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L’enrichissement culturel dote nos faits divers, dans les pays occidentaux, de décapitations, de gangs de violeurs issus du sous-continent indien ou plus prosaïquement de rixes dans les établissements de restauration rapide, ici un kebab boulevard Stalingrad à Nantes, secteur mal fréquenté la nuit.
Ce mercredi 14 octobre, deux prévenus s’en sont pris à un gérant de kebab, faisant voler les chaises, brisant la vitre du commerce et le blessant avec sa broche. Des clients s’en mêlent, le restaurateur se saisit de sa bombe lacrymogène – accessoire de plus en plus indispensable la nuit à Nantes – et ils font fuir les importuns que les policiers retrouves cachés entre les voitures, non loin.
Selon les prévenus, le restaurateur, qu’ils avaient pressé pour attraper le dernier tram, les avait tancé avant d’insulter leurs mères ; selon ce dernier, il aurait refusé de les servir gratuitement, ce qui semblait arriver de temps à autre. Les prévenus étaient ivres, l’un à la vodka, l’autre à la bière. L’un d’eux avait déjà un casier – il écope de cinq mois de prison ferme ; l’autre de six mois avec sursis. Ils ont interdiction de paraître boulevard Stalingrad pendant deux ans et de détenir une arme pendant cinq, peines complémentaires dont en réalité il est très difficile de suivre l’application.
Toujours à propos d’enrichissement culturel, une agression sexuelle d’une étudiante, le 4 décembre 2019 dans le quartier Beaulieu, a enfin été jugée presque un an plus tard – le prévenu avait tenté d’accéder de force à la résidence où vivait la jeune femme, qu’il avait suivie, elle avait refusé, il l’avait agrippée et passé sa main sur sa poitrine. Il a été condamné à six mois ferme et 1500 € de dommages et intérêts. Sa victime avait du déménager après son agression.
Louis Moulin
Photo d’illustration : DR
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Une réponse à “Nantes. Bagarre dans un kebab : cinq mois ferme et six mois avec sursis”
enrichissement culturel ? vous etes dur !