Marie Limès : « Les médias sont devenus des agents de l’endoctrinement de nos concitoyens » [Interview]

A LA UNE

Les éditions Ring viennent d’éditer un livre très intéressant intitulé « Endoctrinement » signé Marie Limès.

En réalité, c’est un livre avec pas (ou très peu) de texte. Uniquement des captures d’écran, et leur légende par Marie Limès.

Des articles de la presse mainstream, des publications Facebook, des tweets, des publicités. Tout ce qui défile sur votre portable, sur vos écrans, et vous rentre dans le crâne, tous les jours, toutes les heures. Tout ça façonne votre pensée, et celle de vos semblables. Lentement mais sûrement.

C’est ce qu’on appelle l’endoctrinement.

Marie Limès a capturé, comme personne avant elle, la plus grande manipulation de masse de tous les temps. Elle est sous nos yeux. Permanente. Hypnotique. Hors de contrôle. Brutale. Personne ne l’avait révélée de cette façon jusqu’ici.

Vous ne verrez plus jamais l’information comme avant (livre à commander ici)

Pour discuter de ce livre, nous avons interrogé Marie Limès.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Marie Limès : Je suis une prof d’histoire-géo issue d’une famille de la petite bourgeoisie de Bourgogne qui a toujours été de gauche. Mes parents ont voté Mitterrand en 1981.
Le tournant pour moi eut lieu lors du mandat de François Hollande, lorsque j’ai entendu les déclarations de ses ministres comme Taubira et Vallaud-Belkacem.

J’ai été prise de vertige par la malhonnêteté intellectuelle de ces gens, leur torsion des faits historiques, leurs interprétations toujours tendancieuses. J’ai vu se développer cette haine de notre histoire et de nous-mêmes, cette critique biaisée et obstinée de la civilisation occidentale, cette promotion continuelle de l’Afrique et de l’islam.

Mes études d’histoire m’ont heureusement permis de conserver une certaine lucidité. Je me suis documentée, j’ai lu Pascal Bruckner, Jean Sévilla, et d’autres « lanceurs d’alerte », et j’ai pris conscience de l’énormité de ce qui advenait : la mise à mort de la civilisation occidentale – et pas uniquement son déclin.

Breizh-info.com : Qu’avez-vous voulu montrer à travers Endoctrinement ?

Marie Limès : Que ces délires de la pensée décoloniale et de la théorie du genre, loin de se limiter aux militants névrosés des campus américains, avaient pénétré les mentalités de nos hommes politiques en France et que les organes de presse autrefois « de références », comme le journal Le Monde ou la radio publique France Culture, avaient abandonné toute distance critique et toute rigueur de mises en perspectives historiques.

Les médias ont plongé entièrement dans la marée malsaine de la propagande progressiste militante. Ils sont devenus des agents de l’endoctrinement de nos concitoyens et c’est très inquiétant. Le seul motif d’espoir, c’est que les gens s’en rendent compte désormais. On le voit dans les commentaires sur les réseaux sociaux. Le peuple a plus de bon sens que nos élites politiques et médiatiques, complètement soumises à cette idéologie post-moderne, outrancièrement politiquement correcte.

Breizh-info.com : Pourquoi un livre sans texte, avec juste des images ?

Marie Limès : Je voulais dénoncer par l’exemple ce matraquage. Que France Culture programme une émission faisant l’éloge de l’islam, pourquoi pas. Ce fut une grande civilisation. Mais quand c’est perpétuel, et quand, de l’autre côté, la religion historique de notre pays est oubliée ou dénigrée, ce n’est plus la même chose. Tout est affaire de proportion.
Voyez typiquement la présence des hommes noirs dans la publicité. Qu’il y en ait un de temps en temps, c’est normal, cela ne pose de problème à personne, en tout cas certainement pas à moi. Mais ce qu’on voit actuellement c’est une sur-représentativité des hommes noirs, un matraquage racial. C’est la disparition de l’homme blanc (sauf s’il est homosexuel) et le perpétuel éloge du métissage.
Notez que mon livre n’est pas totalement sans texte. Je me suis autorisée par moments de petites pointes d’humour (dans les légendes) : la folie de notre époque est telle qu’on ne peut s’empêcher de rire par moment.

Breizh-info.com : Vous évoquez un endoctrinement à plusieurs échelles via les médias notamment. Cette déferlante peut-elle être stoppée eu égard de l’argent investi par ceux qui endoctrinent justement ?

Marie Limès : Le problème principal c’est le tabou du racisme. Les endoctrineurs sont grâce à lui protégés par une armure invincible et inaltérable. Si vous critiquez une publicité avec un Noir ou une émission louangeuse de l’Islam sur France Culture, vous prêtez immédiatement le flanc à l’accusation suprême : le racisme. Le combat est perdu d’avance.
L’un des apports de mon livre est de montrer que ce n’est pas un Noir sur une publicité, ou une émission sur l’islam sur France Culture, mais un flot continuel formant une propagande délirante.
Mais, comme je disais, les gens commencent à le voir, surtout pour la publicité. Cependant, cela reste toujours très compliqué à dénoncer car la victoire idéologique de la gauche est totale. Les moyens de s’y opposer sont bien fragiles. Le plus dramatique, c’est que pour s’opposer à ce déferlement, il faut être extraordinairement solide intellectuellement et mais également totalement indépendant économiquement. Or si l’on peut être solide intellectuellement, personne n’est totalement indépendant économiquement.

Breizh-info.com : Quel rôle doit jouer selon vous la presse alternative pour parer à cet endoctrinement ? Et le politique ?

Marie Limès : Tout est à faire de tout côté. Mais le plus tragique, je pense, c’est l’absence de solution politique. Aucune personnalité n’émerge à dix-huit mois des présidentielles, c’est catastrophique.

Breizh-info.com : Avez-vous d’autres projets en cours ? Des livres que vous conseilleriez à nos lecteurs à l’occasion de Noël ?

Marie Limès : Oui, j’ai un livre en cours sur ce Grand effondrement de la civilisation occidentale qui, en quelque sorte, sera l’explication de ce livre Endoctrinement.

Comme cadeaux de Noël, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé le dernier livre d’Onfray sur le parallèle de Gaulle et Mitterrand.

J’ai eu l’impression de me purger de toute mon éducation familiale.

J’ai aussi pris énormément de plaisir à lire d’une traite l’Expédition punitive de Papacito : une vraie leçon morale et politique au-delà du divertissement de cette lecture.

Sinon, plus sérieux, j’ai beaucoup apprécié L’imposture décoloniale : Science imaginaire et pseudo-antiracisme de Pierre-André Taguieff et Liberté d’inexpression: Des formes contemporaines de la censure de Anne-Sophie Chazaud, ouvrages tout à fait nécessaires pour notre santé mentale dans un monde qui devient fou.

Propos recueillis par YV

Illustrations : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 Commentaires

  1. « Mais le plus tragique, je pense, c’est l’absence de solution politique. Aucune personnalité n’émerge à dix-huit mois des présidentielles, c’est catastrophique. »

    En effet, et ce n’est pas nouveau. Il n’y a effectivement personne et nous vivons dans le monde vide de ceux « qui réussissent et de ceux qui ne sont rien ».

    Jean-Paul II affirmait : « Le monde n’est pas partagé entre les bons et les méchants, mais entre les riches et les pauvres. »

  2. « (…) il s’agit avant tout de découper la communauté nationale de chaque pays en tranches d’individus ou de petites communautés qui vont être traités comme un cœur de cible marketing. Les individus sont ainsi empêchés de se forger une volonté citoyenne nécessaire à la lutte contre les grands intérêts privés. En démantelant la pensée majoritaire qui est l’essence même de la démocratie, on tue la capacité à lutter contre l’appropriation de l’espace public par des intérêts privés. (…) »

    Natacha Polony (interview de), 25/11/2016.

    « (…) La religion du métissage est tantôt séduisante, tantôt plus martiale : la carotte et le bâton du rouleau compresseur mondialiste. Elle est indispensable à l’expansion du marché : pour que tout puisse être transformé en marchandise, afin d’accumuler un maximum de profit, il faut des individus et des peuples déracinés, métissés, sans foi ni loi, car le vide identitaire qui les définit a besoin de la consommation pour leur faire oublier la vacuité de leur âme. Nous y revenons toujours, saint Paul avait mille fois raison : « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ». (…) »

    Julien Langella, 08/12/2017.

    « Un pays composé d’une majorité de minorités, qu’elles soient ethniques, culturelles, sexuelles (etc…) voit inévitablement sa volonté politique s’affaiblir, vu que chaque minorité s’occupe d’abord de ses intérêts propres. C’est le but de cette stratégie du chaos et de la division: créer une non-société incapable de résister politiquement à la prédation du capitalisme mondialisé, car sans volonté politique commune forte. (…) »

    Commentaire de « V », 15/04/2018.

    « (…) Ce serait lui [le clivage ethnique ] qui aurait fait des Etats-Unis un pays réfractaire à la solidarité sociale, aux impôts et à tout processus de redistribution parce que chaque communauté refuse depuis très longtemps de payer pour les autres communautés. Une société multiethnique est donc inévitablement une société non solidaire, contrairement à ce que pensent les zélateurs de la société universelle; la solidarité nationale n’existe que dans des sociétés homogènes. (…) La fracture ethnique est en train d’emporter toute idée de solidarité nationale.
    Un autre aspect des sociétés multiethniques est souligné par Christophe Guilluy qui se réfère aux travaux du grand sociologue américain (de gauche) Robert Putnam lequel a mis en évidence le net dépérissement de la « vie collective » dans ces sociétés ainsi que la baisse de la confiance mutuelle liée directement à leur hétérogénéité. (…) Les bobos ont tout faux ! Nous n’allons pas vers la société des bisounours mais vers une société éclatée, sans solidarité, conflictuelle, politiquement ethnicisée (les partis politiques deviendront des partis à fondement ethnique), incapable de trouver un point d’équilibre et de déterminer un Bien commun parce que chaque communauté aura sa propre conception du Bien commun (…)
    Ce sont donc les conditions de formation d’une république qui s’évanouissent (…) L’immigration et la communautarisation inévitable qui en procède (Comme nous le dit Malika Sorel – Sutter, l’assimilation n’est possible que pour de petites minorités; pas pour des masses considérables) sont en train de ruiner l’équilibre et la solidarité fraternelle de notre peuple. »

    Commentaire de François Arondel, 11/11/2016.

    ****************************************************************

    « (…) En divisant le peuple par la surenchère constante de polémiques, nous pourrons les amener à dépenser leurs énergies et à se battre entre eux autour de sujets de fort peu d’importance pour nous. »

    Le banquier J.P Morgan, Jr. après la Grande Dépression (dite aussi « crise économique des années 1930 ».

    « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire. »

    David Rockefeller, fondateur du groupe Bilderberg et président de la Commission Trilatérale, deux groupes d’influences au service des multinationales, dans Newsweek en 1999.

    « (…) Lors de son discours devant une commission parlementaire de la Chambre des Lords en 2012, Peter Sutherland, déclara, à propos de l’immigration : [Il s’agit d’une] « dynamique cruciale pour la croissance économique (…) » ce qui constitue « l’argument clé en faveur du développement de sociétés multiculturelles (…) Les états doivent être plus ouverts, tout comme le Royaume-Uni l’a démontré. (…) Les États-Unis ou l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont des sociétés de migrants, ils peuvent donc accueillir plus facilement des populations différentes d’elles-mêmes ». Il appelle donc l’Union Européenne à se baser sur l’exemple des pays anglo-saxons et de « FAIRE DE SON MIEUX » AFIN DE « DÉTRUIRE L’HOMOGÉNÉITÉ [ethnique] INTERNE DES NATIONS EUROPÉENNES ». (…) »

    Peter Sutherland (1946-2018), raclure mondialiste, cumula le plus souvent simultanément, les postes de président de l’European Policy Center, de membre du comité de direction du groupe Bilderberg, de directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland et de président de Goldman Sachs, poste qu’il occupa pendant plus de 20 ans. Il fut également président de la London School of Economics, fondée par la Fabian Society et représentant spécial de l’ONU pour les migrations et le développement.

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