Intoxication alimentaire à la soude dans un restaurant de Pornic : le procès attendu le 22 juin

justice

Le 1er août 2019, une fillette de 22 mois, Elisabeth, était intoxiquée à la soude caustique qui lui avait été servie par erreur à la place de jus de fruit dans un restaurant de Pornic. Prévu début 2021 et reporté pour complément d’enquête, le procès devra avoir lieu le 22 juin à Saint-Nazaire.

L’incident avait eu lieu dans un restaurant réputé de Pornic et avait généré un certain émoi sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la profession suite aux torrents de haine déversés. Il semble que cela soit un enchaînement d’erreurs humaines qui ait conduit à l’accident.

La jeune fille, qui a passé 11 jours en réanimation au CHU de Nantes avec la bouche, la langue, le palais et l’œsophage brûlés, est ensuite hospitalisée à Necker-Enfants-Malades (Paris). Elle garde des séquelles plus d’un an et demi après l’ingestion de la soude caustique : elle a été hospitalisée 17 fois, notamment pour réparer et dilater son œsophage, et au début, même avaler sa propre salive lui était impossible. Elle ne dormait pas la nuit et risquait de s’étouffer, ou de se retourner sur le bouton sur sa poitrine qui, relié à une pompe, lui permet de s’alimenter.

Néanmoins, elle peut aussi manger par la bouche et doit prendre des compléments alimentaires ; pour sa famille qui a aussi une autre fille âgée de sept ans, la vie a basculé ce 1er août 2019, « à perpétuité ».

Le procès a été renvoyé car la veille du 26 janvier, jour où il devait commencer, la procureure a reçu 60 pages de conclusions aux fins de relaxe de la part de la défense, ce qui l’empêchait d’établir son réquisitoire de façon sereine. Deux employés – celui qui a mis de la soude caustique dans des bouteilles et celui qui a constaté le problème sans rien dire – sont mis en cause depuis le début et ont été licenciés depuis le drame.

Louis Moulin

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses

  1. Il s’agit d’un bébé de 22 mois donc on dit bébé et non jeune fille d’abord. Pénalement et civilement l’employeur est responsable de ses employés pendant leur travail. Il doit veiller au respect des normes de sécurité et donc il n’aurait jamais dû permettre qu’on place un liquide dangereux dans un autre récipient non signalant.

Les commentaires sont fermés.

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