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Le 5 mai 2021, la France célébrera le bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon Ier et cela entraîne déjà un début de polémique. La volonté de s’en prendre à l’histoire de France, qui forme pourtant un tout, ne s’arrête jamais. La repentance et l’anachronisme, bête noire de l’histoire, non plus. Que l’on veuille commémorer, et non fêter, la nuance est de taille, le bicentenaire de la mort de celui qui fut empereur des Français durant dix ans indispose. Deux cents ans après, son épopée, ses légendes dorées et noires sont encore présentes dans nos mémoires, assez pour que l’on tente de les en éradiquer.
Napoléon soulève des débats entre les historiens. Rien de neuf. Mais quand des personnalités politiques s’en mêlent, cela devient cocasse. Selon l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, les « rêves de grandeur » de Napoléon « ont entraîné bien des malheurs ». De vagues propos de bistrot. Debré considère aussi que le coup d’Etat de 1799 aurait mis fin à la Révolution. Comme LFI et un Corbière pourtant épris de Robespierre. La majeure partie des historiens est d’accord pour affirmer le contraire : homme de la Révolution, à laquelle il doit son entrée dans la carrière militaire, Napoléon a d’abord voulu sauver un régime déjà gangrené par la corruption. Il voulait de plus en porter l’oriflamme partout en Europe. Ses armées furent accueillies en libératrices, avant que les révoltes nationalistes ne grondent. Napoléon incarne une époque où mourir pour son pays n’était pas un vain mot. Une époque où les Français aimaient la France et son histoire.
L’opération chirurgicale d’éradication de l’empereur Napoléon du corps historique de la France, pays dont il fut, quoi que l’on en pense à titre personnel, l’une des veines ou des artères, ne date cependant pas de 2020. C’est un serpent de mer dont le plus récent avatar s’est produit avec la réforme des programmes scolaires du secondaire de l’Education nationale en 2016, réforme qui avait retiré l’étude de la période napoléonienne en tant que telle, au faible profit de l’influence future de certaines de ses décisions. L’idée ? Etudier « les apports de la période révolutionnaire et napoléonienne », ou comment noyer Napoléon dans un magma informe. Ce qui est le cas : les collégiens connaissent peu l’empereur.
Pour certains, il n’y aurait rien à sauver du soldat Napoléon. Ainsi, le prétendu Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), dont personne ne sait ce qu’il représente exactement, affirme que Napoléon était un criminel « raciste », faisant ici référence au rétablissement de l’esclavage en 1802. Pour la politologue Françoise Vergès, l’empereur aurait aussi été « sexiste, despotique et colonisateur ». Tout cela n’est pas faux : Napoléon était un héritier et un continuateur des Lumières (cf. les livres du Pr Xavier Martin). Mais bien entendu les anti-Napoléon ne s’en prendront pas aux sacro-saintes Lumières, uniquement au Napoléon mâle blanc, hétérosexuel et Français. Résultat ? La France se prépare tranquillement à annuler l’exposition prévue pour la commémoration de la mort de Napoléon Ier. L’anachronisme fait un coup d’Etat contre les consciences. •
Paul Vermeulen
3 réponses à “Napoléon Ier dans le box des accusés”
Bizarre que Breizh info ne parle pas de cette « légende » tenace (mais l’est-elle vraiment?); de la naissance de Napoléon en Bretagne.., Nabaléon: « fils du Léon » provient du breton, calibré ou plutôt recomposé sur le corse Nabulio, du germanique Niebelungen… Napoléon Bonaparte, naît le 15 août 1769 à Sant-Seo environs de Montrouler, fils adultérin du Comte breton Louis Charles René de Marbeuf, Marquis de Cargèse, Gouverneur militaire de Corse & Letizia Ramolino, concubine du bourgeois Génois Carlo-Maria Buonaparte (qui le reconnu pour éviter le scandale). Même l’empereur avait des doutes…, une page fut opportunément déchirée, sous l’Empire et par la police impériale, sur le registre des baptêmes de la paroisse de Sainte-Sève…
Il s’agit toujours de la volonté des oligarchies financières « d’apurer » l’Histoire de ses créations sociales, d’effacer les grands évènements, qui ont fait passer l’homme de la famille au clan, du clan à la tribu, de la tribu à la Nation, qui, allant au-delà de la contingence ethnique, fédérait des Hommes d’horizons divers en un lieu qu’ils s’attribuaient pour y développer une « civilisation » (de civis, le citoyen…) soit, un Etat. L’éclatement de la société pour la « re-composer » (great reset aidant) en un magma mondial consommateur et conditionné, est mené depuis des décennies déjà, à partir d’outils qui, de plus, le justifient. Ainsi en est-il d’un principe noble (en apparence) d’un mondialisme de paix, de prospérité, sans Nations, qui forcement enthousiasme les adeptes des « forces du progrès » qui n’ont pas vraiment, encore, déterminé ce qu’ils entendent par « progrès ». Ainsi en-est-il des cadres, des employés des grands groupes internationaux pour qui la notion de Nation, de Patrie, est « périmée », leur Société assurant l’essentiel de leur vie (bon salaire, petite villa avec piscine dans la « résidence » (excusez du peu…) vacances adaptées, aides diverses, « le pied » comme ils vous diront. L’éducation, les connaissances, autant de boucliers qui ont été « fondus » et transformés en formation « ré-adéaptée »…Les médias sont l’outil principal de ce conditionnement en profondeur, la propagande, l’intox, porte ses fruits; il suffit d’interroger quelques jeunes cadres, Ingénieurs, professions libérales diverses, pour s’en rendre compte. Le constater est, en fait, facile; on pourra écrire mille choses sur le sujet, mais cela ne doit pas satisfaire celui qui écrit, ou qui lit. Le plus petit des actes sera toujours supérieur à la plus grande des pensées, Alors, comme on dit lors de la production d’un film , « Action » I Mais il y a un metteur en scène, et là, apparemment, nous n’avons « rien » !
En tant que européen de souche, non lié à La France que par mon admiration de son passé glorieux , je voudrai exprimé ici un grand Merci à Monsieur Le Rouge pour ces informations.