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Er barzhoneg-mañ e kont Anjela Duval ez eus bet taolet un alc’hwez aour en traoñ ar mor. Ur rummad tud nevez a rank adkavet anezhañ evit dibrennañ dorioù an tour e-lec’h ma kavint un teñzor a roio tu dezho da vevañ en o bleud en o sevenadur hag en o identelezh. Ur skeudenn eus tonkad ar brezhoneg e-kerzh an 50 vloaz tremenet evel m’eo kontet gant an teulfilm-mañ. Er bloavezhioù 1960 e veze komzet ar yezh ingal e kêriadennoù Breizh Izel, met paouezet e oa ar bras eus an dud da gomz anezhi ouzh o bugale. D’an deiz hiziv e tesk un 20 000 bugel bennak a zesk hor yezh er skolioù divyezhek. Bep bloaz e vez degadoù a dud o vont da zeskiñ brezhoneg dre ar stummadurioù evit ijinañ o buhez vicherel e brezhoneg. Diaes eo beajiñ war hentoù pe e kêrioù Breizh Izel hep merzout panelloù divyezhek… Daoust m’ emañ ar bras eus ar vrezhonegerien en tu-hont da 1970 vloaz ez eus bremañ ur rummad nevez a vrezhonegerien. Kemer a ra ar yezh he flas muioc’h-mui dindan hon daoulagad, met strishaet eo he zachenn implij ha ne glever anezhi war ar pemdez nemet en un nebeud skolioù, kevredigezhioù, ostalerioù, embregerezhioù stag ouzh ar mediaoù, pe kêriadennoù e-lec’h ma vev tud kozh dreist-holl. Sell ar Vretoned ouzh o yezh zo cheñchet en ur ober 50 vloaz, un emdroadur diheverzh a zo deuet da heul un hentad hir a stourmoù evit ma vije anavezet gwelloc’h ar yezh er vuhez foran. An teulfilm-mañ a gont ar stourmoù-se gant dielloù, sav-boent sokiologourien hag istorourien ha testeni emsaverien o deus stourmet evit klask cheñch penn d’ar vazh…
Dans ce poème, Anjela Duval nous parle d’une clef d’or jetée au fond de la mer. Une nouvelle génération doit la retrouver afin d’ouvrir les portes d’une tour où ils trouveront le trésor qui leur permettra de vivre à l’aise dans leur culture et leur identité. C’est une métaphore du destin de la langue bretonne au cours de ces 50 dernières années tel qu’il est conté dans ce film. Dans les années 60 la langue bretonne était largement parlée dans les villages mais les parents ont cessé de la transmettre à leurs enfants. De nos jours quelques 20 000 enfants l’apprennent dans les écoles bilingues, des dizaines de personnes suivent chaque année une formation afin de trouver un avenir professionnel en lien avec le breton, la signalisation bilingue fait partie de notre paysage. Pourtant, la majorité des locuteurs a désormais plus de 70 ans même si une partie de la nouvelle génération s’est approprié la langue. Le breton est désormais visible mais son usage au quotidien se trouve limité à quelques écoles, associations, bars, entreprises en liaison avec les médias ou des villages où vivent principalement des personnes âgées. Le regard des Bretons sur leur langue a changé en 50 ans, une évolution imperceptible qui est l’aboutissement d’une longue lutte pour une meilleure reconnaissance de la langue sur la place publique.
Ce sont ces 50 années de combat que raconte ce documentaire au travers d’archives, l’éclairage d’historiens ou de sociologues et le témoignage de militants.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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