Strasbourg : Réunion de l’Intergroupe Langues et Minorités sur la censure de la loi Molac.

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L’Intergroupe du Parlement européen « Minorités traditionnelles, communautés nationales et langues» est consacré aux sujets liés aux minorités et aux langues régionales. Ce groupe existe depuis 1983. Les 35 membres représentent presque tous les groupes politiques et États membres, pour promouvoir et défendre les droits des citoyens européens qui appartiennent à des minorités ou parlent une langue minoritaire ou régionale.

On trouve dans cet intergroupe quantité de parlementaires de Gauche ou des autonomistes tel le Corse François Alfonsi qui en occupe la présidence. Mais curieusement on y relève aussi des personnalités moins politiquement correcte, telle la roumano-magyare (issue de la minorité hongroise de Roumanie) Kinga Gál membre du Fidesz, le parti de Victor Orban. Cette dernière étant même vice-présidente de l’intergroupe ! Les minorités magyares d’Europe centrale sont d’ailleurs largement représentées par des membres du Fidesz telle l’ukraino-magyare Andrea Bocskor et le serbo-magyar Andor Deli.

Les seuls « français » représentés étant l’autonomiste corse François Alfonsi et le réunionnais LFI Younous Omarjee (ancien collaborateur de Paul Vergès, frère de l’autre, qui fut un fervent autonomiste réunionnais d’extrême-gauche). Aucun membre français d’un quelconque groupe parlementaire de Droite n’en fait partie.

Le jeudi 8 juillet dernier, lors de la session du Parlement Européen à Strasbourg, cet intergroupe avait invité le Breton Paul Molac, député du groupe Libertés et Territoires de l’Assemblée Nationale en France, auteur de la proposition de la loi sur la promotion des langues régionales, pour intervenir lors de la réunion consacrée à la censure de sa loi et ses conséquences.

Selon l’intergroupe : « l’attitude de l’État français face aux langues régionales est un sujet de préoccupation pour les défenseurs des minorités et de leurs droits dans l’Union européenne. La France est un des États-membres qui refuse de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, alors que cette ratification est un des » critères de Copenhague » opposés à tout candidat à l’entrée dans l’UE. De nombreuses langues menacées de disparition en Europe, dont le Parlement européen a demandé qu’elles soient protégées et valorisées (rapport François Alfonsi du 11 septembre 2013), sont pratiquées, et menacées de disparition, sur le territoire de la République française. La décision du Conseil Constitutionnel survenue le 21 mai 2021, vient aggraver encore cette menace de disparition qui pèse sur les langues régionales en France. En effet, alors que les parlementaires très majoritaires favorisent leur transmission par l’enseignement, notamment par la méthode de l’immersion, le Conseil Constitutionnel, par la censure de cette loi, a décidé d’exclure du service public de l’enseignement cette pratique à l’efficacité unanimement reconnue. De la sorte, les Parlementaires européens ne peuvent rester indifférents à cette attitude linguicide d’un des principaux États de l’Union européenne. A l’heure où la question du respect des valeurs fondamentales de l’Union européenne est posée pour plusieurs membres, peut-on accepter sans réagir que l’un des plus importants, membre fondateur, se comporte en violation de la grande valeur européenne du respect de la diversité qui en est la devise ? »

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. Lorsque j’étais Secrétaire Général de l’AIDLCM (Association Internationale pour la Défense des Langues et Cultures Menacées), entre 1978 et 1982), j’ai découvert un texte qui témoigne de l’incroyable .hypocrisie de l’Etat français dans ce domaine. Il s’agit du Traité d’Etat du 15 mai 1955 portant rétablissement d’une Autriche indépendante et démocratique
    (BCBL.*) n° 152/1955)

    L’article 7 de ce traité stipule – à la demande de la France ! – que les minorités slovène de Carinthie et croate du Burgenland bénéficieront de droits culturels spécifiques.

    Ainsi, d’après l’alinéa 2, « Ils auront droit à l’enseignement primaire en langue slovène ou croate et à un nombre proportionnel d’établissements propres d’enseignement secondaires ; à cet effet,les programmes scolaires seront revus et un section de l’inspection de l’enseignement sera créée pour les écoles slovènes et croates. »

    L’alinéa 3 prévoit que « Dans les circonscriptions administratives et judiciaires de Carinthie, Burgenland er Styrie où réside une population slovène ou croate ou une population mixte, le slovène et le croate seront admis comme langues officielles en plus de l’allemand. Dans ces circonscriptions, la terminologie et les inscriptions topographiques seront en langue slovène ou croate aussi bien qu’en allemand. »

    Enfin, l’alinéa 5 prévoit que
    « Sera interdite l’activité des organisations qui ont pour but de priver les populations croate et slovène de leur caractère et de leurs droits de minorités. »

    Etaient visées par ce dernier alinéa des organisations néo-nazi qui rêvaient d’une mise au pas et d’une uniformisation à la française.

    Il est piquant de voir que par ce Traité, dont la France est un des garants, la République Française défend en Autriche des droits qu’elle refuse, sur leur sol, à ses propre ressortissants ! Sa devise, c’est « Faites comme je dis, ne faites pas comme je fais ! »

    Je suggère que Paul Molac et Marc Le Fur s’emparent de ce texte et mettent l’Etat devant ses contradictions. Je suggère aussi un jumelage entre le lycée Diwan de Carhaix et le lycée slovène de Klagenfurt dont je connaissais le proviseur, Gerald Vospernic maintenant à la retraite.

    * Journal Officiel de la République d’Autriche.

    Marcel Texier

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