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Nous avons déjà abordé fréquemment la question de l’éolien et de ses conséquences, une énergie qui a de nombreux partisans – souvent intéressés économiquement ou idéologiquement – en France, et dont plusieurs pays commencent à revenir. Coûteux, et finalement loin de nous promettre l’acquisition de l’autonomie énergétique, et si l’éolien menaçait tout simplement la planète, via la forêt amazonienne et ses habitants ?
C’est en tout cas ce qu’indique un article du mois de janvier du magazine The Economist (accessible en cache ici) et traduit par Courrier International, dans lequel on peut lire notamment :
La fin de 2019, les premiers bûcherons sont arrivés à Ewegono, un village où vivent neuf familles huaoranis, sur la rivière Curaray, au cœur de l’Amazonie équatorienne. Ils cherchaient du balsa. Cette essence à croissance rapide, dont le bois sert à fabriquer les pales d’éoliennes, connaissait alors une pénurie mondiale. Au début, les villageois “ont attrapé des tronçonneuses, des haches et des machettes pour abattre les arbres”, explique le chef du village, Saúl Nihua. Ils pouvaient gagner jusqu’à 150 dollars [123 euros] par jour, une fortune dans une région où la plupart des gens n’ont pas de travail.
La récolte a très vite dégénéré en foire d’empoigne. Quelques bûcherons ont obtenu des permis avec l’aide des Huaoranis, mais d’autres en ont fabriqué des faux et ont envahi la réserve indigène. Les habitants des localités moins écartées coupaient autant de balsas qu’ils le pouvaient, entassant les troncs en bordure de la route d’Arajuno, la ville la plus proche, raconte Saúl Nihua. Des acheteurs arrivant avec leurs camions payaient à peine 1,50 dollar [1,23 euro] par arbre. “Ils ont massacré la végétation, au mépris des limites légales”, déplore Saúl Nihua, qui reconnaît sa part de responsabilité. Il a en effet encouragé les Huaoranis à gagner de l’argent grâce à ce bois si prisé. L’argent et l’alcool ont coulé à flots et alimenté les violences familiales.
La crise trouve son origine à des océans de là, au sein des plus grandes économies mondiales confrontées à la croissance de la demande d’énergie éolienne. Du fait des objectifs ambitieux limitant le recours aux combustibles fossiles, et des progrès technologiques qui permettent de fabriquer des turbines à moindre coût, la capacité mondiale de l’éolien a connu une croissance de 9 % par an au cours des dix dernières années. En 2020, la puissance installée a augmenté de 24 %, pour atteindre le chiffre record de 78 gigawatts (GW). Les parcs éoliens en Chine et aux États-Unis, qui représentaient 60 % de cette demande, se sont empressés de déployer de nouvelles installations avant l’échéance des programmes de subventions et de crédits d’impôts [en 2021 en Chine et en 2022 aux États-Unis]. “On se serait cru dans les derniers temps d’une ruée vers l’or”, témoigne le représentant d’un fabricant occidental d’éoliennes installé en Chine.
Contrairement à l’or, les éoliennes ne profitent pas uniquement à leurs propriétaires mais au monde entier. Mais, revers de la médaille, “l’envolée soudaine de la demande a mis à rude épreuve toute la chaîne d’approvisionnement du secteur”, explique Sashi Barla, de la société de conseil [spécialisée dans l’énergie] Wood Mackenzie. Et la première victime de cette fièvre de l’éolien a été l’Équateur, qui assure plus de 75 % de la production mondiale de bois de balsa – un mot espagnol qui signifie “radeau” (…)
Qu’en disent les politiques estampillés EELV et les principaux acteurs en faveur du développement de l’éolien en France ? Pour le moment pas grand chose. Les oppositions locales à l’installation d’éoliennes se multiplient dans toute la France, avec des procédures judiciaires en cours, et dans la ruralité notamment, ils sont nombreux à ne pas vouloir que ces machines, qui par ailleurs ne permettent concrètement aucune baisse du coût de l’énergie, envahissent nos campagnes.
Peut-on substituer le balsa par d’autres matériaux ? Réponse sur RFI : « Le PET, un plastique issu du pétrole, était traditionnellement utilisé dans les pales d’éoliennes, mais ce PET était lui aussi devenu plus rare ces derniers temps. Son approvisionnement devrait revenir à la normale à la fin de l’année prochaine, prévoit dans une présentation de ses résultats en ligne, la société TPI Composites. D’autres fabricants s’emploient à remplacer le balsa par des composites à base de fibre de verre et de mousse de polyuréthane, encore plus légère que le balsa. Mais ce polyuréthane très utilisé dans l’isolation, a lui aussi connu une période de pénurie, il y a deux ans et demi »
Crédit photo : Flickr (cc)
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Une réponse à “L’éolien, une menace pour la forêt amazonienne et donc pour notre planète ?”
Trop occupé a promouvoir l’éolien contre le Nucléaire, les écolo de salon ne ce préoccupent même pas du respect de la faune , de la flore, de la bio diversité dans le monde.
Leur haine injustifié du nucléaire les aveugles totalement.