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Voici une histoire insolite : à l’occasion de la Saint-Piran, que l’on fête le 5 mars, des Hongrois passionnés de Cornouailles ont célébré cette fête, tout en adressant un message vidéo aux habitants de Cornouailles britanniques, enregistré en cornique et en hongrois.
La vidéo est signée de l’initiative culturelle gallo-hongroise Magyar Cymru, a été produite avec l’aide de passionnés de la culture celtique de la communauté hongroise en ligne « Keltaklub ».
Tout au long de la journée, le blog et les réseaux sociaux liés à Magyar Cymru ont présenté la Cornouailles et sa culture aux lecteurs hongrois, avec des contributions de l’écrivain Bíborka Farkas, dont le récent roman « Druidaösvény » présente la Cornouailles ancienne à un public hongrois.
Le fondateur de Magyar Cymru, Balint Brunner, qui a dirigé la production de la vidéo explique : « Nous construisons des « ponts » culturels entre la Hongrie et le Pays de Galles depuis des années, et nous avons donc pensé que le jour de la Saint Piran était l’occasion idéale de reconnaître et de mettre en valeur la culture fascinante et la belle langue des Cornouailles. Pour ce faire, nous nous sommes associés au Keltaklub pour tendre la main à nos amis de Cornouailles et célébrer cette journée spéciale avec eux – tout en donnant un coup de pouce à Kernowek »
L’écrivain hongrois Bíborka Farkas, administrateur de la communauté Facebook « Keltaklub« , a ajouté : « Je suis une grande admiratrice des cultures celtiques – et Kernow ne fait pas exception ! Je suis particulièrement heureuse de constater que cette langue incroyable constitue encore aujourd’hui une part importante de l’identité cornique. Tout mon respect à ceux qui sont déterminés à protéger, embrasser et utiliser ce merveilleux cadeau – et je suis heureuse d’avoir eu l’occasion d’apprendre quelques mots moi-même ! »
Sur Magyar Cymru, les internautes hongrois peuvent trouver une initiation à la langue cornique, une introduction à la musique cornique, ainsi qu’une présentation des universitaires qui ont établi des liens entre la Cornouailles et la Hongrie. Parmi eux figurent Siarl Ferdinand, qui parle couramment le cornique et qui est un chercheur reconnu dans le domaine de l’enseignement du cornique et qui réside dans la ville hongroise de Hódmezővásárhely, ainsi qu’une universitaire hongroise qui a consacré son doctorat à la renaissance de la langue cornique.
Cette initiative le jour de la Saint Piran – dont il faut rappeler à nos lecteurs qu’il fût un moine breton – est organisée par l’Association culturelle gallo-hongroise dans le cadre de la Semaine du Pays de Galles en Hongrie .
En plus des représentations virtuelles et de la première d’une pièce composée spécialement pour l’occasion, le château isolé de Bréda, près de Kunágota – le village le plus « gallois » de Hongrie – a été illuminé aux couleurs du drapeau gallois, tandis que les habitants, amoureux du pays de Galles, célébraient leur amitié avec ce pays.
Crédit photo : DR
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3 réponses à “Saint Piran. Des hongrois ont célébré le saint patron de Cornouailles”
Quelle joie de découvrir l’existence de ce Keltaklub créé par des Hongrois. C’est peut-etre en Hongrie que le sort de la Bretagne et de la langue bretonne éveille la plus profonde sympathie. Entre les deux guerres a paru en Hongrie un livre intitulé « A Breton kerdes » que j’aimerais bien me procurer. En 2012, on m’avait demandé de faire un exposé en allemand sur la situation de la langue bretonne devant un auditoire comprenant des Allemands vivant en Hongrie et des Hongrois vivant en Allemagne. C’était à Düsseldorf, dans un local du Land Nordrhein-Westfalen. Quand j’ai évoqué notre défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, ajoutant « notre Mohács », j’ai senti un frisson de sympathie parcourir le côté hongrois. Je n’ai jamais été applaudi avec autant de chaleur !
Grand moment de celtitude que l’on ne peut que saluer… Mais aussi un grand moment d’hilarité…
Saint Piran est peut être gallois (ou breton ?) on ne sait trop. Ce qui est sûr, c’est qu’il a étudié au monastère gallois de Llanilltud Fawr, puis est allé évangéliser les Cornouailles : c’est sans doute l’origine de la confusion… L’article est d’une rare équivoque dans sa rédaction, et les propos rapportés des Hongrois du groupe keltaklub n’arrangent rien : on assiste à un joyeux mélange (qui espérons-le n’est pas une confusion) entre Les Galles et les Cornouailles… Si Piran s’inscrit dans l’histoire des deux pays, leurs cultures et surtout leurs langues sont totalement différentes : le gallois n’est pas le cornique !
Curieux que personne ne l’ait souligné (surtout ici !)
Enfin un peu de beau.