisition menée rue du Port-Rhu par les gendarmes de Douarnenez, la brigade de recherches de Quimper et les membres des Psig de Douarnenez et Quimper a conduit à la saisie de 190 g d’héroïne, 80 g de cocaïne et 6 200 € en numéraire.

Le trafic en question, mis en lumière depuis la mi-mars après plusieurs mois de filature, consistait à approvisionner Douarnenez en drogues depuis le Nord de la France, notamment Lille et Tourcoing. Enfin, si quatre des six interpellés sont « originaires du secteur de Douarnenez », qualificatif très vaste au demeurant, deux autres, un couple, viennent d’Île-de-France. À savoir que, si les deux individus sont tous les deux âgés de 26 ans, la femme a déjà treize mentions sur son casier judiciaire. Le couple est censé comparaître devant le tribunal de Quimper le 12 mai tandis que les quatre autres suspects feront l’objet d’une convocation ultérieure.

Cette affaire le rappelle de nouveau, le littoral comme les campagnes bretonnes sont des zones de revente privilégiées pour les dealers de la région parisienne.

Rennes : procès d’un réseau de proxénétisme africain

À l’Est de la péninsule cette fois, à Rennes, c’est le procès d’un réseau proxénète qui doit débuter le 11 mai (et doit durer deux semaines) devant le tribunal correctionnel après avoir été renvoyé le 23 mars dernier. Les 23 prévenus sont convoqués dans le cadre d’un réseau de traite d’êtres humains. Il s’agit de femmes nées au Nigeria et contraintes de se prostituer à Nantes.

Le réseau en question aurait été en relation avec la mafia Suprem Eiye Confraternity, une organisation criminelle nigériane ayant déjà fait parler d’elle en France. Autre élément à relever, les prostituées/esclaves seraient entrées illégalement dans l’Hexagone après être passées par la Libye. Se pose dans ce cas la question du rôle néfaste joué par les associations et les ONG pro-migrants dans le cheminement des clandestins extra-européens vers nos contrées. Parmi les suspects interpellés, figurent aussi d’anciennes prostituées devenues exploiteuses à leur tour. Un curieux manège auquel la Bretagne s’est habituée.

AK

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