L’individualisme est-il un vecteur des fractures sociétales et demain, de la guerre civile ? [L’Agora]

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L’individualisme est-il un vecteur des fractures sociétales et demain, de la guerre civile ? En effet, à l’heure où tout est fait pour disloquer les communautés humaines historiques (ethniques, religieuses, culturelles) dans un grand bordel généralisé, il semblerait que les conséquences de cette atomisation continue de la société soient particulièrement douloureuses dans les semaines, mois, années à venir.

Tout part de la destruction progressive de ce qui fait l’âme d’un peuple, de ce qui fait une nation. « Après la langue, on vise la race » comme chantait Soldat Louis. Et bien depuis plusieurs décennies, entre destruction progressive de nos langues (langues régionales, langue nationale), de plus en plus supplantées par l’Anglais, ou par un néo-langage tribal (écoutez les tendances YouTube…), et destruction de tout ce qui faisait le ciment d’un peuple, d’une civilisation, on se retrouve avec une atomisation de nos sociétés, et à une plongée progressive vers la barbarie.

Une atomisation entretenue et même accrue du fait des nouvelles technologies : alors qu’il y a encore 30 ou 40 ans, il n’y avait qu’une ou deux chaines de télévision, et que quelques journaux, souvent aux ordres de l’État dans lequel ils émettaient ou étaient imprimés, aujourd’hui, l’individu consommateur a accès, d’un simple clic ou coup de zappette, à des centaines de chaines. À des centaines et des milliers même de médias. Dans toutes les langues. Sur toutes les thématiques.

Si certains esprits plus éclaires que d’autres parviennent dans cette jungle à diversifier, à tâcher, hygiène mentale impérative, de diversifier ses sources d’informations, de culture, force est de constater que ce n’est pas le cas d’une large majorité au sein même de la population.

Ainsi, maîtrisant de moins en moins de mots dans leur langue maternelle du fait, en France notamment, d’un travail de destruction progressive de l’Éducation nationale, des générations sacrifiées ne parviennent plus à penser le monde, à penser leur société, en plus de 300 mots. C’est le début de la barbarie, puisque lorsque l’on est plus capable d’exprimer, de mettre de mots sur nos maux, on en vient à adopter des comportements tribaux, violents, barbares.

Cette barbarie s’accroit par le simple fait de fabriquer ensuite son propre petit monde autour de SES réseaux sociaux, autour de SES préférences, autour de son égo démesuré. Ainsi, la fabrique du crétin et donc du barbare potentiel, qui a débuté sur les bancs d’une Éducation nationale qui n’assume plus sa mission d’instruction, se poursuit, à la maison, en dehors de l’école, au contact de la publicité, des réseaux sociaux et des algorithmes qui, quotidiennement, vous « servent la soupe » c’est-à-dire ce que vous avez envie de voir et de consommer, sans jamais vous proposer la moindre ouverture, la moindre porte de sortie à votre monde virtuel, à votre univers cérébral qui ne se nourrit finalement que des mêmes produits quotidiennement.

Le passionné de jeux vidéos ne consultera plus que des forums de jeux vidéos, n’aura en contact sur les réseaux sociaux que des amateurs de jeux vidéos. Les publicités qui lui seront proposées, les films qui lui seront suggérées, ne tourneront plus qu’autour de ce petit monde très fermé. Idem pour le jeune de 15 ans tombé un jour sur une vidéo lui expliquant qu’il pouvait changer de sexe, qu’il pouvait ne pas se sentir bien dans son corps et donc évoluer, et qui finalement, se retrouve, à un âge de rébellion, à fabriquer son petit univers étriqué uniquement autour de SON problème, de SON mal-être, et de SA communauté de gens comme lui qui en plus, en viennent, lorsqu’ils se sentent nombreux, à demander à la société, au peuple auxquels ils appartiennent, des adaptations globales.

Le militant de gauche fermé. « Imperméable au fascisme ». Va se construire son réseau social, son fil quotidien d’actualité, ses relations, autour de son engagement politique et de lui seul. Il finira par ne plus supporter le débat, la confrontation d’idées, la vie de la cité au final. Il en va de même bien entendu du militant de droite qui agrandit chaque jour sa propre bulle.  Il en va de même pour toutes les tribus qui se fabriquent sur le cadavre d’un ensemble jadis appelé peuple, nation, ou patrie.

On suit quelques Youtubeurs qui pensent la même chose. On consulte toujours les mêmes sites Internet pour s’abreuver, et s’auto persuader de ce que l’on pense déjà. On en oublie totalement la communauté, bien réelle, qui nous entoure et dont les atomes eux aussi se disloquent du fait d’un déracinement organisé (La République contre les peuples qui la composent) d’un appel quotidien à la consommation et à l’individualisation, et d’un mirage faussement communautaire de temps à autre (ici un championnat d’Europe de football, là des Jeux olympiques, là encore, une grande fête à laquelle la communion devient quasi obligatoire pour ne pas être en marge).

Au final, il n’y a aucun complot à ce qui nous arrive. Il y a simplement une convergence d’intérêts. Avec des entreprises qui ont parfaitement compris qu’il fallait pousser le citoyen consommateur à s’aimer jusqu’à l’extrême, et donc lui offrir tout ce dont il a besoin pour combler sa soif d’égo démesuré. Chacun doit être roi. Avec des responsables politiques, en dessous de tout, mais qui ont tout de même compris que plus le peuple est divisé, atomisé, hétérogène, et moins il est susceptible de leur demander des comptes, et éventuellement de les faire tomber.

L’immigration massive, acceptée, encouragée même, relève d’ailleurs du même procédé : faire venir sans arrêt plus d’atomes différents, parfois même totalement incompatibles avec notre propre corps communautaire, pour semer la division, le chaos, et au final, la barbarie menant au suicide collectif.

Le vote dit « populiste » qui s’accroit partout en Europe n’est que la résultante de ce processus. Des individus dont les ancêtres appartenaient à une communauté, à une civilisation, à une patrie, et que l’on a transformé en consommateurs, en atomes isolés. Et qui, de plus en plus, prennent conscience de la situation. Et se révoltent, électoralement d’abord, contre ceux qui les amènent, tels des Lemmings, se jeter dans un précipice.

Alors que faire ? S’ouvrir l’esprit au maximum. Confronter ses idées. S’informer différemment. Ne pas s’isoler mentalement, ne pas se satisfaire de son confort quotidien. Aller à la rencontre de son propre peuple. Apprendre ses langues. Lui parler. Lui faire ouvrir les yeux. Lui faire prendre conscience de qui il est, d’où il vient.

Et faire demi-tour alors que le précipice se présente à nous. Laisser faire ceux qui veulent absolument s’y jeter. Et de nouveau marcher, ensemble, main dans la main, à la recherche d’un nouveau chemin à construire pour que notre vieille race européenne ne s’éteigne jamais.

Julien Dir

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

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2 réponses à “L’individualisme est-il un vecteur des fractures sociétales et demain, de la guerre civile ? [L’Agora]”

  1. alienor dit :

    « Alors que faire ? S’ouvrir l’esprit au maximum. Confronter ses idées. S’informer différemment. Ne pas s’isoler mentalement, ne pas se satisfaire de son confort quotidien. Aller à la rencontre de son propre peuple. Apprendre ses langues. Lui parler. Lui faire ouvrir les yeux. Lui faire prendre conscience de qui il est, d’où il vient. »

    ce qui a pour conséquence de se faire traiter de « complotiste », perso, je suis très pessimiste/réaliste sur le futur

  2. Emile 2 dit :

    Bien d’accord , Julien
    D’abord fuir la boîte à cons qui lobotomise depuis 50 ans , ses messes du 20 h , ses pubs , ses séries , ses téléfilms …..les réseaux asociaux …et se retrouver au resto ou au café du coin , sur le stade du patelin ….et lire pour ne pas subir passivement la dictature des écrans , s’éloigner autant que faire se peut de son portable …

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