18 secondes au JT de TF1. 18 misérables petites secondes.

C’est le temps consacré au meurtre de Mélanie Lemée, gendarme de 26 ans, originaire de La Ferté-Macé (Orne), heurtée volontairement par un individu défavorablement connu des services de police et fuyant un contrôle de police au volant d’un véhicule pendant un contrôle routier à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne).

Un vivre ensemble qui n’existe pas

A peine quelques articles dans les journaux pour Thomas, un jeune de 23 ans poignardé à mort à Sarcelles au mois de mai, par un délinquant dangereux qui venait d’être libéré de prison pour d’obscures raisons.

« La famille de Thomas, poignardé à mort à Sarcelles, «ne veut pas de récupération politique » ose Victor Tassel, journaliste du Parisien, ce même journal qui, récemment encore, dépliait le tapis rouge pour Assa Traoré « l’anti-racisme en mode combat ».

La presse mainstream jusqu’à vomir. Les élites médiatiques et politiques nauséabondes. Et ces blancs, qui meurent, encore et encore, parce que ceux qui dirigent ce pays, nos sociétés occidentales, ont fait de nos territoires des laboratoires d’un « vivre ensemble » qui n’existe pas, et qui ne marche pas, qui plus est lorsque des millions de gens que rien n’unit et ne rassemble sont forcés à cohabiter sur un territoire donné.

Je n’en ai strictement rien à faire que la famille de Thomas ne veuille pas (ou qu’elle subisse des pressions pour le dire) de récupération politique. Car il ne s’agit pas que de ce jeune homme. Il ne s’agit pas que du chagrin d’une famille qui conduira à une énième marche blanche. « Mort pour rien ». Jusqu’au prochain.

Il ne s’agit pas que de Mélanie Lemée, gendarme assassinée dans l’exercice de ses fonctions notamment parce que la presse mainstream et des politiques irresponsables rendent possible, depuis des semaines, une détestation des forces de l’ordre qui confine à la haine, et donc à des actes de ce type. La photo de la jambe arrachée de Mélanie Lemée devrait d’ailleurs être adressée à toutes les rédactions qui ont fait de la famille Traoré la nouvelle incarnation de la résistance en France. Pour l’exemple.

Il s’agit de tous ces hommes, ces femmes, qui depuis des années dans ce pays, se font détruire ou meurent pour une cigarette refusée, pour un simple regard, pour une banale altercation, dans les rues de nos villes gangrénées par une violence gratuite inouïe. De M. Le Chenadec à Marin, en passant par Laura, Mauranne, et tous les autres, anonymes…la liste est trop longue.

De toutes ces jeunes femmes qui se font violer et agresser sexuellement dans les rues de nos villes, et qui ne trouvent comme seules réponses pénales que le laxisme, comme seule réponse politique que la culpabilisation, le « pas d’amalgame », et les clips de sensibilisation orwellien où les prédateurs sont tous blancs, ce qui reflète la réalité comme tout le monde le sait…

Des hommes et des femmes qui meurent, victimes d’individus que la justice a libéré de manière anticipée de prison. Victimes d’individus à qui l’on ne cesse de répéter depuis la tendre enfance qu’ils seraient les « victimes d’un système » et à qui certains aujourd’hui voudrait rajouter en plus la nouvelle excuse du « racisme systémique ».

Nous ne voulons plus de vos marches blanches

Combien d’assassins qui ont sévi dans les rues de France auraient dû être ou bien en prison, ou bien expulsés hors du territoire, depuis bien longtemps ?

Il y a bien des gens qui vont devoir rendre des comptes un jour ou l’autre.

Car ces victimes ne sont pas victimes « de pas de chance », ou « du mauvais hasard », elles sont victimes d’un système qui a inversé les rôles et qui a presque fait de leurs assassins des individus à protéger plus que les autres.

Il y a aujourd’hui des millions de Français qui voient ces images sur les réseaux sociaux, sur Internet (puisque la presse mainstream atténue ou ne montre pas…là où elle fait raisonner nationalement et mondialement lorsque la victime se nomme Traoré) et qui n’en peuvent plus.

Des millions de gens qui ne votent plus, ou qui votent « contestataire ».

Et qui ont envie de sauter à la gorge de ces journalistes qui ne font pas leur travail. Mais aussi à la gorge de ces politiciens qui se refusent à agir par calcul politique mais aussi souvent par lâcheté ou par soumission à des groupes d’influence idéologiquement marqués. Et de ces magistrats syndiqués, prisonniers de leur idéologie rouge comme le sang. De leur sauter à la gorge, et de les secouer, vivement, en leur faisant une promesse ferme : ou bien vous agissez, maintenant, pour assurer notre sécurité. Ou bien nous allons l’assurer nous mêmes.

Nous ne voulons plus de vos marches blanches. Nous vomissons vos discours formatés idéologiquement. Nous n’acceptons pas que nos gamins meurent dans les rues de nos villes par votre aveuglement, par votre faute.

Nous n’admettons plus votre soumission aux minorités qui entendent imposer le calendrier médiatique et politique à la majorité de la population. Nos vies comptent.

Les vies de la majorité blanche de ce pays compte. Agissez maintenant avant que le peuple se révolte car la colère gronde. #Whitelivesmatter.

Princes, entendez-bien…

Julien Dir.

Princes, entendez-bien

Vous germez dans la fumure populace et vous êtes solitaires.
Le grain qui se refait à la même terre est damné puis il dégénère.
Le peuple porte en toute fierté le
Triste emblème de l’engeance des valets.
Et pourtant le blason de haut-vol
Est blasphème, Princes, entendez bien.
Vous condamnez toute guerre sauf la vôtre que vous dites juste.
Ceci est l’immonde chose du soldat: guerroyer pour les grandes d’
Eglise et les princes d’en-bas.
Nous retrouverons la souveraine indécence des peuples barbares.
Vos puissances s’étioleront sous le piétinement des hordes antiques.
Princes, entendez la chevauchée des armées populaires.
La fureur des esclaves couve depuis longtemps.
Ce jour se fécondent lentement les
Nouvelles républiques et les nouveaux parterres.
Nous retracerons dans la plaine des surfaces
Corrigées où chaque toit sera nouvelle demeure.
Princes, vous n’êtes que le crépis des
Façades, que les vents nouveaux désagrègent.
Sur le parvis de l’empire les pauvres
Ont signé un pacte éternel de gérance.
Les hauts lieux de l’
Histoire sont inondés par le sang des justes et des pacifiques
Que vous avez immolés pour la sauvegarde de votre progéniture.
Princes de tout régime, courtisans à breloques, r
épublicains de finances, la couronne est maudite.
Voici les bateleurs et votre dernière garde, les casqués à matraque, le
S archers imbéciles qui ne tireront aucune gloire
D’avoir pelé leurs enfants quand il fallait aimer et les croire.
Voici les jeunes cohortes de qui portent à
Chaque toit le dernier chant des libertaires.
Voici la suite des faucheurs,
Des maîtres manoeuvres,
Le gerbier des plaines, le soleil des fenaisons.
Princes, vous n’attendiez pas ces maraudeurs,
Et les voilà aux portes de vos cités et sur les marches des palais.
Et qui sait, la troupe est peut-être déjà dans vos cuisines.
Vous serez seuls à table quand vos
Prétoriens viendront quérir les deniers de la trahison.
Il y aura des hommes et des hommes à
Foison aux agapes des places publiques.
Chacun dira son aventure.
Car de l’esclavage à la liberté la route fut longue.
Ils furent longtemps tropmrés par leurs propres
élus, par vous, princes des fausses républiques.
Vous avez détrôné les rois tout en gardant le trône.
Les fermes générales se nomment préfectures.
De la place guillotine aux nouvelles baronnies,
Un cortège de fripons essaime les cendres de la roture.
La tour défaite, la tour jacobine,
L’insolence des valets se drape dans le pourpre des messes royales.
Vous dites liberté quand la vôtre, seule, se dore au soleil.
Vous dites gouvernement quand votre régime seul bascule.
Vous dites Patrie pour sauver vos écus.
Vous dites nation pour justifier la querelle d’un petit nombre et la
Bombe d’un hystérique et vous dites France pour
Déodorer la pestilence d’une poubelle lutécienne.
Compagnons, nous avons rêvé sous le chaume
D’honorer un nouveau langage, le nôtre et le plus ancien.
Nous avons attendu dans les heures de nuit une aurore où la vallée
Serait au midi de sa verdure, où les anciens diraient:
Nos enfants ont mérité de notre misère car ils
Ont les yaux de la guerre et le regard effrayé.
Compagnons, nous étions en si petit nombre que le
Discours avait l’ardeur ridicule des palabres d’enfants.
Nous étions si tendrement révoltés qu’il fallait percer
L’indolence de nos dires pour y découvrir la sombre fureur.
Compagnons insoumis des heures noires,
Nous avons tout de même semé et toute bonne graine honore le semeur.
La moisson est proche.
Il y aura des hommes et des hommes à
Foison aux agapes des places publiques.
Il y aura des hommes debout pour une
Nouvelle république: la nôtre et la plus ancienne…
Princes, entendez bien, les racines de la puissance sont fragiles.
Imaginez simplement le bruit de la terre en qui tout se nourrit,
Le grondement des forces souterraines,
Le bourdonnement des colères humaines.
Ne dites plus, ceci est la civilisation car nous sommes au pouvoir.
Ne dites plus, ceci est la paix car nous sommes les garants du monde.
Ne dites plus,
Ceci est la science car nous avons ses produits à la face du peuple.
N’ajoutez plus, nous sommes la science et l’avenir,
Quand il faut toute une armée de
Pithécantthropes pour établir et maintenir les vôtres.
(…)
Nous tiendrons conseil dans les prétoires
D’en haut après avoir vidé le corps de garde.
Nous adouberons les gueux du voyage
Pour guerroyer les états rébendiers.
Princes, entendez bien.
La roture dressée que vous teniez à
L’attelle a rompu les sangles de l’attelage.
La voilà, tels les chevaux sauvages
Prêts à piétiner le char qu’ils tiraient.
Et vous princes,
Savez votre puissance fragile quand
Le trône tiré reste enfin immobile. »

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Illustration : DR
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