L’ONG polonaise, l’Institut Ordo Iuris vient de lancer la pétition « Stop Gender/Stand for Family ».

Une pétition contre la tentative de la Commission européenne qui tente d’imposer la Convention d’Istanbul à tous les pays de l’Union Européenne (UE).

Le genre y est en effet défini à l’Article 3 de la Convention comme « les rôles, comportements, activités et attributs socialement construits qu’une société donnée considère appropriés pour les femmes et les hommes ».

Pour l’ONG comme pour les défenseurs de la famille en Europe de l’Ouest, « cela revient à imposer l’idéologie de genre — le gender —, à tous les niveaux de l’Etat et dans tous les domaines »

Six pays de l’UE (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie) refusent toujours  de ratifier la Convention d’Istanbul.

Cette Convention a été ratifiée par la France dès 2014. Elle se donne pour mission d’éliminer les violences contre les femmes et les violences domestiques, qui constituent les principales mesures contraignantes de cette convention.

En effet, celle-ci « crée un cadre juridique complet et une approche pour lutter contre la violence à l’égard des femmes » et se concentre sur la prévention de la violence domestique, la protection des victimes et la poursuite des auteurs. Les États qui ratifient la Convention doivent incriminer plusieurs infractions, notamment la violence psychologique (Article.33), le stalking (Article.34), la violence physique (Article.35), la violence sexuelle, y compris le viol, couvrant explicitement tout engagement dans des actes non consentis de nature sexuelle avec une personne (Article.36), le mariage forcé (Article.37), les mutilations génitales féminines (Article.38) et l’avortement forcé et stérilisation forcée (Article.39). La Convention stipule que le harcèlement sexuel doit faire l’objet de « sanctions pénales ou autres sanctions légales » (Article.40). La Convention comprend également un article visant les crimes commis au nom de ce que l’on appelle « l’honneur » (Article.42).

Pour obliger les pays récalcitrants à appliquer cette Convention, le Parlement européen a voté une résolution pour l’adoption de la Convention par l’Union Européenne elle même. Et c’est ce qui ne passe pas chez cette ONG qui a lancé l’initiative : « Cette atteinte à la souveraineté des États nations est aussi un véritable viol des libertés et des consciences. Le gender veut supprimer les violences mais s’impose par la force, comme toutes les idéologies. La violence n’a pas diminué dans les pays qui appliquent déjà la politique du genre; en France, elle a même augmenté ! »  

Jusqu’à présent, la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul par l’UE, ne pouvait s’appliquer que de façon très partielle, dans le respect du traité de Lisbonne —à savoir aux questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale et à celles liées à l’asile et au non refoulement.

L’actuelle Commission veut faire de l’adoption complète de cette Convention une priorité. La commissaire à l’égalité de l’UE, Helena Dalli l’a rappelé.

« Nous refusons qu’on nous impose le gender: ce concept destructeur de la personne humaine. Le gender ne réduit pas les violences entre les femmes et les hommes, il impose ses propres stéréotypes réducteurs et fait apparaître un être humain indifférencié et fluctuant, détaché de la réalité. Il aggrave le problème!  C’est la famille stable qui apprend à vivre dans le respect de l’autre dans son altérité, sa richesse et sa complémentarité » indiquent les instigateurs de la pétition.

« La mise en œuvre du gender sape la famille, la complémentarité des sexes, déconstruisant encore plus notre société. Non, la famille n’est pas la source des violences! La Convention ignore les véritables causes de la violence que sont l’alcoolisme, la toxicomanie, la pauvreté et les conflits liés à l’éclatement de la famille, comme le montrent les études scientifiques »

Illustration : DR
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