Big Brother is Watching you. L’Union Européenne veut bloquer les messageries chiffrées de bout en bout

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Un projet de résolution du Conseil des ministres de l’UE entend interdire aux apps telles que WhatsApp, Messenger ou Signal mais aussi aux messageries sécurisées comme Protonmail ou Tutanota, d’utiliser le chiffrement de bout en bout. Sous prétexte de lutte contre la criminalité et le terrorisme, l’Union Européenne veut purement et simplement avoir la clé pour rentrer dans votre maison virtuelle à n’importe quel moment. Big brother is watching you…Et bien entendu, derrière cette résolution, c’est la France qui a joué de toute son influence…

Le document indiquant ce souhait est accessible sur Internet (ici). Le projet de résolution adressé aux représentants des Etats membres mentionne que le chiffrement de bout en bout «rend l’analyse du contenu des communications […] extrêmement difficile ou pratiquement impossible malgré le fait que l’accès à ces données serait légal», dans la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme.

Dans le texte, on peut lire également que : «L’Union européenne s’efforce d’établir une discussion active avec l’industrie technologique, tout en associant la recherche et les universités, afin de garantir la mise en œuvre et l’utilisation continues d’une technologie de chiffrement fort. Les autorités compétentes doivent pouvoir accéder aux données de manière légale et ciblée, dans le plein respect des droits fondamentaux et du régime de protection des données, tout en préservant la cybersécurité».

Dans son annonce, le Conseil de l’UE explique souhaiter «trouver un juste équilibre entre la poursuite de l’utilisation de technologies de chiffrement fort et le fait de veiller à ce que les pouvoirs des services répressifs et du système judiciaire s’exercent dans les mêmes conditions que dans le monde hors ligne.»

Concrètement, les Etats veulent contraindre les industriels à leur laisser une clé. Dans un appel commun, les suisses Protonmail, Threema et Tresorit, ainsi que l’allemand Tutanota, ont demandé aux décideurs politiques de l’UE de reconsidérer leur projet qui, selon eux, met en péril un authentique chiffrement de bout en bout au sein des services et applications de messagerie.

Le site ICTjournal rapporte les propos des gérants de ces messageries sécurisées :

«Bien que cela ne soit pas explicitement indiqué dans la résolution, il est largement admis que la proposition vise à permettre aux services répressifs d’accéder à des plateformes chiffrées par des portes dérobées», précisent Protonmail, Threema, Tresorit et Tutanota dans leur communication. 

«Le Conseil […] a évité d’utiliser explicitement des mots comme « interdiction » ou « porte dérobée ». Mais ne vous y trompez pas, telle est l’intention. Il est important que des mesures soient prises maintenant pour éviter que ces propositions n’aillent trop loin et pour garder intact le droit des Européens à la vie privée», déclare Andy Yen, CEO de l’entreprise genevoise qui fournit Protonmail.

A l’instar de Protonmail, la firme allemande Tutanota propose un service de mail chiffré. Tresorit est une solution de stockage en ligne crypté basée en partie en Suisse. Threema, qui propose une application de messagerie, est l’un des services qui a profité des récentes annonces de Whatsapp concernant la modification de ses conditions d’utilisation.

Il faudra suivre l’aboutissement de ces mesures, décidées il faut le rappeler par des élites non élues par les citoyens, et qui pourraient restreindre encore plus la vie privée et les libertés individuelles.

Crédit photo : DR
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