Morbihan. Une aide de 780 000 € pour les quartiers « sensibles » en 2021…

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Les quartiers dits « prioritaires » du Morbihan ont bénéficié d’une importante aide financière dans le cadre de la politique de la ville. Des choix qui interpellent tandis que la Bretagne dans son ensemble est touchée par la crise économique.

Morbihan : 780 000 € pour quelques quartiers en 2021

Si l’État met en avant ses restrictions budgétaires lorsqu’il s’agit de soutenir les services publics en Centre-Bretagne, de lutter contre les déserts médicaux dans les zones rurales ou encore d’apporter une aide financière à l’enseignement du breton, il semble en revanche beaucoup plus généreux en matière de politique de la ville.

Ainsi, le comité de pilotage de la politique de la Ville concernant le Morbihan s’est tenu à la préfecture de Vannes le 14 octobre dernier. Dans le département, les cinq villes ayant des quartiers « prioritaires », à savoir Vannes, Lorient, Lanester, Auray et Hennebont, ont, en association avec la préfecture, lancé un appel à projets pour la campagne 2021 des contrats de ville.

Cet appel est destiné aux associations qui présenteront des « idées d’actions à mener pour améliorer la vie dans les quartiers », la date butoir pour présenter les dossiers étant fixée au 22 novembre 2020. Une fois leur projet retenu, ces associations morbihannaises se verront donc octroyer des aides financières. Elles se partageront alors les 780 000 € consacrés par l’État à ce programme dans le département au titre de l’année prochaine. Dans le Morbihan, ce sont 18 000 personnes qui résident dans un quartier « prioritaire ».

Une aide supplémentaire de 582 000 €

À en croire la presse locale, ces quartiers bénéficiant de l’attention toute particulière des services de l’État auraient fortement souffert du confinement au cours du printemps dernier car ayant connu « l’isolement, les difficultés d’accès aux soins, à l’emploi, la fracture numérique ». Des maux qui ont, bien entendu, touché toute la Bretagne. Mais seuls ces quartiers à problèmes ont le droit à un traitement de faveur.

Une situation exceptionnelle en 2020 qui justifierait donc une aide supplémentaire de 582 000 € venant s’ajouter au budget annuel de 780 000 €. Pour une enveloppe totale dépassant alors les 1 300 000 € pour les quartiers concernés dans le Morbihan. La somme a notamment servi à fournir du matériel informatique à 120 familles afin de permettre aux enfants d’avoir accès à l’enseignement mais aussi à mettre en place des actions contre les addictions. Addictions qui, comme chacun le sait, ne sévissent absolument pas dans les campagnes bretonnes…

Vannes Ménimur : 30 000 € pour de la cuisine multiculturelle

Autre information concernant une dépense d’argent public dans un quartier « sensible », la Ville de Vannes, après avoir acheté un bar fin 2018 dans le quartier de Ménimur, principalement réputé pour les violences entre bandes rivales et le trafic de stupéfiants, va ouvrir un « espace de convivialité » au rez-de-chaussée d’un immeuble. Les lieux seront gérés par l’association Ty Colibri, qui va bénéficier d’une subvention de 30 000 € pour lancer ses activités, comprenant notamment une initiation à la cuisine multiculturelle.

Un multiculturalisme dont Ménimur a déjà largement témoigné des bienfaits et qui pourrait finir par tourner à l’indigestion pour les contribuables bretons lorsque l’on met en parallèle l’incroyable générosité financière dont bénéficient ces quartiers et l’insécurité qui y règne depuis de nombreuses années. L’explication « sociale » des problèmes de ces zones a fait son temps…

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 Commentaires

  1. Ca parait totalement improbable de donner autant d’argent pour des cités surtout que c’est récurrent d’autant plus qu’ils finissent par détruire les infrastructures payé à grand frais par l’état , alors que de nombreuses autres endroit ont bien besoin d’être eux aussi aidés financièrement et ou les habitants ne cassent ou n’incendient pas tous !!!

  2. comme d’habitude la gauche gaspille au nom du vivre ensemble , est il possible que nos elus pensent a un moment aux pme et autres artisans touchés par cette crise

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