Les trois mousquetaires de l’UDB

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La grande différence entre les « grands » partis et les « petits » : les premiers disposent de personnel salarié – élus et collaborateurs payés par les contribuables -, tandis que les seconds travaillent avec des bénévoles. Aux dernières élections régionales,l’UDB a obtenu 4 élus. Un sacré coup de pouce pour faire tourner la boutique…

L’UDB fait son grand retour au conseil régional de Bretagne. Avec quatre élus : Anne Sohier, Christian Guyonvarc’h, Gaël Briand et Nil Caouissin.

Ils étaient déjà quatre en 2010. Au second tour des élections régionales (21 mars 2010) , Henri Gourmelen, Mona Bras, Naïg Le Gars et Christian Guyonvarc’h avaient été élus ; ils figuraient sur la liste « Europe Écologie Bretagne » conduite par Guy Hascoët qui avait obtenu 11 élus (dont les 4 UDB) – 207 435 voix, 17,37% des suffrages exprimés.

Mais on assiste à un divorce en 2015 : les autonomistes de l’UDB et les écologistes d’EELV font bande à part. Les premiers préfèrent s’allier avec Christian Troadec. Un mariage à trois n’apparaissait pas possible : Troadec est un entrepreneur – théoriquement « de gauche » – pas un écolo. Et puis comment s’entendre sur la répartition des places éligibles ? Et qui mettre comme tête de liste ? Troadec ou un écolo ? Pudiquement, Gaël Briand parle de « mésentente », en se gardant bien d’expliquer le pourquoi et le comment du désaccord (Le Peuple breton, juillet août 2021).

Résultat des courses, au premier tour (6 décembre 2015), la liste « Oui la Bretagne » (soutenue par l’UDB) conduite par Christian Troadec recueille 6,7% des exprimés (80 727 voix), tandis que la liste « Une autre voie pour la Bretagne » (EELV) dirigée par René Louail ne fait pas mieux : 80 516 voix (6,70%). Les deux ne peuvent se maintenir pour le second tour n’ayant pas franchi la barre des 10%. Mais elles sont fusionnables, par exemple avec la liste de Jean-yves Le Drian. Mais ce dernier ne veut pas entendre parler ni de l’une ni de l’autre. Donc l »’UDB disparaît de l’hémicycle ; seule Mona Bras a pu sauver sa peau en rejoignant la liste de Le Drian. Avec Lena Louarn et Paul Molac, elle formera le « groupe régionaliste » qui appartient à la majorité.

L’union faisant la force et la leçon ayant porté, en 2021, autonomistes et écolos font alliance. Leur liste « Bretagne d’avenir » recueille 126 323 voix (14,84%) au premier tour et 176 767 voix au second ; soit une progression de 50 444 suffrages.  De son côté Christian Troadec a préféré jouer la sécurité et se faire élire sur la liste de Loïg Chesnais-Girard. Notons que sur la liste de Claire Desmares – Poirrier, l’UDB comptait 22 candidats sur 91 ; et surtout quatre en position éligible. Gaël Briand a donc négocié avec efficacité les places… « L’UDB n’a pu tenir qu’en travaillant d’arrache-pied. En retrouvant l’hémicycle régional, elle va devoir continuer de plus belle ! » affirme-t-il (Le peuple breton, juillet – août 2021). À la vérité, ce dernier passe à côté de l’essentiel. L’essentiel s’appelle indemnité : 2 722 euros, c’est le traitement brut mensuel d’un conseiller régional de base de Bretagne. En tant que vice-président, Christian Troadec obtient davantage : 3 811 euros. Ce qui permettra à Gaël Briand de faire de la politique en professionnel et d’améliorer son revenu – forcément limité – de journaliste (rédacteur en chef du Peuple breton).

Aux dernières nouvelles les quatre de l’UDB  et les écolos feront groupe à part…

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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