Immobilier, résidences secondaires, statut de résident : La Bretagne aux Bretons ! [L’Agora]

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La crise du Covid-19 et les mesures sanitaires folles qui ont suivi ont déclenché une crise, potentiellement bien plus lourde de conséquences pour la Bretagne et ses habitants : la crise de l’immobilier.

De Nantes à Brest, de Carnac à Dinard, métropoles et communes du littoral voient les prix exploser, et de facto, l’avenir pour les jeunes autochtones s’assombrir. Et même dans les zones reculées de Bretagne, de nouveaux arrivants, qui souvent fuient les métropoles françaises et leurs maux, achètent avec des pouvoirs d’achat plus élevés que les Bretons : des dizaines de biens se sont vendus dans les secteurs de Callac ou du Mené l’an passé, alors même que traditionnellement, ce sont les secteurs où les biens se vendent le moins !

Pas de statut de résident sans discrimination !

Il est temps de réagir, mais pas avec des mesurettes qui ne vont pas au bout des choses comme celles proposées par Nil Caouissin, de l’UDB, dans un ouvrage paru récemment qui a au moins le mérite d’exister : ce dernier propose d’interdire l’achat d’un logement à toute personne ne résidant pas depuis au moins un an sur l’intercommunalité et cela dans les villes possédant un fort taux de résidences secondaires, connaissant un emballement des prix du foncier ou un taux important de logement vacants.

Nil Caouissin passe toutefois une partie de son livre à presque s’excuser de devoir faire une distinction quelconque (qui n’en est même pas une chez lui).  À partir du moment où n’importe qui peut accéder à ce statut en ayant résidé quelque part, il n’y a pas de discrimination​, explique-t-il à un quotidien local.

Outre que cela ne ferait que reporter le problème dans d’autres communes, ce sont des mesurettes pour mieux masquer le besoin de traiter le problème à la racine.

La racine, c’est de garantir aux Bretons (en définissant qui est Breton, c’est à dire les Bretons par le sang, contrairement au droit du sol promu par la République française) la possibilité d’être propriétaires, à des prix raisonnables et encadrés, y compris sur les côtes bretonnes.

Ainsi, selon cette définition, certains « Parisiens » ayant du sang Breton remontant à de nombreuses générations seraient bien plus légitimes pour venir acquérir ici en Bretagne que certains « Bretons de papier » ou « Bretons d’esprit » comme aiment à vanter certains artistes, doux rêveurs, persuadés que la Bretagne serait une ouverture infinie sur le monde, oubliant que durant des siècles, la majorité des Bretons n’a tout simplement jamais voyagé ni ne s’est ouverte à qui que ce soit…

La priorité, avant de débattre d’un statut de résident en Bretagne, c’est de modifier la Constitution française, pour permettre, de nouveau, de créer des « discriminations » (actuellement interdites par la loi), c’est-à-dire le droit de choisir finalement, entre qui est accepté sur un territoire donné, et qui ne l’est pas. 

Toute l’hypocrisie d’une certaine gauche qui évoque le statut de résident, en Bretagne comme en Corse par exemple, réside dans ce sujet : à ne pas vouloir définir ce qu’est un Breton autrement que « toute personne qui se sent bretonne ou qui habite en Bretagne » — on finit par noyer tellement la question de l’identité, qu’il devient totalement incohérent d’évoquer la protection d’une population qu’on se refuse à définir et à distinguer de « l’autre ».

Mais ne pas oublier que c’est bien parce qu’ils sont à la remorque, et même parfois les premiers serviteurs de la République française et de sa religion républicaine, que les régionalistes mous ne parviennent pas à conquérir les cœurs de la population, électoralement parlant, qui ne les distingue plus des autres offres politiques. Cela entraine par ailleurs que des électeurs se tournent par ailleurs vers ceux qui assument d’occuper l’espace politique sur la question de l’identité et de la protection des autochtones (logement, emploi, sécurité..) y compris sans faire cas de la particularité bretonne.

immobilier, résidences secondaires : La Bretagne aux Bretons

Soyons clairs : oui, il faut donner la priorité pour l’achat immobilier en Bretagne, et notamment dans les zones en tension immobilières, aux Bretons de sang. Il faut par ailleurs empêcher, mettre dehors, tous les promoteurs immobiliers (et les élus qui les font venir) qui, dans les métropoles comme sur nos littoraux, entendent construire, construire et encore construire, non pas pour mettre des Bretons dans des logements, mais pour y faire venir des masses de population toujours plus nombreuses, immigrés extraEuropéens d’un côté, populations au pouvoir d’achat largement supérieur à ceux des Bretons de l’autre, et Bobos en recherche de « Petit Paris » au milieu…

Il ne s’agit pas d’oppresser les propriétaires, par des taxes dingues sur leurs propriétés, primaires comme secondaires, mais simplement de les empêcher de vendre à des prix qui n’ont aucun sens (comparez le prix d’un studio à Saint-Malo et d’une grande maison avec terrain à Mûr de Bretagne…) et de fabriquer des lois qui les amènent à vendre en priorité aux locaux.

Il n’est pas question de quémander un quelconque droit à l’expérimentation. Il faut convaincre, un maximum de citoyens, en Bretagne comme dans le reste de la France, que la Vème République, c’est terminé. Que le jacobinisme, c’est terminé. Que les frontières ouvertes et le « citoyen du monde », c’est terminé aussi.

Que nous voulons bâtir les lois nous permettant de choisir, demain, avec qui nous voulons vivre, et avec qui nous ne voulons pas vivre. Des lois pour décider qui peut acheter sur notre territoire, qui ne peut pas le faire. Des lois qui permettent à chaque entrepreneur de décider qui il veut embaucher, qui il ne veut pas embaucher, sans devoir se justifier. Des lois qui permettent, enfin, de pouvoir le dire et le faire librement, sans être menacé de procès et même d’enfermement pour cela.

La Bretagne est en train d’être transformée en profondeur, à la fois par le bas, avec des masses immigrées extra européennes que la République française a décidé sans l’accord des Bretons de parachuter sur notre territoire avec la bénédiction d’idiots utiles et qui transforment nos métropoles notamment.

Mais aussi par le haut, avec l’arrivée progressive d’une armada d’individus qui, s’ils peuvent bien entendu être acceptés sur notre territoire, devraient être contraints, par la loi, à ne pas pouvoir acheter un quelconque bout de notre terre si un Breton le désire avant eux.

Une fois ces deux constats effectués et les possibilités offertes par de nouvelles lois permettant de discriminer, les institutions locales seraient, pour le coup, chargées uniquement d’empêcher toute spéculation immobilière dans les zones en tension, mais surtout de faire appliquer dans tous les domaines la préférence régionale, le droit de discriminer, c’est à dire simplement de pouvoir choisir.

Les Bretons ne doivent réclamer ni droit à l’expérimentation, ni aménagement des lois françaises. Ils doivent œuvrer avec les autres peuples qui composent l’Hexagone pour changer de constitution, et enfin obtenir le droit — qui leur est actuellement refusé par les lois françaises — de discriminer et de rester maître chez eux !

La Bretagne aux Bretons !

Julien Dir

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3 Commentaires

  1. Tout a fait d’accord à la grosse nuance pret;ce sont les bretons comme les corses qui ont commencé à vendre à prix d’or leurs terres aux etrangers et ceci pour en arriver là !

  2. M. Julien DIR est parfaitement dans son rôle de porte-parole des Bretons non reniés qui ne veulent pas crever dans le mouroir hexagonal. Oui, la discrimination est, quoiqu’en dise la législation franco-républicaine, un principe fondateur naturel, sur lequel le monde est bâti depuis le début des temps. Et seuls des régionalistes mous (pléonasme, au demeurant) à la remorque de l’idéologie française droits-de-l’hommiste, peuvent invoquer sans rire le label « Breton de cœur ou d’esprit » …comme si l’on pouvait changer de nature par notre simple volonté. Pour être Breton, il faut d’abord appartenir à notre communauté de sang . Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre….

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