Nantes : Mgr Percerou est « Fratelli Tutti », sauf avec les fidèles de l’église Saint-Clément ?

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Dans sa lettre de rentrée du 6 septembre dernier publiée sur le site du diocèse, Mgr Percerou, évêque de Nantes, cite abondamment Fratelli Tutti et exhorte à ne « jamais construire de murs et de frontières », notamment vis-à-vis des afghans. Cependant, ce discours d’accueil et de fraternité s’applique-t-il à tous les fidèles ? On peut en douter lorsqu’on lit la lettre d’information de l’association Foi et Traditions, qui représente les fidèles de la messe traditionnelle en l’église Saint-Clément.

D’un côté, l’évêque de Nantes cite abondamment l’encyclique Fratelli Tutti et le Pape François : « Le Pape François dans « Fratelli Tutti », au n°55, nous interpelle : « J’invite à l’espérance qui nous parle d’une réalité qui est enracinée au plus profond de l’être humain, indépendamment des circonstances concrètes et des conditionnements historiques dans lesquels il vit. Elle nous parle d’une soif, d’une aspiration, d’un désir de plénitude, de vie réussie, d’une volonté de toucher ce qui est grand, ce qui remplit le cœur et élève l’esprit vers les grandes choses, comme la vérité, la bonté et la beauté, la justice et l’amour. […] L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon, pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne. Marchons dans l’espérance ! »

L’Esprit du Ressuscité agit en ce monde pour qu’à travers tout ce qui lui fait du mal et cherche à le détruire, la vie jaillisse. Et si, cette année, nous prenions le temps de repérer l’Esprit à l’œuvre en celles et ceux qui, au plus proche de nous, dans notre quartier, notre village, notre paroisse, notre mouvement d’Eglise, dans nos engagements divers, s’engagent pour plus de fraternité afin que renaisse l’espérance ? Et si, cette année, nous répondions à l’appel du Pape François : « Le Seigneur est actif et à l’œuvre dans ce monde. Sortez donc dans les rues et allez aux carrefours : tous ceux que vous rencontrerez, appelez, sans exclure personne. Accompagnez surtout ceux qui sont restés au bord de la route (…) Où que vous soyez, ne construisez jamais des murs ni des frontières, mais des places et des hôpitaux de campagne. »

De l’autre, on lit dans la seconde lettre de l’association Foi et Tradition, qui représente les fidèles de la messe traditionnelle de Saint-Clément dans leurs démarches auprès du diocèse : « depuis le 16 juillet, Foi et Tradition, mais aussi et surtout les abbés de la Fraternité Saint Pierre de Nantes, travaillent à développer au mieux les relations entre Monseigneur PERCEROU, le Père VALLET (nouveau curé de Saint Clément) et la communauté de Nantes attachées au rite tridentin.

Comme nous vous l’avons déjà annoncé, le dialogue se déroule d’une manière cordiale et avec beaucoup de bienveillance. Dans ce cadre, l’abbé LECOQ, supérieur de la Maison Sainte Anne, rencontrera vendredi prochain, le 10 septembre, Monseigneur PERCEROU, évêque de Nantes, et le Père VALLET pour travailler ensembles à l’avenir de la communauté « ex-Ecclesia Dei » de Saint Clément ».

Néanmoins, écrit l’association, laissant entendre qu’il y a tout de même anguille sous roche, « nous vous invitons à redoubler de prières pour que le Saint Esprit éclaire leurs intelligences et que la charité et le bien des fidèles prévalent. Comme vous le savez, nous demandons le maintien des Messes et de l’ensemble des activités existantes, dans l’église de Saint Clément. […] Bien entendu, dès que nous pourrons vous transmettre des informations, nous le ferons. Nous espérons avoir alors de bonnes nouvelles à vous annoncer mais, à ce jour, l’avenir reste incertain ».

Selon nos informations, suite au motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet dernier qui permet aux prélats et à des proches du Pape de restreindre nettement la liberté de la messe traditionnelle, certains, au sein du diocèse de Nantes, reprochent aux fidèles de l’église Saint-Clément d’être dans une église paroissiale, alors que le texte prévoit une « ghettoïsation » de la messe en latin – laquelle doit désormais se dérouler ailleurs que dans les églises chefs-lieux de paroisse.

« Si Saint-Clément est rayé de la carte, on ira dans les granges, les bois et les chapelles, comme en 1793 »

« On nous reproche surtout d’être nombreux, d’avoir des enfants, et d’être catholiques. La messe en latin semble donner mauvaise conscience à certains, notamment à ceux qui se sont terrés au printemps 2020 alors que les prêtres traditionnels et les fidèles continuaient l’exercice du culte », témoigne un fidèle de Saint-Clément, originaire du Vignoble nantais. « Peut-être aussi pensent-ils qu’en nous déplaçant dans une église périphérique, à un horaire impraticable – un dimanche à 17 heures par exemple – nous irons, soumis, dans les églises diocésaines près de chez nous nous contenter de la messe en français. Pour notre part, c’est non, nous irons à la messe de la FSSPX à la Placelière, et pour le denier du culte, un diocèse qui ne nous respecte pas n’aura pas notre argent ».

Cet autre fidèle et père de famille nombreuse, dans la vallée de l’Erdre, est prêt à chouanner. « Ils pourront toujours rayer Saint-Clément de la carte – mais ils ne peuvent pas nous interdire de nous réunir nous, dans des lieux privés, comme on veut et avec les prêtres qu’on veut. Si notre messe à Saint-Clément est rayée de la carte, on ira dans les granges, les bois et les chapelles, comme en 1793, et comme au printemps 2020. Dans la région, on a l’habitude. Les persécuteurs finissent toujours par être la victime de ce qu’ils ont déclenchés, on est toujours ‘’le tradi’’ ou ‘’le suspect’’ de quelqu’un d’autre ».

Louis Moulin

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1 COMMENTAIRE

  1. mais envers les catholiques traditionalistes, les murs peuvent être levés!
    honte à ces prélats qui préfère les musulmans à leurs frères chrétiens

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