Le procès de Jeanne d’Arc, La Bretagne au coeur, De Gaulle et les communistes, Métaphysique du sexe, L’Incident : la sélection littéraire hebdomadaire

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Le procès de Jeanne d’Arc, La Bretagne au coeur, De Gaulle et les communistes, Métaphysique du sexe, L’Incident : voici la sélection littéraire hebdomadaire

Le procès de Jeanne d’Arc

« Le plus émouvant et le plus pur chef-d’œuvre de la langue française n’a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d’une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l’occasion, en tortionnaires. Des notaires peureux ont écrit sous la dictée, et c’est ainsi qu’a pu nous parvenir ce prodigieux dialogue entre la sainteté, la cruauté et la lâcheté, qui réalise et incarne enfin, en les laissant loin derrière lui, tous les dialogues imaginaires qu’avait produits le génie allégorique du Moyen-Âge. »

Ainsi débute l’introduction par l’auteur de ce Procès de Jeanne d’Arc, transcription des questions des accusateurs pendant les séances publiques, des réponses de Jeanne surtout, mais aussi des interrogatoires secrets qui eurent lieu dans la cellule de la Pucelle, afin d’éclaircir certains points sur lesquels l’évêque de Beauvais estimait que Jeanne n’avait pas répondu suffisamment. C’est que Jeanne parle un langage qui n’est pas celui de ses accusateurs ! Elle est « ailleurs », dans un monde auquel ils n’ont pas accès, et ses paroles ne peuvent véritablement parvenir à leur entendement. Ils ne connaissent que la phraséologie judiciaire savante, les considérants longs et ennuyeux des mortels… Elle est droite et forte de son droit qui lui vient de plus haut. Insolente et gaie aussi, car elle sait qu’elle a raison et que, au « mépris des grandeurs illusoires, elle a risqué et perdu seulement sa vie : mais elle pensait qu’il est bon de risquer sa vie dans l’insolence lorsqu’on n’aime que les vraies grandeurs ».

Le procès de Jeanne d’Arc – Robert Brasillach – 14,5€ – Kontre Kulture ( à commander ici)

La Bretagne au coeur

« Longtemps j’ai hésité à arpenter avec mes mots, une nouvelle fois, cette terre de Bretagne qui m’est si chère. J’ai publié, dans le passé, deux ouvrages célébrant le pays de Chateaubriand. Me serait-il possible d’ouvrir de nouveaux horizons ? Je me suis alors souvenu du mot de Xavier Grall, ce poète merveilleux : La Bretagne, multiple dans son unité secrète. La Bretagne n’est pas un sujet qu’on épuise. Elle se découvre, à qui sait l’apprivoiser, et se redécouvre sans fin. Partant de Trégastel, mon fief intime et familial, où j’aime vivre, lire, aimer, j’ai choisi de me balader à ma guise, le long des côtes, au large et au coeur des terres, et je vous invite à la rencontre des paysages, des écrivains, des silhouettes que j’admire. Parcourant les contrées bretonnes et voguant sur les flots, prenant le temps de regarder, de me poser, d’écouter, je suis au plus près de mes émotions, de mes passions, de ma Bretagne au coeur . Qu’il me soit permis, chapitre après chapitre, de vous la faire partager… »

Journaliste et critique littéraire, Patrick Poivre d’Arvor est une figure incontournable du paysage médiatique et éditorial français. Auteur de romans, d’essais, de biographies, son oeuvre est saluée par des prix littéraires prestigieux.

La Bretagne au coeur – Patrick Poivre d’Arvor – Editions du rocher – 16,9€

De Gaulle et les communistes

Ce livre révèle l’un des secrets les mieux conservés du général de Gaulle : son alliance avec Staline en juillet 1941 et l’appui sans faille, mais non sans contrepartie, accordé par le tsar rouge à la France libre tout au long de la guerre.

Alliance qui a permis une relation privilégiée à partir de novembre 1942 entre de Gaulle et le Parti communiste français. Alliance qui a rebattu les cartes sur la question de l’ouverture du second front, le découpage des frontières polonaises, l’ampleur de l’épuration et les orientations du gouvernement français d’après guerre. Alliance qu’ignoraient aussi bien Churchill que Roosevelt, Pétain que Giraud, mais aussi l’entourage proche de l’homme du 18 Juin qui s’était fait une règle de  » progresser par les couverts « . Quels en furent les raisons, les conditions et les buts ? Quels en furent les péripéties et les principaux acteurs ? Quelles en furent, surtout, les conséquences tant politiques que stratégiques ?

Résultat de minutieuses recherches, ce récit vivant est fondé sur une documentation considérable provenant à la fois des archives du ministère français des Affaires étrangères et des archives soviétiques publiées à Moscou depuis 1983.

Un document capital, qui remet en question des vérités que l’on croyait acquises depuis soixante-quinze ans.

Henri-Christian Giraud est un journaliste, historien et auteur français. Il est le petit-fils du Général Henri Giraud. Il a collaboré, entre autres, aux périodiques Valeurs Actuelles et Spectacle du monde, et a été rédacteur en chef du Figaro Magazine

De Gaulle et les communistes – Henri-Christian Giraud – Perrin – 32€ (à commander ici)

Métaphysique du sexe

Après avoir traduit en italien Sexe et Caractère d’Otto Weininger, Julius Evola  projeta d’en écrire une introduction qui devint, en 1958, un ouvrage à part entière : Métaphysique du sexeMétaphysique qui s’entend selon deux acceptions : elle est « l’étude de ce que signifient, d’un point de vue absolu, soit les sexes, soit les relations entre les sexes », mais aussi « dans un deuxième sens, en relation avec son étymologie, […] la science de ce qui va au-delà du plan physique ».« Chacun sait quel rôle joue le sexe à notre époque, au point qu’on pourrait parler, aujourd’hui, d’une espèce d’obsession sexuelle […]. Sous mille formes, la femme et le sexe dominent dans la littérature, le théâtre, le cinéma, la publicité, dans toute la vie pratique contemporaine. Sous mille formes, la femme est exhibée pour attirer et intoxiquer sexuellement, sans cesse, l’homme. » Régression d’une sexualité devenue animale qui a fait disparaître le sens profond de l’eros, dont les modalités subtiles permettent de transcender la conscience humaine. L’expérience amoureuse, fondée sur la polarité des sexes, nous lie ainsi aux énergies premières de l’univers ; expérience du sacré, pulsion reflétant le « mystère de l’Un », elle est une tentative, par un déconditionnement du Moi, d’échapper à notre propre finitude en retrouvant l’unité originelle perdue.

Julius Evola (1898-1974) est un philosophe italien, issu de la petite noblesse sicilienne, qui s’adonna également à la peinture et la poésie. Grand lecteur de la Bhagavad-Gîtâ, mais aussi des textes bouddhiques, il s’intéresse aux écrits de René Guénon, devient l’ami de Mircea Eliade, se rapproche du fascisme et œuvre au rétablissement d’un empire romain germanique dans l’esprit gibelin.

Métaphysique du sexe – Julius Evola – Kontre Kulture – 27,5€ (à commander ici)

L’Incident

Un virus à peine plus létal que la grippe a stoppé la marche du monde durant plusieurs mois. Un coronavirus, plus précisément, dont l’origine géographique n’est pas douteuse, contrairement à sa nature qui conserve aujourd’hui encore nombre de mystères. Face à lui, les institutions internationales ont failli, les gouvernements ont paniqué et les peuples ont été abreuvés de mensonges puis couverts de reproches. Dans certains pays, à l’instar de la France, l’impéritie des pouvoirs publics a provoqué une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire récente. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes parce que  » le monde libre  » l’est trop, tellement favorable à la circulation qu’il hésite à la restreindre même lorsqu’une épidémie frappe à ses portes.

Les libéraux se définissent comme des pragmatiques ; pourtant, dans leur refus de fermer les frontières comme dans leur incapacité à produire des masques et des tests, c’est bien l’idéologie qui prime. Et c’est donc sur ce terrain-là, comme un fil rouge et en dernier lieu, qu’il faut replacer l’événement. Nicolas Lévine travaillait déjà au plus près de l’exécutif, quand la Covid-19 a commencé à tuer. Du marché de Wuhan aux maisons de retraite d’Europe en passant par les mégapoles occidentales avalées dans l’éclair de la pandémie, Nicolas Lévine reprend toutes les pièces du dossier. Ce faisant, il révèle l’incroyable légèreté de chefs dont le tempérament, les idées et la formation nous condamnaient au désastre.

Revenant sur la naissance et l’expansion du virus, il pointe la responsabilité de la Chine, qui la nie avec un culot sidérant. Il fallait remonter toutes les pistes et relier toutes les polémiques de ce fantôme des nécropoles, et, grâce à des informations inédites, combler les trous dans le parcours tentaculaire de la pandémie, pour voir enfin, dans le silence de la mort mécanique, sa véritable histoire surgir des mers.

Nicolas Lévine est un pseudonyme. Historien, il travaille dans la fonction publique au plus près du sommet de l’État et écrit pour Causeur.

L’Incident – Nicolas Lépine – Ring – 20€ (à commander ici)

Illustration : DR
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