L’espace swahili. Un futur foyer jihadiste ?

A LA UNE

Michel Maffesoli (L’Ère des soulèvements) : « Ce vitalisme que l’élite ne veut pas voir me donne espérance » [Interview]

Les éditions du Cerf viennent d'éditer un nouvel ouvrage important de Michel Maffesoli intitulé « l'Ère des soulèvements »....

De la belle aube au triste soir. La tragédie d’une famille française en Algérie [Interview]

Il n’est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Le livre De la belle...

« My life in loyalism ». Acteur majeur des Accords du Vendredi Saint, Billy Hutchinson évoque son engagement unioniste/loyaliste en Irlande du Nord [Interview]

Les éditions irlandaises Merrion Press ont sorti récemment un livre intitulé « My life in loyalism » signé Billy Hutchinson. Si les...

Yves Chauvel (La Bretagne en héritage) : « L’argent de la Région doit aller en priorité voire intégralement aux associations qui promeuvent la Bretagne...

Alors que Le Télégramme publiait récemment les résultats d'un sondage sur les élections régionales à venir, nous n'y avons...

Le 126ème numéro de la revue L’Afrique réelle est disponible (pour vous abonner, c’est ici). Ci-dessous édito et sommaire.

Sommaire :

Économie :

L’Algérie dans la nasse

Dossier : L’espace swahili, un futur foyer jihadiste ?

– L’origine des Swahili

– Le rôle des Arabes dans la naissance de la civilisation swahili

– Le Mozambique, un foyer jihadiste swahili ?

Débat :

Afrique : la question de l’État

Histoire :

La guerre d’Algérie : une guerre sainte

Éditorial de Bernard Lugan

De tous les mensonges faits à l’Afrique, celui qui prétend lui faire croire qu’il n’y a pas de développement sans démocratie est celui qui y a provoqué les plus grandes catastrophes.

Ce diktat impose en effet un système politique fondé sur l’individu à des sociétés communautaires, avec pour résultat une ethno-mathématique électorale garantissant le pouvoir aux peuples les plus nombreux. D’où un désordre permanent.

Le développement de l’Afrique demeurera donc une chimère tant que la question de l’État n’y sera pas résolue.

Dans les Afriques où la criante nécessité d’États forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à La Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses. Le multipartisme y a en effet affaibli des États en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques.

C’est pourquoi les Afriques doivent :

1) Reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est susceptible de provoquer une coagulation nationale.

2) Répudier le système électoral fondé sur le destructeur principe de « un homme une voix ». Donnant automatiquement le pouvoir aux peuples les plus nombreux, il fait donc des membres des ethnies minoritaires des citoyens de seconde zone ; d’où d’incessantes guerres civiles.

3) Réfléchir à des modes électoraux communautaires et non plus individuels.

En un mot, les Africains doivent se décoloniser mentalement pour revenir à la culture du chef en laissant celle du consensus mou aux donneurs de leçons européens. Leur salut en dépend. Tout le reste n’est que nuées européocentrées. À commencer par le mythe du développement.

Autrement, l’Afrique restera un continent-mendiant vivant de la charité internationale et des remises de dette. Compte tenu du contexte économique mondial, pourra-t-elle d’ailleurs continuer à recevoir année après année, ces sommes colossales versées par les pays dits « riches » au titre de l’APD (Aide pour le Développement) ?

Pour mémoire, de 1960 à 2018, le continent a reçu en dons, au seul titre de l’APD, près de 2 000 milliards de dollars (pour une dette d’environ 400 milliards de dollars dont entre 180 et 200 milliards de dollars de dette chinoise), soit en moyenne 35 milliards de dollars par an, c’est-à-dire plusieurs dizaines de fois plus que l’Europe du lendemain de la guerre avec le plan Marshall.

Or, ces prêts, ces allègements de dette, ces aides et ces dons n’ont servi à rien car, en plus de sa suicidaire démographie, le continent est paralysé par son immobilisme.

En effet, en dehors du don de la nature constitué par le pétrole et les minerais contenus dans son sous-sol, l’Afrique ne produit rien.

Sa part de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière est en effet de moins de 2 % dont les 9/10èmes sont réalisés par deux pays sur 52, l’Afrique du Sud et l’Égypte…

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

« N’y va pas». Lettre ouverte à Éric Zemmour [ L’Agora]

Cher Camarade, C’est comme ton Grand Ancien, puisque tu es sorti de la rue Saint-Guillaume promotion 1979 (SP) et moi...

Armée. La réponse d’un militaire d’active à la lettre du général Lecointre

Suite à la publication de la lettre ouverte d'anciens militaires et de celle de militaires d'active, alertant sur la...

Articles liés

L’année 2020 en Afrique, bilan et perspectives pour 2021

Le 133ème numéro de la revue l'Afrique réelle vient de sortir.  Ci-dessous l'éditorial et le sommaire. Pour vous abonner, c'est ici. Sommaire Dossier : L’année 2020 en Afrique,...

L’Afrique réelle n°132. Aux origines de la guerre du Tigré

Le 132ème numéro de la revue l'Afrique réelle vient de sortir. Voici le sommaire et l'éditorial, signé Bernard Lugan, ci-dessous. Sommaire Actualité : Aux origines de la...

Côte d’Ivoire, une question d’abord ethnique. Le n°132 de l’Afrique réelle est sorti

Le n°132 de la revue l'Afrique réelle est sorti. Avec notamment un dossier sur la Côte d'Ivoire. Voici l'éditorial et le sommaire ci-dessous Sommaire Actualité : Aux...

Mali : le changement de paradigme s’impose

Dans le nord du Mali, j’écris depuis des années que le  problème n’est pas d’abord celui de l’islamisme, mais celui de l’irrédentisme touareg. Cette donnée...