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Rebelote : après le 21 – à Malakoff – et le 23 – au Breil – une nouvelle fusillade, la troisième en cinq jours, a éclaté ce 24 juin, toujours rue Jacques Feyder au Breil.
Deux mineurs de 16 et 17 ans qui étaient au city stade – la rue compte plusieurs points de deal juteux – ont été blessés par des tirs aux cuisses et pris en charge par les pompiers.
L’enquête a été confiée à la PJ ; les faits ont de nombreuses similitudes avec ceux de la veille. Les tireurs d’abord : casqués, habillés de noir, deux, juchés sur un scooter. Les tirs auraient été faits au pistolet à grenaille, et les blessures, légères. Soit, dans le langage des gangs de la drogue qui se disputent Nantes depuis au moins fin 2015, un avertissement réitéré plutôt qu’une tentative d’homicide. C’est la 7e fusillade rue Feyder depuis fin 2015.
Du 1er janvier au 10 mai 2020, il y a eu au moins 16 fusillades – hors coups de feu dans les camps d’itinérants et tirs liés à des essais d’arme à feu par les délinquants. Depuis, il y en a eu au moins cinq de plus, deux au Breil (les 23 et 24 juin rue Feyder) et le reste à Malakoff (rue d’Angleterre le 31 mai et le 2 juin, puis rue de Norvège le 21 juin).
Ce qui fait déjà au moins 21 fusillades en moins de six mois ; le compteur sera certainement amélioré d’ici la fin de l’année sans que les pouvoirs publics ne daignent réagir. Après tout, les responsables – maire, préfet, directeur départemental de la sécurité publique – se sont débrouillés, eux, pour vivre loin des quartiers « sensibles » dont les habitants qui ne trempent pas dans les trafics de drogue se voient réduits à essuyer les tirs et prendre les balles perdues, abandonnés de tous, surtout des soi-disant « responsables » de leur (in)sécurité pourtant grassement payés par leurs impôts.
Par ailleurs, toujours le 24 juin à 15h30, un homme de 51 ans s’est fait arracher son collier en or quai de la Fosse ; la police a interpellé le voleur peu après. Celui-ci, qui se dit âgé de 16 ans, est soupçonné d’avoir commis un autre vol similaire dans la journée, et a déjà été arrêté pour le même motif les 19 et 22 juin derniers.
Louis Moulin
Illustration : DR
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