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Le personnel médical est à bout, et cela se comprend eu égard des conditions de travail dans lesquelles il travaille au quotidien, notamment aux urgences. Certains en viennent même à déraper totalement. Ce fût le cas totalement, à Saint-Nazaire, alors qu’un père de famille amenait sa fille aux urgences, pour une suspicion d’appendicite.
Ce dernier nous explique :
« A mon arrivée aux urgences, aucun soucis, deux gendarmes sont devant moi pour une autre affaire, nous passons le premier SAS. Puis vient le deuxième, et l’enregistrement administratif. Les gendarmes me proposent de passer devant voyant l’état de ma fille, mais je leur refuse poliment parce que je sais qu’ils ont eu aussi beaucoup de travail. Puis un ambulancier vient s’intercaler entre eux et moi, sans rien dire ».
L’enregistrement administratif prend un temps fou, comme dans beaucoup d’hôpitaux (ce qui est loin de rendre fluide le trafic aux Urgences), et finalement, le père de la jeune fille explique à l’ambulancier qu’il n’envisage pas de lui céder sa place, ce qui provoque la colère de l’ambulancier qui s’en va voir l’administration, qui revient voir le père de famille en lui expliquant que le personnel d’urgences (ambulanciers, pompiers, etc) a priorité « ce que j’aurai accepté de respecter dès le départ si on me l’avait indiqué » nous dit notre témoin.
Le ton monte, puis d’un coup, un médecin à l’accueil se lève, vociférant, indiquant que le personnel médical en a marre d’être agressé par la terre entière (ce qui n’était pas le cas dans ce contexte précis)….puis propose au père de la jeune fille d’aller s’expliquer dehors… aux poings.
« J’ai gardé mon calme » explique le père de la jeune fille malade. « J’ai toujours respecté le corps médical ». Le médecin en colère (sans masque pour l’occasion) s’en va alors fumer une cigarette dehors.
Dans la foulée, tout rentre dans l’ordre, et notre témoin a reçu de nombreuses excuses du personnel médical.
Dans la foulée toujours, la jeune fille sera conduite en pédiatrie, puis opérée, puis en repos, ce qui amènera une autre anecdote qui en dit long sur la déliquescence du système de santé en France : « Vers 22h30, je m’inquiète de ne pas pouvoir fermer les volets totalement pour dormir. J’appelle une infirmière qui m’explique alors…qu’il s’agit d’un défaut de fabrication propre à tous les volets de l’hôpital ». Les patients ne peuvent pas dormir totalement dans le noir avec volets fermés à l’hôpital de Saint-Nazaire…Pour un défaut de fabrication ou de conception des matériaux appropriés. On croit rêver (ou se trouver dans un pays du tiers monde…).
Notre père de famille tire une conclusion simple de son expérience : « le système d’urgences en France est totalement saturé. Les personnels sont à bout, et je ne leur en tient pas rigueur, car ce pauvre médecin, comme les autres, ne doivent plus compter leurs heures ». Ce dernier s’étonne également de l’histoire des fenêtres, qui font tout de même un peu désordre dans un hôpital en France…
Crédit photo : DR
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3 réponses à “Hôpital de St-Nazaire. Un médecin propose une bagarre… au père d’une victime. Témoignage”
Maintenant personnel des hôpitaux vous serez crédibles quand vous dénoncerez l’abus de certaines opérations , notamment du cancer , qui ne font qu’aggraver le mal et j’en ai la preuve !
Il y a quelques jours de ça entendu sur CNEWS un mec des hôpitaux qui se plaignait de ne pas pouvoir opérer les malades du cancer , non pas par compassion pour les malades qui attendent une opération (bien que leur compassion je n’y crois guère ) mais de la PERTE FINANCIERE occasionnée par l’absence de ces opérations !HONTEUX !
Déjà il faut savoir que 70% des cancers n’évolueraient pas s’ils n’étaient pas opérés ! Ah mais bien sur ces messieurs passent grassement à la caisse à chacune de ces opérations !
Dernièrement, ma grand-mère a été expulsée de l’hôpital alors que son état nécessitait encore des soins (fracture d’une vertèbre). Presque rien n’était prévu à son retour. Je suis resté sur place durant trois semaines à cause de la culpabilité, en prenant à ma charge des gestes médicaux dont je n’étais pas sûr. Arrivée depuis une journée,, ma grand-mère a fait une autre chute qui l’a renvoyée aux urgences pour 3 points de sutures. J’ai écrit à l’hôpital que la prochaine fois, j’appelais la gendarmerie pour mise en danger de la vie d’autrui. Leur service « médiation » m’a écrit pour m’amadouer. En fait, il a 4 à 5 personnes qui sont chargées, à temps complet, de ce genre de dossier, au lieu de s’occuper des malades, et ceci pour un petit hôpital de campagne. Et ayant déjà eu affaire à ce genre de service par le passé, je peux vous garantir que leur unique objectif est : se couvrir juridiquement. Je ne les ai donc pas rappelé pour éviter d’alimenter l’ogre. Mais ils sont prévenus….
on se croirait dans un western où tout était résolu à coup de colt !
drole de pays