Nantes. Il agresse un surveillant pour obtenir son transfert vers une prison plus « accueillante » en stupéfiants et téléphones

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Le 20 mai dernier vers 11h30, un détenu s’en est pris à l’agent pénitentiaire qui l’accompagnait au retour de promenade ; il lui a donné plusieurs coups de poing au visage puis à la poitrine. Le détenu, en préventive en attendant son jugement dans une affaire criminelle, est issu du département.

Le matin même, il s’était fait confisquer son téléphone pendant une fouille sectorielle – or ces derniers, interdits, deviennent très rares en détention. Pendant l’intervention destiné à le maîtriser, les lunettes d’un autre agent sont brisées, et un troisième reçoit un coup au visage.

D’après le communiqué de FO Pénitentiaire, « ce détenu souhaitait tout simplement obtenir son transfert vers des contrées plus accueillantes en stupéfiants et téléphones ». Le syndicat espère que la justice prononcera une peine sévère suite à cette agression : « il serait totalement incompréhensible que la justice ne nous soutienne pas ; cela serait la porte ouverte aux surveillants punching ball pour obtenir des transferts de confort ».

Les résultats de la sécurisation du glacis – les abords de la prison – obtenus de haute lutte par les agents commencent à payer. Le 17 mai dernier, une fouille sectorielle par 37 agents pénitentiaires de 8 cellules de la maison d’arrêt occupées par 18 détenus met en évidence « des saisies très modestes : 5 téléphones, 10 € et quelques stupéfiants en très faible quantité ». Les projections de couteaux, , portables, drogue, viande et autres bouteilles d’alcool sont en effet devenues quasiment impossibles, les agents se relayant pour surveiller le glacis désormais protégé.

Habituellement on trouvait en effet des savonnettes de résine de cannabis, des portables en quantité, des armes… qui concouraient à maintenir les prisons de Nantes et d’ailleurs perpétuellement au bord de l’abîme.

Néanmoins le syndicat FO Pénitentiaire dans son communiqué note aussi l’efficacité des « dispositifs de séparation sanitaire au parloir », qui limitent les contacts entre familles et détenus et donc les possibilités de transmettre des produits prohibés, ainsi que « la brigade sécurité, les agents du vestiaire et l’équipe parloir qui permettent d’assécher les autres voies d’entrée de produits ou de substances illicites ».

Louis Moulin

Photo d’illustration: DR
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1 COMMENTAIRE

  1. comme le laxisme de la « justice » française est tel, il a raison ! moi même je préfère un hotel cinq étoiles à un deux étoiles

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