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L’Assemblée nationale a voté mercredi soir l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Cette mesure phare du projet de loi bioéthique était examinée en deuxième lecture, malgré la vive opposition de la droite.
L’article 1er du vaste projet de loi a été adopté par 66 voix contre 27, et 3 abstentions, alors qu’une majorité des députés n’étaient pas présents à l’Assemblée nationale. Quand on connait déjà le peu de légitimité (eu égard de l’abstention) des députés, on a assisté là à un simulacre de démocratie participative.
La PMA, qui permet d’avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro…), est actuellement réservée aux couples hétérosexuels. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette PMA élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécurité sociale.
Cela n’est toujours pas assez pour des associations féministes extrémistes comme « Osez le féminisme » qui vient de diffuser un communiqué à la presse dans lequel on peut lire :
« Cette victoire, tant attendue, n’est pas encore complète. En janvier dernier, le sénat a voté la PMA pour toutes, mais en limitant son remboursement aux raisons médicales, ce qui constituait une rupture d’égalité et une discrimination sexiste et lesbophobe. Depuis, les discussions se poursuivent pour rétablir le remboursement de la PMA à toutes les femmes, et non seulement à celles qui ont recours à la PMA pour infertilité, permettant ainsi aux femmes dans un couple lesbien et les femmes célibataires à concrétiser leur projet parental sans discrimination.
Nous réclamons une prise en charge intégrale de la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires par la sécurité sociale, comme c’est le cas pour les couples hétérosexuels.
Cette mesure permet une égalité de droits et de libre accès de la PMA pour toutes les femmes sans les pénaliser financièrement voire les empêcher de pratiquer cet acte. Nous réclamons également que la reconnaissance conjointe anticipée soit effectuée à la mairie pour tous les couples de lesbiennes, mariés ou non, faisant appel à une PMA, comme pour les couples hétérosexuels.
La reconnaissance de filiation devant notaire est une discrimination envers les couples de lesbiennes: l’orientation sexuelle ne doit ni créer des inégalités dans nos droits ; ni une charge financière injuste envers les couples de lesbiennes.
Nous en avons assez d’être constamment oubliées, et des demi-victoires. Nous exigeons une vraie égalité, maintenant ! »
Pour ces féministes, il semble donc qu’il n y en ai jamais assez. Le danger étant qu’elles bénéficient d’oreilles attendries, au sein du Gouvernement comme au sein d’une gauche emmenée par EELV qui rêve de demain, accéder au pouvoir.
Crédit photo : DR
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