[Exclusif] Nantes. Deal de rue : ces adresses qui pourrissent la vie des Nantais

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Alors que les points de deal de drogue se multiplient partout dans les rues de Nantes – sans parler des innombrables fusillades que ce trafic occasionne – la priorité de la municipalité nantaise, à en croire le dernier numéro du bulletin municipal Nantes passion, est de faire de la cité des ducs « une ville non sexiste ». Chacun sa priorité…

Lancée il y a deux semaines, la plateforme moncommisariat.fr permet de signaler en ligne les points de deal ; elle connaît un succès stupéfiant, avec près de 100 signalements par jour qui ont déjà permis des saisies certaines. La police de Nantes a aussi fait la publicité de cette plateforme sur les réseaux sociaux. Nous avons établi une cartographie – non exhaustive – du deal de rue à Nantes, à partir des signalements de nos lecteurs, des règlements de comptes et des opérations anti-drogue.

Au moins 90 supermarchés de deal à Nantes 

Si les autorités reconnaissaient « trente supermarchés du deal à Nantes » en 2019, il y en a au moins le triple, entre les halls d’immeubles occupés et les squares, places ou parcs littéralement colonisés par les dealers.

Citons parmi les plus connus le square des Fonderies sur l’île de Nantes – qui n’est désormais ouvert plus que les matins, la place du Commerce – surtout entre les deux stations de trams, ligne 2 et ligne 1, ou le long du tram ligne 1, ou encore les abords du carré Feydeau et de la place Bouffay. En revanche les travaux dans le square de l’Amiral Halgand face à l’Hôtel-de-Ville, éclairci et rendu moins favorable aux dealers, y ont fait reculer deal et incivilités.

D’autres secteurs, comme le parc de la Moutonnerie, le square Wattignies ou le centre commercial Pirmil sont aussi occupés par le deal. Signalons encore la place Mendès-France – que se partagent pas moins de quatre réseaux de deal de stupéfiants – ou encore le sous-sol de la galerie marchande du Sillon de Bretagne, déserté par les commerces, et les abords de l’immeuble de grande hauteur.

Il n’est pas rare aussi de croiser des dealers rue du Général Meusnier – ils approvisionnent les lycéens de l’établissement voisin, avenue Camus – là encore pour les élèves des établissements scolaires de la rue Mondésir, ou encore dans le fond de la place Bretagne, à l’abri des arbres, hors champ des caméras. Le côté du Jardin des Plantes proche de la gare, au sud, est aussi un endroit qui abrite du deal de rue.

A quelques rares exceptions, le deal se concentre dans les halls d’immeubles des quartiers dits « sensibles », avec une réelle concentration d’adresses : neuf au moins au Breil-Malville, trois à Plaisance et la Ferrière (Orvault), 12 aux Dervallières (et une neutralisée au 12 rue Edmond Bertreux, la nourrice du trafic étant en prison), 6 à Beaulieu, au moins 9 à Malakoff, 3 au Clos-Toreau, autant à la Halvêque, 5 à la Bottière et au moins 9 dans les quartiers nord.

Très concentré – le trafic sur l’agglomération est juteux, mais était en 2019 aux mains de neuf grandes familles, dont sept issues du Maghreb, il est aussi très localisé. « Généralement, quand un hall est occupé une fois et qu’on y arrête des dealers voire qu’on démantèle un réseau, les trafiquants y reviennent », constate un policier.

« Il y a des halls permanents, au Breil, aux Dervallières, à Malakoff, ça fait des années qu’on y va et les dealers y sont et y restent. En réalité c’est souvent lié à une famille, qui habite dans la cage, ou à un consommateur qui va se payer une partie ou la totalité de sa came en servant de nourrice pour abriter la marchandise, ou abriter les dealers quand on débarque et qu’ils montent se cacher dans les étages. En fait, pour démanteler un deal, arrêter les dealers, voire le fournisseur, est insuffisant. Il faudrait pouvoir faire expulser les nourrices, systématiquement. Et s’assurer qu’ils ne recommencent pas ailleurs ».

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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1 COMMENTAIRE

  1. Ce constat est affligeant….
    Concernant Nantes, que je connais bien, il y a une invasion de tous les bords par des personnes venues au nom de l’immigration et sous la mention de mineurs isolés…. alors qu’ils en sont presque tous à un âge bien avancé. on peut voir cette population envahir les rues et les lieux tous horizons .
    Comme cité dans la rubrique ci-dessus cette population prend un développement exponentiel sans considérer pour l’instant le regroupement familial qui s’ensuivra….alors que la quasi-totalité de ces migrants sont arrivés dans le pays dans l’illégalité.
    On peut dire que cela se passe sous l’œil condescendant de la maire actuelle , riche héritière de monsieur Ayrault tous deux habités par une idéologie sociale inconsciente, voire complice, qu’ils ont étrenné de leur terreau de fonctionnaires sans avoir connu d’autres horizons .
    Dans les faits j’ai été agressé moi-même, il y a 3 mois en fin de journée, près du CHU par des individus qui ont voulu me jeter à terre et ces scènes se reproduisent fréquemment maintenant dans la ville et la périphérie…. CQFD que cette ville est devenue un lieu d’insécurité a perdu sa réputation d’endroit où il fait bon d’y vivre
    Mes propos sont complètement hors de toute considération politique qui tendrait à me considérer comme raciste … mais sont purement objectifs et clairvoyants sur ce qui se passe.
    J’ai pour moi-même l’expérience d’avoir parcouru le monde pendant des dizaines d’années tant en Asie qu’en Afrique et avoir apporté à toutes ces populations une aide de formation.
    Il est donc triste de voir que ces personnes ne s’investissent pas dans leur propre pays où il y a beaucoup à faire mais le quittent dans l’idée qu’il est plus profitable d’aller vendre de la drogue … avec l’appui d’organisations de toutes sortes, voire de politiques.
    Ce phénomène est maintenant insupportable dans notre société tant sur un plan économique que social et d’autant plus inacceptable que ces mouvements migratoires existent avec l’appui de gros systèmes financiers et politiques.
    Donc que nos élus restent passifs à cela relève d’une passivité condamnable car « qui laisse faire est complice » et il n’est plus acceptable par les citoyens que nous sommes de laisser faire, sachant que bon nombre de nationaux n’ont pas les moyens de vivre qu’on accorde à ces étrangers n’ayant aucune intention de se soumettre aux lois notre pays dans lequel ils sont venus illégalement.

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