États-Unis. Sécurité aérienne : des passagers pesés avant d’embarquer en raison de la hausse de l’obésité ?

A LA UNE

Le régulateur de l’aviation civile américaine a demandé aux compagnies aériennes de peser une partie de leurs passagers afin de mettre à jour les standards de sécurité. Une conséquence de la hausse de l’obésité aux États-Unis ?

Le poids des passagers américains contrôlé en raison de l’obésité

Monter sur la balance avant de monter dans l’avion, une perspective qui fait actuellement polémique aux États-Unis. En effet, la Federal Aviation Administration (FAA), le régulateur de l’aviation civile américaine, a publié une circulaire en mai 2019 demandant aux compagnies aériennes de peser leurs passagers à l’embarquement. Mais le document n’a été que très récemment évoqué par certains titres de presse spécialisés.

Un contrôle du poids qui serait effectué dans une optique de sécurité car, en raison d’une augmentation de l’obésité chez les Américains au cours des dernières années, le calcul du chargement des avions ne serait plus à jour tandis que les avions sont tenus de garantir une masse sûre avant le décollage et de prendre en compte les moyennes pour les passagers et l’équipage, ainsi que le fret et le carburant.

Aux États-Unis justement, si l’on recensait environ 30 % d’adultes en situation de surpoids durant les années 2000, cette proportion attendrait dorénavant 42 %. Une évolution qui a donc un impact sur le contrôle du poids autorisé à bord des appareils.

Une réactualisation des standards de poids nécessaire

Par ailleurs, un blog spécialisé dans l’actualité du transport aérienne rapporte que « la Federal Aviation Administration est consciente que le poids des passagers peut varier selon les itinéraires et que les compagnies aériennes pourraient vouloir documenter cette différence ». Aussi, « les poids standards peuvent ne pas être appropriés pour les petits avions, avec une taille d’échantillon plus petite et une plus grande probabilité d’écart par rapport à la moyenne. »

Des dispositions ont déjà été prises par la FAA qui a récemment renforcé ses normes de sécurité dans ce domaine mais ces nouvelles mesures ne seraient pas suffisamment fiables. Aujourd’hui, le régulateur mesure en effet 81,2 kg (contre 68.8 kg auparavant) pour une femme avec un bagage à main. Pour un homme, c’est 90,7 kg (contre 84,4 kilos auparavant). En hiver, il faut ajouter à chacun(e) 2,3 kg en plus à cause des vêtements supplémentaires portés.

Mais ces standards demandent donc à être réactualisés compte tenu de la hausse de la masse corporelle moyenne des Américains. Une réactualisation du poids des passagers de la part des compagnies aériennes qui devraient avoir lieu tous les 36 mois selon les exigences de la FAA. L’objectif serait ainsi de peser au moins 15 % des passagers avec des voyageurs sélectionnés au hasard dans files d’attente des aéroports mais aussi sur la base du volontariat.

Passagers pesés : possibilité de refus et confidentialité

Cependant, la recommandation de la FAA ajoute que les passagers devront disposer du droit de refuser de monter sur la balance et, « si un passager refuse de participer, l’exploitant doit sélectionner le prochain passager en se basant sur la méthode de sélection aléatoire de l’exploitant plutôt que de sélectionner le prochain passager dans une file. »

En cas de refus, les passagers sélectionnés devront communiquer eux-mêmes leur poids aux agents lors de l’embarquement. À ces derniers d’estimer ensuite si la personne dit la vérité ou non. S’ils estiment qu’elle ment, ils devront inscrire leur propre estimation sur les documents. En ce qui concerne le respect de la vie privée du passager à travers la confidentialité de la pesée, celle-ci devra se faire sans que les autres passagers puissent voir le poids affiché sur la balance. Toujours dans une optique de protection de la vie privée, ces données devront rester confidentielles.

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/StockSnap) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO - spot_img

Comment vivre hors de la République française totalitaire ? Par Yann Vallerie

Yann Vallerie est journaliste, fondateur et rédacteur en chef pour Breizh-info.com. Cet été, il intervenait lors de l'Université d'été...

Kalifornia : rannoù « nann-jeneret » evit ar vugale er gourmarc’hadoù lakaet ret

Votet eo bet al lezenn AB 1084 ar sizhun-mañ e Kalifornia hag e 2024 e vo lakaet e pleustr...

Articles liés