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Il existe encore des chevaliers à Nantes ! Le club de Béhourd nantais faisait une démonstration le samedi 04 septembre dernier à la pause du calvaire de Port Saint-Père par la salutaire association SOS Calvaire. L’occasion pour notre reporter de rencontrer un combattant de ce sport médiéval qui fait renouer tradition, esprit chevaleresque européen et performance physique intense.
Breizh Info : Le club de Béhourd nantais existe depuis longtemps ?
Le club a été monté fin 2016. il rayonne sur un territoire assez vaste : le pays nantais, la Vendée et le Choletais où nous avons des antennes. Pour l’instant, nous sommes surtout bien installés en Vendée…
Breizh Info : Pourriez vous présenter le Béhourd en quelques mots…
C’est un sport de combat médiéval, basé sur les tournois médiévaux français de la période XIIIè-XVè siècle. Il peut y avoir des combats en armes et armures d’époque, du un contre un jusqu’au 30 contre 30 en gros…C’est un sport qui est encadré par la Fédération Française de Béhourd et la Fédération Internationale de Béhourd. Tout est réglementé au niveau historicité et niveau sécurité, nous sommes très stricts là-dessus ! Nous combattons donc comme aux temps anciens, les armures sont réelles, les armes sont réelles, à cette seule différence qu’elles ne sont pas tranchantes, elles ne sont pas faites pour se couper en deux si vous voulez. Mais, tous les coups sont donnés, ce n’est ni de la chorégraphie, ni de la reconstitution pure ce sont de vrais combats !
Breizh Info : quels coups peuvent être donnés, quelles armes peuvent être utilisées ?
En matière d’armes il y a un panel très large. Il est, en fait, plus simple de faire la liste des armes qui sont interdites en Béhourd : le fléau et le marteau de guerre. Mais en matière d’armes autorisées, nous avons les épées, les fauchons, les haches à une main, à deux mains, des halebardes, des boucliers, etc… En plus de tout cela, vous pouvez également utiliser vos mains, mettre des coups de poing. C’est un sport qui est très complet au niveau combat, car il y a bien évidemment des coups interdits mais ça peut vite partir en lutte, ce qui nous différencie de l’escrime par exemple…
Breizh Info : et tous les types de gabarits sont présents sur les champs de bataille ?
Tout à fait ! Chez nous, nous avons des types de 60kgs qui mettent l’armure et d’autres qui, sans armure, sont à 120kgs. C’est un sport où il y a des équipes féminines et des équipes masculines. Il y a moins de femmes pour l’instant mais on essaye de développer notre communication à destination de la gente féminine….
Breizh Info : (je me trouve devant un lascar suant à grosses gouttes dans une armure en métal impressionnante) et l’armure, combien pèse-t-elle ?
L’armure pèse entre 23 et 30 kgs. Il y a des combattants de grand gabarit qui peuvent monter au-delà de 35 kgs… Pour renforcer la sécurité, nous portons aussi des protections modernes en dessous comme des dorsales de moto, des coquilles…
Breizh Info : êtes-vous des chevaliers des temps modernes ?
Oui (rires), en tout cas le sport en adopte les valeurs ! Ensuite, le Béhourd est un sport, nous sommes avant tout des sportif mais l’aspect chevalerie reste présent. Surtout en France d’ailleurs, à l’étranger il y a moins ce côté-là… car il faut savoir que c’est un sport qui a été remis au goût du jour par les Russes qui sont peut-être moins portés sur l’aspect des valeurs chevaleresques… A contrario, en France il y a toujours une certaine identification à la chevalerie.
Breizh Info : et que signifie Béhourd ?
Si je ne me trompe pas, en vieux français, ça renvoie au mot « fracas ». Il est vrai, pour parler vulgairement, que l’on se fracasse bien la tête dans un combat de Béhourd (rires)
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