Gender. Une pétition européenne contre l’adoption de la convention d’Istanbul par l’UE

A LA UNE

Napoléon : « Ma vie est un roman »

Ce mot, peut-être apocryphe, ne manque pas, de toute façon, de justesse. C’est d’ailleurs pourquoi Napoléon Bonaparte a autant...

Brest. Une semaine « brûlante » dans les quartiers « sensibles » de Pontanézen et Bellevue

Brest a été le théâtre de plusieurs épisodes de violence urbaine, dans les quartiers de Pontanézen et de Bellevue,...

Il y a 100 ans était fondée l’Irlande du Nord. Quelle histoire ? Quel avenir ? Explications et sondage.

Ce 3 mai 2021, l'Irlande du Nord fête les 100 ans de sa création. Entité britannique, la province britannique...

La Bretagne, région française la plus impliquée dans la traite des Noirs ?

Des Bretons ont joué un rôle massif dans le commerce des esclaves, un business florissant de l'époque des Lumières....

Un livre sur les trois épurations dans l’armée française entre 1940 et 1966 [Interview]

André Bourachot et Henri Ortholan sont deux officiers de l’armée de terre, un général en 2ème section et un...

L’ONG polonaise, l’Institut Ordo Iuris vient de lancer la pétition « Stop Gender/Stand for Family ».

Une pétition contre la tentative de la Commission européenne qui tente d’imposer la Convention d’Istanbul à tous les pays de l’Union Européenne (UE).

Le genre y est en effet défini à l’Article 3 de la Convention comme « les rôles, comportements, activités et attributs socialement construits qu’une société donnée considère appropriés pour les femmes et les hommes ».

Pour l’ONG comme pour les défenseurs de la famille en Europe de l’Ouest, « cela revient à imposer l’idéologie de genre — le gender —, à tous les niveaux de l’Etat et dans tous les domaines »

Six pays de l’UE (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie) refusent toujours  de ratifier la Convention d’Istanbul.

Cette Convention a été ratifiée par la France dès 2014. Elle se donne pour mission d’éliminer les violences contre les femmes et les violences domestiques, qui constituent les principales mesures contraignantes de cette convention.

En effet, celle-ci « crée un cadre juridique complet et une approche pour lutter contre la violence à l’égard des femmes » et se concentre sur la prévention de la violence domestique, la protection des victimes et la poursuite des auteurs. Les États qui ratifient la Convention doivent incriminer plusieurs infractions, notamment la violence psychologique (Article.33), le stalking (Article.34), la violence physique (Article.35), la violence sexuelle, y compris le viol, couvrant explicitement tout engagement dans des actes non consentis de nature sexuelle avec une personne (Article.36), le mariage forcé (Article.37), les mutilations génitales féminines (Article.38) et l’avortement forcé et stérilisation forcée (Article.39). La Convention stipule que le harcèlement sexuel doit faire l’objet de « sanctions pénales ou autres sanctions légales » (Article.40). La Convention comprend également un article visant les crimes commis au nom de ce que l’on appelle « l’honneur » (Article.42).

Pour obliger les pays récalcitrants à appliquer cette Convention, le Parlement européen a voté une résolution pour l’adoption de la Convention par l’Union Européenne elle même. Et c’est ce qui ne passe pas chez cette ONG qui a lancé l’initiative : « Cette atteinte à la souveraineté des États nations est aussi un véritable viol des libertés et des consciences. Le gender veut supprimer les violences mais s’impose par la force, comme toutes les idéologies. La violence n’a pas diminué dans les pays qui appliquent déjà la politique du genre; en France, elle a même augmenté ! »  

Jusqu’à présent, la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul par l’UE, ne pouvait s’appliquer que de façon très partielle, dans le respect du traité de Lisbonne —à savoir aux questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale et à celles liées à l’asile et au non refoulement.

L’actuelle Commission veut faire de l’adoption complète de cette Convention une priorité. La commissaire à l’égalité de l’UE, Helena Dalli l’a rappelé.

« Nous refusons qu’on nous impose le gender: ce concept destructeur de la personne humaine. Le gender ne réduit pas les violences entre les femmes et les hommes, il impose ses propres stéréotypes réducteurs et fait apparaître un être humain indifférencié et fluctuant, détaché de la réalité. Il aggrave le problème!  C’est la famille stable qui apprend à vivre dans le respect de l’autre dans son altérité, sa richesse et sa complémentarité » indiquent les instigateurs de la pétition.

« La mise en œuvre du gender sape la famille, la complémentarité des sexes, déconstruisant encore plus notre société. Non, la famille n’est pas la source des violences! La Convention ignore les véritables causes de la violence que sont l’alcoolisme, la toxicomanie, la pauvreté et les conflits liés à l’éclatement de la famille, comme le montrent les études scientifiques »

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Natalité en crise : pas de baby-boom spécial Covid

Au sommaire : Actualités des parents : pas de baby-boom spécial Covid Consommation : anniversaire pour vos enfants, pourquoi...

Seule boxeuse professionnelle en Bretagne, elle rêve de décrocher un titre de championne de France

Seule boxeuse professionnelle en Bretagne, la guingampaise Sandra Morcet va enfin pouvoir disputer son combat pour le titre de...

Articles liés

« Schiappa, les étrangers violeurs sont toujours là ». Némésis, ces jeunes féministes qui heurtent les bien-pensants et les gauchistes [Vidéo]

Les gauchistes « féministes » façon Caroline de Haas ont montré leurs vrais visages sectaires et haineux, à l'occasion de la grande marche contre...

Féminicide. Les Européennes représenteraient environ 1 % des victimes (Mise à jour)

En septembre dernier, Breizh Info diffusait deux rapports de l’ONU sur les violences faites aux femmes dans le monde, datés de 2012. Ces rapports...

Violences faites aux femmes. La démagogie législative : une comédie sinistre et dangereuse [L’Agora]

Depuis maintenant de (trop) longues années, la mode est à l’inflation législative. Au fil du temps, des aléas de l’actualité et des soubresauts médiatiques,...