La Bretagne connait un regain d’insécurité ces derniers temps. Le braquage d’un fleuriste à Saint-Brieuc ou les violences à répétition à Rennes ce weekend en sont l’illustration.

Un fleuriste braqué pour 120 euros à Saint-Brieuc

Plus qu’une formule politique, « l’ensauvagement » de la Bretagne est une réalité. Les faits divers s’enchaînent dans une passivité inquiétante des pouvoirs publics. À Saint-Brieuc, c’est la boutique d’un fleuriste située rue de Trégueux qui a été braquée en plein après-midi le 24 juillet.

Un homme a fait irruption dans le magasin, casqué et ganté, en demandant qu’on lui remette la caisse sous la menace d’une arme. La jeune employée se pliera à la requête et le voleur repart quelque minutes plus tard avec un maigre butin… de 120 euros. Un complice l’attend un peu plus loin sur un scooter. Une cliente du fleuriste va alors tenter de poursuivre le binôme en courant puis avec sa voiture. Sans succès.

Aux dernières nouvelles, malgré l’ouverture d’une enquête par le commissariat de Saint-Brieuc, le braqueur et son complice étaient toujours recherchés par la police. Quant à la fleuriste, fortement choquée par la scène, elle a dû bénéficier d’une incapacité temporaire de travail (ITT) d’une durée de quinze jours.

Rennes : agressions tous azimuts

Dans un autre registre, à Rennes cette fois, un homme de 21 ans a reçu deux coups de couteau aux côtes et dans le dos place Saint-Michel dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet.

Retrouvé par son groupe d’amis non loin de là, il finira la soirée au CHU Pontchaillou en urgence relative. Quant à l’origine de l’agression, il semblerait que des antécédents existaient entre la victime et ses assaillants.

La même place Saint-Michel va connaître une autre scène de violence peu de temps après, lorsqu’un homme de 25 ans va à son tour être attaqué, non pas au couteau mais avec des tessons de bouteille. Il terminera lui aussi la nuit au CHU rennais pour une blessure au thorax avant de quitter l’hôpital dans la journée de dimanche. La rixe ferait suite à l’intervention de l’individu pour tenter de défendre un couple importuné par un groupe.

Dans la capitale de l’Ille-et-Vilaine, cet épisode de violence est désormais banal puisque des affaires plus ou mois similaires s’y succèdent depuis plusieurs mois. Notamment des agressions de femmes afin de leur dérober leurs effets personnels en centre-ville. Sans parler des règlements de compte à répétition dans certains quartiers à fortes populations d’origine extra-européenne comme Maurepas.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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