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Répartis le long des 750 km de front, de la Mer du Nord à la frontière suisse, les nombreux sites et mémoriaux de la Grande guerre civile de 14-18 constituent, à eux seuls, une destination touristique à part entière.
Avec leur nouvelle étude, Le tourisme de mémoire 14-18 sur le Front Ouest, Atout France, la Mission du Centenaire 14-18 et leurs partenaires ont souhaité évaluer les retombées économiques de ce tourisme spécifique sur le territoire du Front Ouest et émettre des recommandations pour capitaliser sur l’engouement généré par les commémorations du Centenaire du premier conflit mondial.
Le tourisme de mémoire 14/18 en quelques chiffres
- 153 sites de tourisme de mémoire 14-18, champs de batailles, musées, fortifications, monuments ou nécropoles, ont été identifiés (sur plus de 1000 référencés) par les partenaires de l’étude comme étant des sites de mémoire importants, que ce soit en matière de notoriété ou de fréquentation.
- En 2018, dernière année du cycle commémoratif du Centenaire de la Grand Guerre, ces sites ont enregistré, 3,9 millions de visites, réalisées à 63% par des touristes individuels, à 21% par des publics scolaires et à 16% par des groupes.
- Celles-ci ont été effectuées par 1,5 million de visiteurs qui ont dépensé près de 270 millions d’euros. Les sites ont principalement attiré les habitants de la région même (près de 40 %), des Français venus d’autres régions (25%) mais également plus d’un tiers de clientèles internationales (36 %), Britanniques (13,5%), Belges (8%) et Allemands (4%) notamment.
Les retombées économiques liées au visitorat extra-régional sont ainsi estimées à 87,7 millions d’euros pour les 2 régions du Front de l’Ouest (Hauts-de-France et Grand Est).
2018 et après ? L’effet centenaire ?
L’année 2018, tout comme les années 2014/15/16/17, a bénéficié de l’engouement généré par le cycle de commémoration du Centenaire, fortement médiatisé, et amplifié par la mobilisation des acteurs du secteur pour créer ou rénover des sites et les animer.
Dans la perspective de cet événement, plus de 150 millions d’euros ont en effet été investis sur la période 2013-2018 par les États concernés et les collectivités pour permettre 33 ouvertures ou réouvertures de sites.
La hausse de fréquentation annuelle moyenne est estimée à +38% durant la période 2014-2018 par rapport aux années précédentes. Ainsi, les sites mémoriels de la Grande Guerre ont accueilli 930 000 visites supplémentaires par an durant la période des commémorations du Centenaire (plus de 500 000 dans les Hauts-de-France et plus de 400 000 dans le Grand Est).
Le chiffre d’affaires des sites a ainsi connu une augmentation de +54% entre 2013 et 2014, pour chuter de 40% en 2015, puis connaître un rebond de 9% en 2016 et un nouveau fléchissement (-15%) en 2017.
L’enjeu pour les sites mémoriels est donc aujourd’hui de maintenir l’engouement constaté depuis 2014.
Une réponse à “Histoire et tourisme de mémoire autour de la Guerre 14-18 : l’inventaire et les enjeux”
Il aurait pu écrire en « hébreu » ou en « arabe » il n’aurait pas fait de faute .
Cette fois c’est à l’écrit , mais quand il parle c’est pire !