Élections régionales. Jean-Yves Le Drian, le retour ?

A LA UNE

A la rencontre d’Estelle Redpill, « l’influenceuse » qui fait fantasmer une certaine presse de gauche [Interview]

Les réseaux sociaux regorgent de jeunes et moins jeunes qui parviennent, après quelques vidéos tournés sur un sujet en...

Il y a Zemmour et Naulleau, mais aussi « Zemmour et Bolloré »

Passer d’une chaîne d’information (Cnews) à une station généraliste (Europe 1), voilà l’une des tâches auxquelles Vincent Bolloré s’attaque...

Napoléon : « Ma vie est un roman »

Ce mot, peut-être apocryphe, ne manque pas, de toute façon, de justesse. C’est d’ailleurs pourquoi Napoléon Bonaparte a autant...

Brest. Une semaine « brûlante » dans les quartiers « sensibles » de Pontanézen et Bellevue

Brest a été le théâtre de plusieurs épisodes de violence urbaine, dans les quartiers de Pontanézen et de Bellevue,...

Il y a 100 ans était fondée l’Irlande du Nord. Quelle histoire ? Quel avenir ? Explications et sondage.

Ce 3 mai 2021, l'Irlande du Nord fête les 100 ans de sa création. Entité britannique, la province britannique...

Aujourd’hui, la politique repose sur deux piliers : l’argent et les sondages portant sur les intentions de vote. Ce sont ces deux éléments qui font et défont les candidatures. Il parait qu’une liste conduite par Jean-Yves Le Drian arriverait largement en tête…

Les lecteurs de Libération connaissent bien le journaliste Pierre-Henri Allain, correspondant à Rennes du quotidien. Outre la liberté de ton, il possède une vision non formatée des questions bretonnes. Ses analyses concernant les prochaines élections régionales présentent donc un intérêt certain.

Dans un récent papier (Libération, jeudi 14 janvier 2021), il résume ainsi la situation : « Quoi qu’il en soit, une liste LREM qui viendrait s’ajouter à une liste d’union de la gauche, à une liste de droite et à une autre menée par le Rassemblement national, pourrait s’avérer à hauts risques. En embuscade, l’extrême droite ne manquerait pas, en effet, de se frotter les mains à la perspective d’une périlleuse quadrangulaire. »

L’épouvantail RN…

Nous sommes là au cœur du problème. Les professionnels de la politique savent que tout sera fait pour empêcher que l’exécutif  de la région Bretagne ne tombe entre les mains des « affreux » du RN. À deux ou trois mois des élections de juin, les sondages donneront la température ; droite, gauche, marcheurs et autres s’adapteront à la donne du moment. C’est-à-dire que négociations et arrangements permettront de concocter la liste que les sondages donneront gagnante – s’il y avait un danger RN.

À moins que Jean-Yves Le Drian ne revienne dans le jeu s’il apparaît qu’il est le seul capable de régler la question. En effet, d’après Pierre-Henri Allain, avec ces incertitudes, il y a « de quoi relancer les spéculations sur une hypothétique candidature Le Drian qui, selon les sondages, arriverait largement en tête s’il quittait le Quai d’Orsay pour retourner sur ses terres d’Armorique ». Effectivement, le ministre des Affaires étrangères est le seul homme politique breton à posséder notoriété, popularité et stature. Et capable de fédérer sur une même liste socialistes, « réalistes », marcheurs, centristes, régionalistes, écologistes « raisonnables » et des gens représentant l’économie bretonne. Le ticket gagnant…

Quels sondages ?

Un reproche à Pierre-Henri Allain : il laisse ses lecteurs sur leur faim ; en effet, on aurait apprécié que le journaliste rennais fût plus bavard sur les sondages auxquels il fait allusion. Lesquels ? Quels résultats ? Car ce sont eux qui conditionnent la suite. Au cas où Loïg Chesnais-Girard ne parvenait pas à décoller dans les sondages, il faudra faire appel à Le Drian – le « boss ».

Notons  qu’en ce début d’année, on beaucoup vu Le Drian labourer le terrain breton ; il a multiplié les visites. « Pour l’heure, Le Drian, qu’on a vu davantage en ce début d’année en compagnie des pêcheurs de Lorient ou des employés d’une usine de matériel médical près de Pontivy que dans le cadre des rencontres internationales, laisse planer le doute. » C’est de bonne guerre ; il montre ainsi qu’il ne perd pas de vue la Bretagne et que, si la situation l’exigeait (guerre fratricide au sein de son ancienne majorité, mauvais sondages pour Loïg Chesnais-Girard, un RN à haut niveau), on pourrait compter sur lui. Les seconds couteaux sont prévenus…

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Mouvement contre le BTS et le bac : lycées bloqués à Nantes, police attaquée à Saint-Nazaire

Depuis le début de la semaine, des syndicats lycéens d’extrême-gauche mènent une agitation aussi numériquement faible que violente. A...

Eric Zemmour : « La pratique de l’islam n’est pas compatible avec la France. Deux civilisations ne peuvent pas vivre sur le même sol...

Eric Zemmour : « La pratique de l’islam n’est pas compatible avec la France. Deux civilisations ne peuvent pas...

Articles liés

Élections régionales. L’Élysée fera tout pour empêcher le RN de s’emparer de la région Bretagne

La liste du Rassemblement national arrivera peut-être en tête au premier tour des élections régionales en Bretagne. Mais tout sera fait pour l’empêcher de...

Élections régionales. La recette de Jean-Yves Le Drian

Loïg Chesnais-Girard,( PS) est invité à écouter les conseils de Jean-Yves Le Drian : pour les régionales : « Il faut rassembler autour d’un projet un maximum...

Aux élections régionales, Loïg Chesnais-Girard veut refaire 2015 en 2021

Aux élections régionales, l’objectif reste toujours le même : terminer en tête le second dimanche afin de pouvoir mettre la main sur l’exécutif. Si Jean-Yves...

Le Drian connaît la recette du « grand projet régional mobilisateur »

Avec Jean-Yves Le Drian, les choses étaient faciles aux élections régionales. On ne votait pas « gauche » ou « PS », mais Le Drian – le seul...