Plémet (22). Le concours de Miss courbes Bretagne se déroulera le 28 novembre

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C’est un concours bien particulier qui se déroulera le 28 novembre prochain :celui de Miss courbes Bretagne avec pour horizon pour la gagnante, la participation à Miss courbes France.

Miss courbes, un concours pour les femmes « rondes »

Il s’agit de la première édition d’un concours qui veut mettre en valeur des femmes qui ne revendiquent pas leur surpoids, mais qui veulent tout de même se mettre en valeur. Fondée par Christelle Verbèque, présidente, Lauren Guéguen, vice-présidente et Céline Cosnier, responsable communication, en janvier 2020 à Vildé-Guingalan en Bretagne, l’association Miss Courbes de France veut “mettre en avant les femmes à courbes avec des critères plus élargis” comme l’explique Christelle Verbèque à Ouest-France. Le but : montrer que la beauté n’est pas une question de taille et qu’elle s’exprime sous bien des formes. Pour y participer, il faut être âgée de plus de 16 ans et porter des vêtements de la taille 42 et plus.

L’an passé, une édition avait déjà été organisée en réalité, mais uniquement avec un vote sur les réseaux sociaux. Cette année, il y aura un défilé, comme dans les concours traditionnels de miss, et un jury qui comptera pour 50% de la note finale. Pour la finale nationale est prévue en mars 2021, mais sera peut-être reportée à cause du coronavirus. La première étape, c’est l’élection régionale. Plusieurs régions ont déjà élu leurs Miss courbes (Auvergne, Lorraine, Ille-de-France, Franche-Comté et Languedoc-Roussillon).

En Bretagne pour le moment, elles sont sept femmes inscrites, âgées de 25 à 49 ans, mais la direction souhaiterait qu’elles soient au final au moins dix. Les femmes intéressées ont encore jusqu’au 31 octobre pour s’inscrire. Pour la soirée du 28 novembre, 110 places seront disponibles à la vente pour la soirée, dans quelques jours, sur la page Facebook de l’association. Cette année, le thème est « le charleston ».

Plus d’informations : Samedi 28 novembre, élection de Miss courbes Bretagne à Plémet. Tarif : 12 €, à partir de 10 ans. Renseignements et inscriptions : 07 69 13 10 30.

Un nouveau business juteux pour les entreprises ?

L’univers de la mode laisse de plus en plus de place aux femmes avec des rondeurs, et même, il faut le dire, à des femmes grosses. Il n’est ainsi pas rare de voir des publicités qui, de prime abord, peuvent apparaitre surprenantes même si, finalement, elles ne sont que le reflet d’une société qui compte de plus en plus d’individus en léger ou gros surpoids, en raison notamment d’un mode de vie sédentaire, peu actif, et finalement, propice à développer certaines maladies, dont l’obésité.

Il n’empêche que des entreprises à la recherche de profits potentiels ont flairé le bon filon. Il n’y a qu’à observer le succès de certains mannequins telles que Ashley Graham ou Clémentine Desseaux et des boutiques qui proposent des marques de vêtements spécialisées dans la taille 44 et plus. Bien que la haute-couture se montre plus frileuse, quelques mannequins grande taille ont fait leur entrée sur les podiums de la Fashion Week ces dernières années. Par exemple, lors de la Fashion Week de Milan, Fendi a fait défiler Paloma Elsesser, un modèle américain de taille 46. Marc Jacobs et Tommy Hilfier ont jeté leur dévolu sur le top Alexis Ruby. Chez Chanel, Virginie Viard, qui a repris les rênes de la maison de haute-couture française après le décès de Karl Lagarfeld, a fait défiler Jill Kortleve, un jeune mannequin néerlandais de 26 ans, qui porte une taille 40. Une première pour l’enseigne.

Pour rappel, la taille 40 reste la taille la plus portée par les Françaises. Sanitairement parlant, rappelons qu’en France, 17 % de la population adulte est obèse, ce qui représente plus de 8 millions de personnes. Maladie chronique évolutive allant de l’obésité simple à l’obésité sévère et/ou complexe, elle est un facteur de risque majeur pour les pathologies les plus fréquentes (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, etc.).

Sans compter les conséquences psychologiques et sociales qui peuvent être importantes, et destructrices. Face à cette réalité, on retrouve même des militantes contre « la grossophobie » supposée d’une partie de la population, ce qui avait provoqué la tribune de l’un de nos chroniqueurs, excédé de cette recherche permanente de « phobies » diverses et variées qui finissent par relever elles aussi de la pathologie.

Illustration : DR
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