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L’extrême gauche et les « antifas » semblent avoir un réel problème avec tout ce qui ne partage pas la version binaire du monde qu’ils ont. En témoignent les attaques récentes survenues à Nancy, à l’occasion de l’ouverture non pas d’un local politique… mais d’une librairie indépendante et enracinée, Les Deux Cités.
Une librairie dans laquelle on vend… des livres, y compris des livres non conformistes, chose qui ne semble pas plaire aux habituels chiens de garde du système. Une librairie attaquée plusieurs fois alors que son ouverture s’est déroulée samedi dernier. Les inscriptions « Pas de quartier pour les fachos », « Nancy ville anti-fasciste », « les réfugié.e.s sont les bienvenu.e.s » s’affichaient sur la vitrine du commerce, ont ainsi été notées sur des feuilles A4 collées. Le mot « Dégagez » a également été tagué deux fois, de chaque côté de la porte d’entrée.
La librairie a communiqué au sujet de ces incidents, en voici l’essence ci-dessous :
Avant-hier, samedi 3 octobre 2020, nous démarrions l’activité de notre librairie, LES DEUX CITÉS, sise 6 grande rue, 54000 NANCY. Malgré l’annulation de la programmation inaugurale pour des raisons sanitaires (arrêté préfectoral du 28 septembre 2020), nous avons eu la joie de recevoir de très nombreux clients venus découvrir l’établissement, passer un moment convivial dans un cadre que nous avons souhaité le plus accueillant possible et nous apporter leur soutien en cette période où nous sommes victimes de la violence gratuite de groupuscules totalitaires d’extrême gauche.
Violence qui se poursuit à travers les nouvelles injures et diffamations portées non plus seulement anonymement mais par Messieurs Pascal DEBAY de la CGT 54, Yann VERRIER de l’Union locale CGT Nancy et Etienne SIMON de Solidaire 54 dans un combat obscurantiste qu’ils entendent mener contre un lieu d’intelligence et de culture ; s’en prendre à deux libraires associés d’une librairie indépendante est visiblement plus confortable que d’œuvrer à la défense des droits des salariés…
Ayant sollicité nos conseils, des plaintes nominatives seront déposées à compter du lundi 5 octobre. Nous remercions vivement les forces de Police qui ont sacrifié une partie de leur week-end pour assurer l’ordre public menacé par quelques agitateurs profitant de la complicité passive du service Culture de la Mairie de Nancy.
En effet, depuis le 21 septembre 2020 – date à laquelle nous avons eu connaissance de la circulation sur la voie publique de tracts et affiches à caractère diffamant et professant à notre encontre des injures publiques et des menaces, dont le contenu a ensuite été repris et amplifié sur les réseaux sociaux – nous avons cherché à entrer en contact avec Monsieur Bertrand MASSON, adjoint en charge de la Culture, afin de nous présenter ainsi que notre projet. Sans succès !
Malgré des appels téléphoniques, malgré l’envoi de courriels, malgré une lettre recommandée avec accusé de réception (accessible via ce lien), nous n’avons eu aucun retour. Monsieur MASSON, non disponible pour nous recevoir ou nous répondre, a cependant trouvé le temps, dans un article de L’Est républicain paru en date du 4 octobre 2020, de s’exprimer dans la presse locale à notre sujet. Article dans lequel Monsieur l’Adjoint MASSON, lequel déclare « ne [pas faire] de procès d’intention » (sic), n’hésite pas à affirmer que « les valeurs portées par cette librairie sont visiblement aux antipodes de celles de la majorité municipale et de la plupart des nancéiens ». Là est « l’humanisme » défendu par Monsieur l’Adjoint MASSON qui précise que « si les activités de cette librairie, par exemple à travers ses invités et conférenciers, venaient à engendrer un trouble à l’ordre public, la Ville aurait autorité à intervenir ». Nous eussions préféré que la Ville (sic pour l’Adjoint MASSON) intervienne quand nous l’avons sollicitée plutôt que d’afficher complaisamment le ténébreux dessein de surseoir à notre droit d’entreprendre, de réunion et d’expression. Toujours dans l’attente d’être reçus par la municipalité, c’est désormais à Monsieur le Maire Mathieu KLEIN que nous tendons la main.
La rédaction de Breizh-Info ne peut que souhaiter bon courage aux animateurs de la librairie Les Deux Cités, et leur souhaiter de tenir bon face aux nouveaux Khmers rouges qui termineront dans les poubelles de l’Histoire.
Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V
2 réponses à “Nancy. L’extrême gauche s’attaque à une librairie indépendante”
De la même façon que des jeunes femmes violées ou agressées ne peuvent, selon certains, s’en prendre qu’à elles-mêmes lorsque leur tenue vestimentaire est qualifiée de « provocante », cette librairie « enracinée » se verra reprocher son enseigne : dans « enracinée », il y a « racines », et « racines » a la même racine que « racistes ». D’où l’auto-justification à venir des auteurs de ces dégradations, objectivement encouragées par les déclarations venues de la Mairie de Nancy qui, non seulement prend parti au nom de ses « valeurs » (lesquelles ?) et de celles, supposées « de la majorité des nancéiens », mais inverse à priori la charge de la responsabilité d’éventuels troubles à l’ordre public en les imputant, par avance si l’on comprend bien, non pas aux fauteurs de troubles mais à ceux qui en seraient les victimes.
il faut en priorité envoyer ces antifa dans des camps de concentration on s’occupera des migrants ensuite :!!!