Covid-19. L’aspirine à faible dose pourrait réduire le risque d’admission en soins intensifs

aspirine

Une nouvelle étude américaine rapporte que l’aspirine à faible dose pourrait réduire le risque d’être admis en soins intensifs ainsi que le risque de décès pour les patients hospitalisés après avoir contracté le Covid-19.

Covid-19 : de l’aspirine pour éviter les soins intensifs ?

Tandis que la confusion générale règne en France autour du Covid-19 tant d’un point de vue médical (effets secondaires des vaccins, variants) que du point de vue des politiques de restriction mises en place, une nouvelle étude réalisée par des chercheurs américains rapporte que l’aspirine administrée à faible dose pourrait réduire de 40 % le risque de devoir être ventilé pour les patients hospitalisés.

L’équipe de scientifiques de l’Université George Washington indique que cette recherche a porté sur plus de 400 patients hospitalisés aux États-Unis entre mars et juillet 2020. Parmi eux, environ 25% ont reçu de l’aspirine dans les 24 heures suivant leur admission ou dans les sept jours précédant leur admission.

« En travaillant sur le lien entre les caillots sanguins et le Covid-19, nous savions que l’aspirine – utilisée pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques – pourrait être importante pour les patients atteints du coronavirus », a déclaré à CNN Jonathan Chow, professeur adjoint d’anesthésiologie et de médecine de soins intensifs à l’Université George Washington et par ailleurs coauteur de l’étude. En précisant que « la raison pour laquelle nous avons commencé à examiner l’impact de l’aspirine sur le Covid-19 est que, au printemps 2020, nous avons tous réalisé que tous ces patients ont commencé à avoir beaucoup de complications thrombotiques, ou beaucoup de caillots sanguins qui se sont formés dans tout leur corps ».

Diminution du risque de décès

Il poursuit : « Notre recherche a révélé une corrélation entre l’aspirine à faible dose et la diminution de la gravité du Covid-19 et du risque de décès. »

L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Anesthesia & Analgesia, indique donc que « seulement » 35,7 % des patients sous aspirine, médicament généralement utilisé comme anticoagulant, ont dû avoir recours à de la ventilation mécanique contre 48,4 % sans aspirine. L’écart est aussi marqué concernant les soins intensifs : le taux d’admission était de 38,8 % avec aspirine contre 51,0 % sans aspirine. Enfin, la publication souligne que le risque de décès par Covid-19 à l’hôpital serait ainsi réduit de 47 % pour les patients sous aspirine.

Par ailleurs, l’étude précise que le groupe de chercheurs n’a pas relevé de différence entre les utilisateurs et les non-utilisateurs d’aspirine en ce qui concerne les hémorragies majeures ou les thromboses manifestes. Rappelons que l’aspirine est déjà utilisée pour prévenir la formation de caillots sanguins chez les personnes victimes de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Toutefois, les auteurs de l’étude tiennent à rester prudents et déclarent en conclusion qu’un « essai contrôlé randomisé d’envergure suffisante est nécessaire pour évaluer si une relation de cause à effet existe entre l’utilisation de l’aspirine et la réduction des lésions pulmonaires et de la mortalité chez les patients Covid-19 ».

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Hilbert) (photo d’illustration)
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