Propos liminaires

Question : Y-a-t-il eu sanction électorale du parti au pouvoir en France pour sa gestion de la crise sanitaire? Est ce mesurable ?

La réponse est très probablement oui : la débâcle de LREM a été générale sur l’ensemble du territoire national mais particulièrement sur sa base électorale la plus forte : PARIS Cette débâcle évoquée sans insistance par les médias et masquée par l’écran de fumée d’une présumée « vague verte » est parfaitement mesurable par l’évolution des scores de LREM entre les deux tours, tant en voix qu’en pourcentage, dans les 4 arrondissements parisiens dont les listes comprenaient un ministre, ancien ministre ou secrétaire d’état LREM.

Ce qui frappe, c’est l’ampleur de la baisse entre mars et juin, sur une période de 3 mois, tant en voix qu’en pourcentage des exprimés alors qu’en règle générale, le nombre de voix et les pourcentages augmentent pour les listes qui restent au 2ème tour, dans ce genre d’élection, avec l’élimination de nombreuses listes après le 1er tour. Ce qui frappe aussi, c’est l’ampleur de la sanction appliquée par les électeurs parisiens à la liste d’Agnès BUZYN, ex-ministre de la santé. Une ampleur identique à celle de la débâcle parisienne peut être constatée partout en France et ne peut être attribuée qu’à la gestion calamiteuse de la crise Covid.

On me rétorquera qu’Édouard Philippe, Premier ministre a bien été réélu au Havre. Il faut peut être relativiser cette victoire en la replaçant dans la perspective des élections précédentes. En 2014, Edouard Philippe avait été élu au 1er tour contre 4 adversaires avec 26 660 voix sur 113 000 inscrits. En juin 2020, il est élu dans un duel de 2ème tour, alors qu’il est premier ministre et maire sortant, avec 25 159 voix sur 104 835 inscrits.

Rappelons qu’en 2008, alors numéro 3 de la liste d’Antoine RUFENACH, Edouard Philippe avait été élu dans un duel de 2ème tour avec 34 077 voix sur 113 257 inscrits …..

Sa victoire de 2020 qualifiée de brillante par les médias l’est-elle vraiment?

Sur un tout autre sujet, un article intéressant montre comment certains « scientifiques » travaillent, non pas dans le but de chercher un traitement qui pourrait être utile aux patients, mais dans celui de discréditer un médicament existant, en montrant qu’il est potentiellement dangereux. Un surdosage important sur des patients très affaiblis et c’est la mort assurée pour ceux-ci… Preuve est alors faite que ce médicament est dangereux pour la santé…CQFD…

D.D.

Le point  sur la situation au mercredi 1er juillet 0h00 GMT

Depuis le début de l’épidémie :

213 pays ou territoires ont été affectés par le virus, pour 10 574 637 cas déclarés (+ 676 554 en 96 h).

513 143 décès (+ 16 473 en 96 h) ; 5 784 296 guérisons (+ 434 042 en 96 h) ;

4 277 198 patients en cours de traitement (+ 225 441 en 96 h), dont 57 787 en état critique (+ 123 en 96 h)

A noter que: 7 pays ou territoires ne seraient toujours pas affectés par l’épidémie à ce jour.

25 pays ou territoires qui ont été affectés ne le sont plus

L’évolution des pertes déclarées des derniers jours se résume en un tableau : A sa lecture, on réalise à quel point la mortalité reste très faible en Océanie et en Afrique, à quel point elle recule en Europe et s’apaise en Amérique du Nord, à quel point elle se détériore en Amérique latine et en Asie de l’Ouest (Inde et pays voisins). On y remarque l’ampleur de la «pause dominicale» sur les décès.

  • 37 pays ont déclaré plus de 1 000 décès depuis le début de l’épidémie: dans l’ordre des pertes (USA, Brésil, Royaume Uni, Italie, France, Espagne, Mexique, Inde, Iran, Belgique, Pérou, Russie, Allemagne, Canada, Pays Bas, Chili, Suède, Turquie, Chine, Équateur, Pakistan, Colombie, Égypte, Indonésie, Afrique du Sud, Suisse, Irak, Bangladesh, Irlande, Roumanie, Arabie Saoudite, Portugal, Pologne, Argentine, Philippines, Ukraine, Bolivie).

Sur les 513 143 décès enregistrés dans le monde depuis le début de l’épidémie, 494 349 (96,3%) l’ont été dans ces 37 pays.

À l’échelle de la planète, la pandémie se poursuit sans faiblir. Le nombre des décès quotidiens (16 473 en 4 jours) et celui des cas critiques ne diminuent toujours pas (57 787). Le niveau élevé des nouveaux cas déclarés, plus d’un million par semaine, ne signifie pas nécessairement que l’épidémie s’emballe. Elle constitue le signe que tous les Etats ont enfin compris l’intérêt de tester pour mieux connaître et maîtriser l’épidémie. En testant davantage, on détecte toujours davantage….

L’épidémie continue son reflux en Europe mais le virus y circule encore beaucoup: (près de 52 500 nouveaux cas en 4 jours), toujours plus d’un million de patients en cours de traitement (si l’on tient compte de ceux des 4 pays qui ne les déclarent plus: UK, Espagne, Suède et Pays Bas), près de 5 700 cas critiques (nombre qui ne diminue pas très vite …). Le virus se répand en Asie de l’Ouest (Inde, Bangladesh, Pakistan, Arabie Saoudite, Irak, Iran). Les caps des 11 millions de cas et des 525 000 décès seront franchis en fin de semaine. 25 pays ou territoires affectés par le virus sont totalement sortis d’affaire.

Sur les trois derniers jours le Brésil l’emporte toujours plus largement sur les USA en nombre de décès. L’Amérique latine reste toujours l’épicentre de l’épidémie et enregistre quatre fois plus de pertes que l’Amérique septentrionale (USA+Canada). Sur les 16 473 décès des quatre derniers jours, 8 228 sont latino américains, 1 994 sont US ou Canadiens et 1 419 sont européens. Mais la situation redevient préoccupante en Asie de l’Ouest avec un foyer important en Inde (+ Pakistan + Bangladesh + Arabie Saoudite + Irak). Si l’on y ajoute l’Iran et la Turquie, les pays de la région compte désormais plus de 23 % des nouveaux cas de la planète et près de 35 000 nouveaux cas/jour.

Les bilans les plus lourds de la journée d’hier restent ceux du Brésil, des USA, du Mexique et de l’Inde. Ces quatre pays ont déclaré hier, à eux seuls: 61,7% des nouveaux cas, 59,6% des nouveaux décès et 58,1% des cas critiques de la planète.

Un tableau du bilan actuel du nombre de cas et de décès par grande région du monde permet de voir, en un coup d’œil, celles qui s’en sortent bien, pour l’instant. Les continents ou sous continents sont classés par taux de mortalité Covid par million d’habitants.

L’Océanie, l’Afrique et l’Asie enregistrent des taux de mortalité encore très faibles, et, à elles trois, une part des pertes mondiales de l’ordre de 13% alors qu’elles regroupent 77% de la population. L’Europe et le continent américain (Nord et Sud) enregistrent près de 87% des pertes pour moins de 23% de la population mondiale. La part de l’Europe et de l’Amérique Septentrionale baisse, peu à peu. Les parts de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie (de l’Ouest) s’accroissent.

Les taux de mortalité Covid des pays en développement, les plus pauvres, restent très inférieurs à ceux des pays riches qui ont pourtant les moyens de mieux se soigner.

Pour relativiser encore et toujours les bilans humains de cette pandémie, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) nous apprend que, chaque année, la grippe saisonnière est responsable de 5 millions de cas « graves » qui entraînent entre 280 000 et 600 000 décès. Le Covid-19 n’a affecté, à ce jour, que 10,6 millions de personnes (testées) dont près de 1,25 million de cas graves qui se sont traduits par plus de 513 000 décès.

La situation par pays

La Chine continue d’aller bien. Avec 69 nouveaux cas déclarés en 4 jours, 428 patients encore sous traitement dont 7 cas sérieux, et 0 nouveau décès, elle reste en bien meilleure situation qu’un continent européen, pourtant deux fois moins peuplé, qui a largement déconfiné mais qui déclare encore près de 50 000 nouveaux cas en 4 jours, 1 million de patients sous traitement (en augmentation) dont encore près de 5 700 cas critiques et qui enregistre encore plus de 1 400 décès en 4 jours. La Chine va mieux que la Belgique, pays avec lequel nous avons ré-ouvert nos frontières sans la moindre inquiétude, et qui compte pourtant 4,6 fois plus de nouveaux cas, 5 fois plus de cas critiques et beaucoup plus de nouveaux décès que la Chine (qui n’en a pas) au cours des quatre derniers jours.

Pour que chacun comprenne bien où en est la Chine aujourd’hui, voici le tableau du jour présentant la situation et les pertes des dix pays d’Asie ayant dépassé les 1000 décès

Les USA ont encore déclaré hier, à eux seuls, 26,3% des cas Covid de la planète. Ils ont déclaré 25,4% de la totalité des pertes de l’épidémie (Chine 0,90%) Le nombre des décès quotidiens reste encore proche de 750. Le nombre de patients en cours de traitement approche les 1,46 million et continue d’augmenter. Celui des cas critiques reste très élevé à près de 16 000. Il ne baisse toujours pas non plus. Les USA ne sont donc toujours pas au bout de leurs pertes.

La situation réelle du Royaume Uni «devrait» être en amélioration. Ainsi, le nombre des cas critiques ne «serait» plus que de 276 (deux fois moins que celui de la France). Le niveau des pertes est et restera, de loin, le plus élevé d’Europe. Le déconfinement progressif se poursuit.

La situation du Brésil ne s’améliore pas vite …. Tous les indicateurs restent au rouge. Les nombres des nouveaux cas (2ème au monde derrière les USA avec 22,4% des nouveaux cas de la planète) et le nombre des cas critiques (3ème derrière les USA et l’Inde à 8 318) restent très élevés. Le nombre de décès quotidien a très largement dépassé celui des USA depuis près d’un mois. Le Brésil est toujours dans le dur de l’épidémie. Des nombres de décès supérieur à 1000/jour devraient encore être la norme dans les jours qui viennent (hors pause dominicale).

Au Mexique, le nombre de décès quotidiens reste compris entre 450 et 600. Ce pays est toujours dans le dur de l’épidémie. Avec le Brésil et les USA, il devrait enregistrer plus de 50% des décès de la planète dans les jours qui viennent.

En Amérique latine, les pertes humaines se concentrent dans huit états qui déclarent 97 % des décès «latinos». Les autres pays des Caraïbes et d’Amérique du Sud restent largement épargnés par l’épidémie.

La situation de la France ne s’améliore plus vraiment. Son nombre de nouveaux cas augmente très fortement (+ 1865 en 4 jours). Son nombre de cas critiques baisse légèrement. Son taux de mortalité Covid est, à ce jour, de 457 décès par million d’habitants (hors décès à domicile), pour une moyenne mondiale de 65,8 . Pour le nombre des décès la France est, et restera à la troisième place des pays européens derrière le Royaume Uni et l’Italie et devant l’Espagne.

Pour la « létalité » Covid confirmé (Nb de décès / Nb de cas confirmés), la France reste « championne du monde » avec un taux 18,1 %. Il est vrai que, mis à part quelques exceptions locales, elle a trop peu testé pendant trop longtemps, pris en charge trop tard de trop nombreux patients et trop compté sur le Doliprane et la « guérison spontanée » pour pouvoir espérer sauver un maximum de vies.

Les résultats des recherches annoncées en début d’épidémie sont toujours attendus alors que celle ci touche à sa fin. Parce qu’elle teste enfin plus qu’avant, la France découvre toujours plus de nouveaux cas (1 865 en 4 jours). Cela lui permet d’acquérir une meilleure connaissance de la circulation du virus, d’appliquer des mesures d’isolement ciblée des cas et des foyers détectés, et de les traiter au plus tôt.

La France reste, après la Russie, le pays d’Europe qui déclare le plus de patients sous traitement. Elle est encore à la traîne en matière de guérisons (46,3% des cas confirmés), elle fait moins bien que la Russie qui a guéri 63,7% de ses patients, que le Maroc qui en a guéri 71,2% (avec la chloroquine toujours interdite de prescription pour le Covid dans un seul pays au monde: la France ????), que l’Italie qui en a guéri 79,1%, que l’Iran qui en a guéri 82,9% , que la Turquie qui en a guéri 86,6%. Elle a beaucoup moins guéri que l’Allemagne qui a déjà renvoyé 91,5% de ses patients chez eux, que la Suisse qui en a guéri 92,1%, que l’Autriche qui en a guéri 92,8% …..etc .

La situation de l’Italie s’améliore lentement: légère réduction des cas critiques, hausse très sensible des guérisons dont le nombre est toujours beaucoup plus important que les nouveaux cas. Le nombre des décès reste faible (23 hier)).

L’Espagne déclare des nombres de décès quotidiens inférieurs à 10, ceux des nouveaux cas et des cas critiques ne baissent pas.

La situation de l’Allemagne s’améliore très légèrement: davantage de guérisons que de nouveaux cas. Le nombre des cas critiques baisse. Le nombre des décès reste très faible.

Avec un taux de mortalité de 841 décès par million d’habitant, la Belgique est, et restera, le leader incontesté de cet indicateur (hors micro-États). Le nombre de nouveaux cas est encore élevé pour un pays de 11 millions d’habitants (321 en 4 jours). Le nombre de patients sous traitement continue d’augmenter. Il est, lui aussi, très élevé au regard de la population. Le taux de guérison réalisé à ce jour est faible (27,7% seulement des cas déclarés à ce jour).

La Belgique reste donc encore un des foyers les plus actifs de l’épidémie en Europe de l’Ouest. A noter que les Belges déclarent les décès Covid à domicile ce que ne font pas certains des ses voisins.

Les situations du Canada et de l’Iran sont stables, celles de la Turquie, du Portugal, de la Suisse, de la Suède, de l’Irlande et de la Russie s’améliorent, celles, des pays d’Amérique latine et des pays de l’Asie de l’Ouest se détériorent.

En Russie, plus d’un habitant sur huit a déjà été testé, ce qui représente un des taux de détection les plus élevés au monde (hors micro-états) d’où un nombre encore élevé de nouveaux cas détectés (5 ème derrière les USA, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud avec encore 6 700 nouveaux cas hier). Le compteur des cas sérieux ou critiques est bloqué à 2 300 depuis plus de trois semaines. Avec 225 879 patients sous traitement, la Russie reste en 3ème position derrière les USA et le Brésil. Mais ce nombre diminue rapidement car le nombre de guérisons excède largement celui des nouveaux cas.

Le nombre des décès quotidiens est en baisse. Le taux de mortalité russe par million d’habitants a atteint 64. Il reste inférieur à la moyenne mondiale (de 65,8 aujourd’hui). Il est plus de sept fois inférieur à celui de la France. Parce qu’elle détecte vite, isole et traite sans attendre, et parce qu’elle applique une stratégie et un protocole inspirés de ceux de l’IHU de Marseille, la Russie a déjà guéri 63,7% des cas confirmés.

Les taux de mortalité par million d’habitants des 37 pays ayant dépassé les 1 000 décès, dans le tableau ci dessous, donne une petite idée des zones géographiques les plus touchées et/ou de la qualité de la gestion de l’épidémie par les gouvernances de chacun des États.

Un tableau présente ci après les bilans des 37 pays ayant déclaré plus de 1000 décès (96,3% des pertes).

Ci après, voici le tableau de données concernant l’Europe et l’UE face à l’épidémie.

L’Europe (et l’UE) face à l’épidémie

Rappel : à ce jour, le taux «mondial» de mortalité du Covid-19 est de 66 décès par million d’habitants

 

TABLEAU

Général (2s) Dominique Delawarde

Photo d’illustration : DR
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