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Parmi les nombreuses bandes dessinées portant sur la Première Guerre mondiale, la dernière publiée est consacrée à la bataille de la Marne. Le dessinateur Victor Lepointe entend ainsi illustrer la pensée de Charles Péguy.
Août 1914, à Perpignan. Suite à l’ordre de mobilisation générale, les quais de la gare se remplissent de soldats prêts à en découdre avec l’Allemagne. Ils sont persuadés que la victoire sera rapide. Parmi eux, le jeune lieutenant Henri de Maury, du 24ème régiment d’infanterie coloniale, pétri de droiture et de patriotisme, est fier de partir au combat. Mais leurs mères et épouses, bien plus inquiètes, leur font leurs adieux.
Les troupes allemandes entrent en Belgique puis en France. Le 6 septembre, Maury et ses hommes n’ont toujours pas vu l’ennemi. Sans savoir qu’ils participent à la bataille déterminante de la Marne, ils progressent à travers la campagne du côté de Vitry-le-François. Au loin, on entend le bruit du canon. Ils comprennent qu’ils approchent enfin de la zone de combat. Henri de Maury entend bien que ses hommes obéissent aux ordres, même s’ils leurs semblent périlleux. Mais sa troupe est décimée par les canons allemands. Les combats font rage. Mais ne parvenant pas à percer les lignes françaises, l’armée allemande est contrainte au repli.
Après La Guerre des loups, Victor Lepointe poursuit son œuvre sur la première guerre mondiale. Natif de la Marne, il s’y intéresse particulièrement depuis une visite de Verdun. Sa documentation méticuleuse (uniformes, armes…) permet de reconstituer les combats de la bataille de la Marne. Il se focalise sur la bataille du Mont Morêt, près de Vitry-le-François. Il ne cherche pas à expliquer cette bataille, malgré son importance stratégique. Celle-ci se déroule du 6 au 9 septembre 1914. Les troupes franco-britanniques arrêtent puis repoussent les Allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen, qui prévoyait l’invasion rapide de la France en passant par la Belgique. Sur le million d’homme de chaque côté, on estime les pertes, dans chaque camp, à près de 250 000 tués, blessés et disparus. Le scénariste nous immerge au sein d’une unité de combattants, pour mieux comprendre leur psychologie. Il entend en effet montrer l’évolution d’un officier, parti au combat la fleur au fusil, mais découvrant la réalité de la guerre.
Son trait réaliste bénéficie d’un somptueux lavis de nuances de beige, de marron et de gris. Les portraits des soldats sont délicats et fins, mettant en évidence leur fragilité dans cette guerre particulièrement meurtrière. Renforçant encore la douceur du récit, des pages en camaïeu de gris montrent l’attente des épouses. On reste surpris d’apprendre que Victor Lepointe, équipé d’une tablette écran grand format, réalise l’intégralité de ses illustrations sur ordinateur.
Cette bande dessinée est parsemée de citations de Friedrich Nietzsche, Stefan Zweig et Charles Peguy, dans des encadrés narratifs. La mort d’Henri de Maury, héros de ce récit, rappelle celle de Charles Péguy. Engagé dès la mobilisation d’août 1914, Péguy meurt en effet le 5 septembre, près de Meaux, à la veille de la bataille de la Marne, alors qu’il exhortait ses hommes à ne pas céder un pouce de terre française. Charles Péguy s’exprimait ainsi, en 1913 : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre ».
Après cette bande dessinée, Victor Lepointe prépare deux nouveaux projets : les batailles du Hartmannswillerkopf et de Verdun.
Kristol Séhec
Après l’orage, 126 pages, 16,90 euros. Editions Pierre de Taillac.
Illustrations : DR
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Une réponse à “« Après l’orage », la bataille de la Marne en bande dessinée.”
Magnifique bande dessinée retraçant le génocide d’une jeune génération pour étouffer une crise sociale dans l’œuf. Cette boucherie fut effroyable et mon grand père qui a perdu ses deux frères dans les tranchées, fut rescapé par miracle comme il disait à ma mère. « Nous étions comme drogués pour sortir de la tranchée pour se faire décimer par les mitrailleuses. Et baïonnettes aux canons car nous n’avions que 8 cartouches, alors bien obligé d’embrocher l’ennemi dans un combat de survie » Et le fonds de cette guerre génocidaire qui a connu 2 tentatives d’arrêt des combat, furent stoppées par le sacro saint conglomérat de l’armement business finance, avec mépris des vies humaines chair à canon. Ce fut effroyable de boucherie de « puanteur de décomposition des corps dans les tranchées dont citait aussi mon grand père » famille d’Aix les Bains je lui rend honneur et courage. Pas étonnant que tout cela a accouché d’une revanche en un dictateur prévu, pour arrêter le communisme et faire ainsi la 2ème guerre mondiale, avec cette fois ci 53 millions de victimes. L’espèce humaine bipède est donc capable du pire comme du meilleur par profit de l’armement et cette nouvelle guerre virologique qui nous anime actuellement en est l’exemple frappant des organisateurs créateurs de ce virus qui remplace les balles et sa pandémie associée. Pas très joli et revalorisant notre humanité tout de même…