L’ombre de Staline, le film qui révèle le génocide ukrainien

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Encore méconnu, le génocide perpétré par le régime stalinien en Ukraine vient de faire l’objet d’un film de grande qualité. Il est disponible en DVD.

Londres, 1933. Gareth Jones (James Norton), jeune journaliste britannique d’origine galloise, est un conseiller en politique étrangère du Premier ministre britannique David Lloyd George. Pour cause de crise financière, le Premier ministre licencie Jones. Ne comprenant pas d’où viennent les excédents de blé permettant à l’URSS de s’enrichir à l’exportation, Jones décide de partir à Moscou, dans l’espoir d’obtenir une interview de Staline.

En Russie, il découvre vite qu’il s’agit d’un régime totalitaire. Il apprend par la journaliste allemande Ada Brooks (Vanessa Kirby) que l’Ukraine est interdite aux journalistes. Faisant croire qu’il doit pour le compte de l’Angleterre inspecter les défenses soviétiques en cas de guerre contre l’Allemagne, il va au péril de sa vie mener son enquête en Ukraine. Il y découvre qu’une terrible famine ordonnée par Staline a causé des millions de morts. Arrêté par la police soviétique, il subit un chantage : son silence contre la vie de six ingénieurs britanniques.

De retour au Royaume-Uni, suivant le conseil de l’écrivain George Orwell, il révèle ce qu’il a vu en Ukraine. Mais le gouvernement britannique le somme de se rétracter publiquement.

Il est même contredit par l’envoyé du New York Times à Moscou, Walter Duranty (Peter Sarsgaard). En effet, ce dernier envoie à son journal de fausses informations sur ces crimes communistes, qui sont publiées et lui valent d’être récompensé du Prix Pulitzer. C’est une autre révélation de ce film.

Résistant aux pressions, Gareth Jones publie alors un article révélant les crimes du communisme en Ukraine. Il sera assassiné en Mongolie, en 1935, par les services secrets soviétiques.

L’Ombre de Staline (Mr Jones) est un film polono-britannico-ukrainien réalisé par Agnieszka Holland, sorti le 10 février 2019.

Il dénonce l’Holodomor, le génocide par la faim sciemment orchestré en Ukraine par Staline, qui fit plusieurs millions de victimes.

Ce n’est pas le premier film à évoquer ce terrible génocide. Précédemment avaient été tournés des films ukrainiens, Famine-33 (Oles Yanchuk, 1991) et Povodyr (Oles Sanin, 2014), et canadien, Récolte amère (George Mendeluk, 2017).

Mais le film L’ombre de Staline a bénéficié d’une diffusion plus large. Il décrit la découverte par le journaliste britannique Gareth Jones (1905-1935) de ce génocide. Ce film particulièrement poignant relève l’horreur de ce génocide, des enfants ukrainiens réalisant les pires extrémités pour survivre. Il montre bien le cynisme des communistes.

Le récit de Gareth Jones a ainsi inspiré l’écrivain George Orwell. Le fermier de La ferme des animaux (1945) dénonçant le totalitarisme stalinien ne s’appelle-t-il pas Mr. Jones ?

L’intérêt de ce film est également de dénoncer la lâcheté des journalistes d’une certaine intelligentsia de gauche. Walter Duranty incarne cet aveuglement.

Kristol Séhec

L’ombre de Staline, DVD, 19,99 euros, Blu-ray, 24,99 euros. Condor Entertainment.

Crédit photos : DR
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2 Commentaires

  1. Spéciale dédicace à Christian Clergeau et aux élus socialistes du Conseil Régional des Pays de la Loire qui traitent de révisionniste l’élue RN qui évoque ce génocide.

    Ce qui s’explique aisément puisque M. Clergeau annonce une liste d’union de la gauche, avec les fossiles communistes, pour les prochaines élections régionales.

    Cachez ces crimes que je ne saurai voir.

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