« Malgré ses origines, il n’est pas le meilleur » : découvrez la note vocale laissée par Laetitia Avia à son équipe [Vidéo]

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Alors que le Parlement a adopté mercredi 13 mai la proposition de loi de lutte contre la haine en ligne, portée par la député Laetitia Avia, cette dernière est elle-même mise en cause par Médiapart pour des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste à l’encontre de cinq ex-collaborateurs parlementaires.

Laetitia Avia : « Ce sont des accusations mensongères »

Ayant accusé le site d’information Médiapart d’avoir diffusé des éléments tronqués et manipulés, la député Laetitia Avia n’a pas tardé à avoir un retour de Médiapart qui vient de dévoiler un nouvel enregistrement non coupé d’une conversation professionnelle, ébranlant ainsi davantage la défense de la député LREM.

« Ce sont des accusations mensongères, incohérentes, des messages privés qui sont totalement déconnectés de leur contexte, manipulés à des fins d’affaiblir le texte que je présente cet après-midi. Je dépose plainte ». Ce mercredi 13 mai, au micro de Sud Radio, Laetitia Avia, qui s’apprête à faire voter sa loi liberticide contre la « cyberhaine », en remet une couche pour sa défense.

La veille, enquête Médiapart à l’appui, la députée LREM de Paris venait d’être prise la main dans le pot de confiture. Celle qui s’apprêtait ce 13 mai à faire voter sa loi contre les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieuse sur internet, vient d’être elle-même mise en cause pour des propos racistes et homophobes à l’encontre des membres de son équipe.

« Ça sent le Chinois »

« Amendement des P* », « le Chinois », « la p*te » … Le vocabulaire de celle qui s’était déjà illustrée en mordant un chauffeur de taxi, se révèle fleuri dans cette enquête livrée par Médiapart.

Comme le rapporte le site d’information, « selon ses anciens assistants, un ex-salarié d’origine asiatique en faisait d’ailleurs régulièrement les frais. “C’était son bouc émissaire, elle l’appelait parfois le Chinois ou reprenait des clichés racistes pour parler de lui ”, se souvient Sophie. Ainsi, en avril 2018, [Laetitia Avia] cherche à savoir qui a encaissé un chèque et l’accuse sur la messagerie cryptée Telegram, en confiant à un autre collaborateur : “Ça sent le Chinois” ».

Contactée par Médiapart, la députée a nié d’emblée. Et elle de rajouter le jour même de la publication de l’enquête dans une série de tweet postée le 12 mai : « Des bouts de messages privés ont été tronqués, détournés et décontextualisés. C’est de la manipulation honteuse, animée par un seul objectif : me nuire et porter atteinte à mon combat politique. »

Dans le cadre professionnel

Sauf que voilà…. Comme le révèle un nouvel élément vocal diffusé ce jeudi 14 mai, les propos racistes dont se défend Laetitia Avia ne sont absolument pas sortis de leur contexte.

Et loin d’être prononcée sur un ton « blagueur », qui pourrait laisser supposer une certaine connivence entre elle et ses équipes, la note vocale (non coupée) qui suit se révèle neutre et enregistré dans le cadre d’une conversation professionnelle.

« De nouveaux documents révélés par Mediapart contredisent la défense de la députée LREM de Paris. Certains de ses propos à connotation raciste ou homophobe ne sont pas des blagues proférées dans un cadre privé. De nombreuses alertes avaient par ailleurs été lancées par ses assistants parlementaires. », note ainsi le site d’information.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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