Georges Orwell, auteur de 1984 notamment, était britannique…et il regretterait sans doute d’avoir été aussi visionnaire en voyant à quel point le Royaume-Uni bascule dans le totalitarisme.

Le leader du groupe politique Britain First a été reconnu coupable d’une infraction à la loi sur le terrorisme après avoir refusé de donner à la police l’accès à son téléphone portable à son retour d’un voyage politique en Russie.

Paul Golding, 38 ans, a été arrêté à Heathrow par des agents de la police métropolitaine le 23 octobre dernier alors qu’il revenait de Moscou. Il a refusé de donner les codes PIN d’un iPhone et d’un ordinateur Apple et a ensuite été accusé d’avoir délibérément refusé de se conformer à une obligation prévue à l’annexe 7 de la loi sur le terrorisme.

Golding a nié les accusations mais a été déclaré coupable à l’issue d’un procès au tribunal de Westminster à Londres, mercredi.

Le juge en chef Emma Arbuthnot a déclaré qu’il n’y avait « aucun doute » que Golding n’avait pas répondu aux demandes d’information, malgré le fait qu’on lui ait expliqué ses obligations et qu’on l’ait averti « à maintes reprises » qu’il risquait d’être arrêté.

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Mme Arbuthnot a déclaré que M. Golding avait été légalement interrogé et qu’en vertu de l’annexe 7, il n’était pas nécessaire d’avoir des « soupçons raisonnables » pour l’interpellation.

Lors d’un témoignage précédent, le PC Rory O’Connor, un agent des frontières du Met qui a interrogé Golding, a déclaré à la cour que l’annexe 7 permet aux agents accrédités de « parler aux personnes afin de déterminer si elles sont ou ont été concernées par la commission, la préparation ou l’instigation d’actes de terrorisme ».

L’officier a expliqué qu’il permettait également à la police d’interroger, de fouiller et de détenir toute personne pendant six heures maximum dans les ports britanniques.

Il a déclaré qu’il avait des raisons d’examiner Golding dans le cadre de cette législation et a rappelé qu’il était au départ « agité » et « clairement en colère » d’avoir été arrêté, et qu’il criait sur les officiers.

Abigail Bright, avocate de Paul Golding, a déclaré que Britain First n’avait jamais été une organisation interdite. Elle a déclaré que Golding avait été « calme, conciliant et respectueux » lors des interrogatoires dans le cadre de ce qu’elle a qualifié d' »opération prédéterminée ».

Entre l’acharnement judiciaire contre Tommy Robinson et celui contre les membres de Britain First, il ne fait pas bon s’opposer à l’islamisation et à l’immigration au Royaume-Uni.

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