PLUS, TOUJOURS PLUS. DE LIBERTÉS ? NON, PLUS DE DEMANDES DE CENSURE. ET DE LA PART DE CEUX QUI DEVRAIENT DÉFENDRE LES LIBERTÉS D’EXPRESSION ET D’OPINION, LES MÉDIAS ET LES JOURNALISTES.

DES ASSOCIATIONS PANTOUFLES ET DES GÉMISSEMENTS

Qui connaît les activités ou même l’existence, du « Conseil européen des éditeurs », de la « Fédération européenne des journalistes » ou de « l’Association des télévisions commerciales européennes » ? Prétextes à postes de président, de secrétaire général, à titres ronflants, à dépenses de déplacement et repas dans les meilleures auberges avec les notes de frais y afférentes. Personne ne les connaît. Pantoufles confortables, un peu endormies, elles se réveillent parfois d’un profond sommeil postprandial pour mitonner un petit communiqué, indiquant que la digestion se passe bien et que l’heure du prochain repas approche.

LA DÉSINFORMATION A BON DOS

C’est émergeant d’une sieste prolongée que les trois associations ont réuni leurs cercles dirigeants pour réclamer des « mesures plus fortes ». Qui serait opposé à des « mesures plus fortes » par exemple pour faire respecter le pluralisme des opinions dans les médias, dans les rédactions, dans les écoles de journalisme ? Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Suivant un communiqué AFP en date du 15 juin 2020, les petits chéris se disent « alarmés par l’augmentation de la désinformation en ligne pendant la pandémie », qui a eu « un impact dévastateur sur les efforts de santé publique ». Ils considèrent que le « code de bonnes pratiques » européen, signé en 2018 par les plateformes internet, « s’est révélé inadéquat pour traiter la source et les moteurs de la désinformation propagée en ligne ».

Conclusion ? Il faut leur serrer la vis à ces utilisateurs des réseaux sociaux qui utilisent encore un espace de liberté disponible. On va leur apprendre, il nous faut des « sanctions ». La loi allemande qui restreint la liberté sur internet ? Insuffisante. La loi Avia liberticide contre les pseudo « discours de haine » ? Intéressante, mais il faut aller plus loin. Il faut un rapport mensuel de l’Union Européenne et des GAFAM sur les efforts pour juguler les « fausses informations ». Entendez par là, les aberrations que l’on peut lire sur la toile, mais surtout, surtout pour juguler toute opinion qui irait à l’encontre des intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire. Le tout enrobé de sucre poisseux sur la « liberté éditoriale » et les « droits fondamentaux ». Qui a dit au fond de la salle : dégoûtant ?

Sur les dénonciations liées à la loi Avia, lire un texte prophétique de Céline paru dans Les Beaux draps.

Via OJIM

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine