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Grâce à Joséphine Baker et à Isabelle Barathon-Bazelle, Guémené-Penfao est sans doute la première commune de Bretagne à « bien faire les choses ». Le nouveau maire mérite une récompense : du bleu ou du rouge ?
Emmanuel Macron avait été clair : « Le 4 décembre, lors de son interview à Brut,il annonçait avoir demandé au gouvernement d’identifier, d’ici à mars, « 300 à 500 noms » de personnalités issues des quartiers, de l’immigration ou de l’outre-mer pour baptiser les rues, les stades ou les édifices » (Aujourd’hui en France, dimanche 13 décembre 2020).
Aussitôt dit, aussitôt fait, Isabelle Barathon-Bazelle, nouveau maire de Guémené-Penfao (près de Redon), passe à l’action. Femme obéissante et pas compliquée, capable d’avaler la potion macroniste sans effort, elle fait baptiser par son conseil municipal le groupe scolaire formé par l’école maternelle La Fontaine et l’école élémentaire Louis Pergaud, Joséphine Baker. « J’aurais aimé que le choix de notre école soit juste un peu plus local », regrette un conseiller municipal (Ouest-France, Redon, 12 – 13 décembre 2020). Qu’il se console en pensant que Guémené-Penfao est sans doute la première commune de Bretagne à avoir suivi les consignes élyséennes. Évidemment la population aurait certainement préféré un nom appartenant à la culture locale ou bretonne pour ce groupe scolaire… Mais on ne peut pas demander au nouveau maire de penser à tout ! La musique « officielle » diffusée par les médias suffit à son bonheur.
Comme elle est la première en Bretagne à avoir « compris » le message d’Emmanuel Macron, son mérite est grand. Le ruban bleu lui ferait le plus grand plaisir : chevalier dans l’ordre national du Mérite. Dans un élan de générosité, Macron pourrait même songer au ruban rouge : chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Pour l’ordre de l’Hermine, ce sera une autre fois !
Bernard Morvan
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