Prise à partie par le conducteur du tram, la jeune Nantaise fond en larmes et quitte la rame (elle ne portait pas de masque )

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Le masque est certes obligatoire dans les transports en commun, mais on peut se demander parfois si certains agents de la TAN ne se prennent pas pour des policiers. Tranche de vie ce mardi après-midi, vers 17h10, à Nantes, sur la ligne 1 entre Ranzay et Commerce.

Fait assez surprenant – généralement ce sont les contrôleurs et les agents de prévention qui insistent pour le masque, pas les conducteurs – ce dernier, assez âgé, s’arrête plusieurs fois en station et sort au moins trois fois de sa cabine intimer l’ordre – sans guère d’aménité d’ailleurs – à des passagers de mettre leur masque. Ce qui évidemment retarde le tramway – et ceux qui suivent.

Vers 17h10 à la Manufacture – face aux bâtiments de la police municipale – une femme, européenne, la trentaine, visiblement très émue, entre dans le tram sans masque et s’assied presque mécaniquement sur un siège, le visage tourné vers l’avant et donc la cabine.

Le conducteur, qui surveille l’intérieur du tramway, la voit, sort de sa cabine, et s’adresse à elle en lui enjoignant de mettre son masque. Très confuse, rouge de honte, la jeune femme se met à pleurer, et bien qu’un passager ouvre son sac et lui tend un masque neuf, elle sort du tram et s’effondre sur un banc de la station où elle fond en larmes.

Tandis que le conducteur retourne dans sa cabine et s’apprête à redémarrer, une jeune routarde qui était montée dans le tram à la Moutonnerie, témoin de la scène, s’en prend vertement au comportement du conducteur : « c’est honteux ! Je ne supporte pas de voir une femme pleurer ! Vous lui avez mis la honte devant tout le monde pour un bout de tissu, et elle s’est mise à pleurer ! Vous vous prenez pour un keuf ! Allez passer le concours ! ».

Ce dernier s’empresse de s’enfermer dans sa cabine dont il ne sort plus et, à part une annonce vers la gare pour affirmer qu’une « équipe de contrôleurs viendra intervenir auprès de la jeune fille excitée », contrôleurs qui ne viendront d’ailleurs jamais. On ne l’entend plus.

Louis Moulin

Illustration : DR
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13 Commentaires

  1. C’est la même chose dans les magasins, si on oublie de remettre son masque on se fait rappeler à l’ordre de manière très désagréable par les vendeuses.. un sentiment de pouvoir qui leur permet de montrer leur vraie nature… Le client n’est plus roi et pourtant on les pleure les clients quand ils ne viennent plus….

  2. Il faut toujours prendre garde à ne pas céder une once d’autorité à des imbéciles car le zèle , allié à l’incompétence a toujours des cons&quences redoutables !

  3. Ne tombons pas non plus sous le règne de l’émotion. Il y a consensus sur le port du masque comme mesure raisonnable préventive , je ne vois pas pourquoi on reprocherait au personnel quel qu’il soit de rappeler une règle que chacun devrait être en mesure de comprendre.

  4. Vous oubliez une chose : le conducteur du tram est statutairement responsable de la sécurité de ses voyageurs. L’absence de port du masque dans un lieu confiné peut représenter un danger pour les autres voyageurs. Ce conducteur a donc fait son travail et mérite plutôt des compliments (bien d’autres font semblant de ne rien voir pour éviter les ennuis).
    Quant à la femme qui se met à pleurer parce qu’on la rappelle à l’ordre, c’est un problème psy, le conducteur n’y est pour rien. Il a juste eu la malchance de transporter une femme fragile et une harpie… et un journaliste. Mais à n’en pas douter, il doit en voir bien d’autres !

  5. moi, je ne pleure pas mais je me fâche! j’ai déjà boycotté 3 commerçants de chez moi qui refusaient de me servir parce que j’avais oublié mon masque (ce qui m’arrive souvent). Sur la piste qui longue la rivière et où je fais fréquemment du vélo, je suis tombé un jour sur un type irascible qui prétendait m’empêcher de passer parce que je ne portais pas de masque (ce qui est autorisé). On en est venu aux mains et je lui ai arraché sn masque. Il pleure encore…

  6. C’est totalement insupportable de se faire rappeler à l’ordre comme un gamin pour une protection aussi hypothétique qu’insalubre, dont nous disait il y a un an qu’elle ne servait à rien et dont les puissants se passent le plus souvent.
    Le conducteur aurait il été aussi intransigeant avec Sigisbert* , Enguerrand*, Amaury* et Thibault*?

    * les prénoms ont été modifiés, à la demande du Parquet.

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