Rennes. Un vol à 43 000 € pour expulser un clandestin africain de l’Angleterre vers la Bretagne

A LA UNE

Hold-up. Pierre Barnerias, l’auteur du documentaire, s’explique

Après le succès de Hold-Up, un documentaire sur le Covid, dont la version de travail a été diffusée en...

Discours de De Gaulle à Quimper en 1969 : coulisses d’un ratage historique

Le 2 février 1969, Charles De Gaulle prononce à Quimper le dernier discours de sa carrière. Pour la première...

Immigration et invasion de l’Europe. Pour Jean-Yves Le Gallou, « Tous les pays européens ont été victimes d’un coup d’Etat, des médias et des...

Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, enchaine les livres majeurs, avec la sortie de « L'invasion de...

Covid-19. Second pic épidémique planétaire 2020 franchi en 2ème quinzaine de novembre : l’hémisphère nord est le plus touché

Résumé de la situation  Au niveau planétaire, la contamination poursuit sa progression principalement en Europe et en Amérique du...

Théorie de la révolution, par José Antonio Primo de Rivera

José Antonio Primo de Rivera y Sáenz de Heredia, né le 24 avril 1903 à Madrid et mort le 20 novembre 1936 à Alicante, est un homme politique espagnol, fils du général Miguel...

Un migrant clandestin africain a été expulsé depuis Londres jusqu’à Rennes par avion. Un vol évalué à 43 000 € tandis que l’individu était seul à bord d’un appareil de 180 places. Des élus écologistes rennais lui ont manifesté leur soutien tout en rappelant l’intérêt économique de l’immigration.

Seul dans un avion de 180 places : 43 000 € pour transporter le clandestin

La réalité semble dépasser la fiction dans cette histoire de clandestin expulsé d’Angleterre vers la France. C’est donc le 1er octobre dernier au matin qu’un dénommé Ismail, présenté comme un migrant soudanais âgé de 27 ans, a été placé à bord d’un avion de 180 places sur le tarmac de l’aéroport de Londres-Stansted pour un vol à destination de Rennes Saint-Jacques.

Comment expliquer que cet individu ait bénéficié d’un Airbus à 321 pour lui tout seul ? Il s’avère que l’homme a été expulsé d’Angleterre suite à une traversée illégale de la Manche.

Il avait été interpellé à Douvres le 21 juillet 2020 par les autorités britanniques après avoir gagné la côte anglaise par bateau depuis Calais. Si le ministère de l’Intérieur anglais devait initialement expulser une trentaine de clandestins, dont une grande majorité de Yéménites, ces renvois ont été empêchés par le recours d’un cabinet d’avocats. C’est donc pour un seul individu qu’un avion de la compagnie Titan Airways mais aussi trois minibus et une dizaine de fonctionnaires ont été affrétés.

Le vol d’une durée d’1 h 30, qui a vu embarquer quelques officiels et policiers français pour accompagner le migrant soudanais, aurait un coût estimé à 30 000 £, soit environ 43 000 €, selon la chaîne de télévision britannique Channel 4 News.

Les écologistes rennais soutiennent le migrant

Une fois arrivé sur le sol breton, le clandestin a été placé dans le centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Landes avant de se voir notifier une assignation à résidence à La Guerche-de-Bretagne. Mais il a souhaité contester cette dernière, appuyé par un avocat, devant le tribunal administratif de Rennes le 7 octobre. La décision des juges devrait être rendue la semaine prochaine.

Pour la défense du migrant refusant cette assignation liée à une obligation de quitter le territoire, son avocat évoque un quiproquo relatif à sa nationalité : « À la suite d’un contrôle de police porte de la Chapelle à Paris où il vivait avec des Tchadiens, mon client a été considéré comme tchadien par les autorités françaises, a expliqué François Tuyaa-Boustugue, son avocat. Mon client est originaire du Darfour ! Il est soudanais. Son refus d’asile, son obligation de quitter le territoire sont basés sur une nationalité erronée ».

Un étrange imbroglio qui n’a cependant pas empêché une dizaine de militants rennais du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) de venir manifester leur soutien au clandestin devant le tribunal de Rennes.

Des élus écologistes de la ville de Rennes ont également réagi. Pour Priscilla Zamord, vice-présidente de l’agglomération en charge des solidarités et de la politique de la ville, il est nécessaire de dénoncer un « scandale humanitaire » et « ces vols charters d’expulsion organisés par les autorités franco-britanniques ».

Rennes
Priscilla Zamord. Source : Twitter

Dans un communiqué, le groupe « des élu·e·s écologistes et citoyen·ne·s à la Ville de Rennes » a tenu à rappeler qu’il jugeait nécessaire d’envisager « une nouvelle politique migratoire comme un projet pérenne et solidaire de l’accueil humanitaire » car, « à de maintes reprises il a été démontré l’apport économique des migrants pour notre pays ».

À 43 000 € le vol, ce dernier argument n’était pas forcément le plus approprié…

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/tjdarmstadt)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Les derniers articles

Football. Le phénomène Diego Maradona est mort à 60 ans

Le plus grand joueur argentin de football de tous les temps, Diego Maradona est décédé mercredi d'un arrêt cardiaque,...

Stéphane Ravier : « Qu’a fait Didier Raoult pour mériter ce traitement ? Il n’apporte pas la soupe aux laboratoires ? »

Qu’a fait le Professeur Raoult pour mériter un tel traitement ? Est-ce parce qu’il est Marseillais ? Parce qu’il...

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

5 Commentaires

  1. Les opérations de ce genre devraient être facturées aux personnes concernées. Bien entendu, elles ne pourraient probablement pas les payer, mais elles ne pourraient pas non plus obtenir de titre de séjour, en France ou dans l’Union européenne, avant d’avoir apuré leur dette.

    • Erreur! ce genre d’opération devrait être facturé à Macron personnellement (et pas sur les deniers publics!) puisque c’est lui (et ses complices) qui veut accueillir toute la misère du monde en ce compris la racaille dont personne ne veut sauf les Bobos-gauchos .Ces derniers en veulent bien à condition de les parquer loin de chez eux et aux frais des Français!
      Quand ça dérange les Bobos-gauchos ceux-ci ne s’encombrent pas de principes larmoyants et les font évacuer manu militari vers des zones qui ne gâchent pas le paysage: les petits villages de province dont on fait taire les autorités en leur promettant dieu sait quelle indulgence!

      • Les bobos gauchos comme j’en suis un, pensent surtout que humainement, laisser chier une personne dans une situation d’extrême précarité, c’est l’entrainer vers la mort. Donc les bobos de droite qui veulent virer les migrants sont avant tout des criminels.

        • Moi je suis pour tous les sans papiers q ils retournent dans leur pays de dégénéré consanguins se sont des violeurs voleurs assassins et surtout fainéant ils veulent vivre sans travailler

Comments are closed.