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Il s’appelle Damien Tarel. Il a giflé Emmanuel Macron au cri de « Montjoie St Denis » et cela lui a coûté trois mois en prison. Nous l’avons interrogé quelques semaines après sa sortie de prison. Entretien brut.
Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs, de la façon dont vous souhaiteriez être présenté ?
Damien Tarel : Je suis Damien Tarel, un jeune drômois de 28 ans. J’ai autant travaillé dans les usines que fréquenté les bancs de la fac. Je suis attaché à ma ville de naissance et ma région que j’essaie de dynamiser avec plusieurs associations et suis actuellement étudiant en gestion de projet événementiel. Je pense que l’on peut dire que je suis quelqu’un de curieux avec beaucoup de passion notamment l’histoire et les arts martiaux.
Breizh-info.com : Tout d’abord, comment se sont déroulés vos trois mois en prison ? Dans votre prison, les propos d’un certain Éric Zemmour sur l’origine extra européenne d’une majorité de pensionnaires se sont-ils vérifiés?
Damien Tarel : Après les débuts plutôt difficiles dus en grande partie à l’isolement, le reste ma détention s’est bien passé grâce aux centaines de lettres de soutien ainsi qu’aux livres que j’ai pu recevoir. Il se trouve que les propos d’Éric Zemmour sont tout à fait exacts, 80 à 90 % des détenus sont musulmans. La plupart ont été sympathiques avec moi.
Breizh-info.com : Avez vous été étonné du soutien reçu en prison ? Pourquoi avoir décidé de se rendre chez Hanouna dans la foulée de votre sortie ? N’avez vous pas eu l’impression de participer à un lynchage public dont vous étiez la victime, lynchage émanant de personnalités qui par ailleurs sont souvent émoustillées devant des voyous (issus de la scène rap notamment) invités sur les plateaux télévisions ?
Damien Tarel : J’avoue avoir été légèrement étonné du soutien reçu en prison notamment de la quantité, mais plus que tout de la clairvoyance des lettres que j’ai reçues.
Quand j’ai accepté de participer à l’émission de Touche pas à mon poste j’avais conscience de me diriger vers la fosse aux lions avec l’espoir un peu naïf de pouvoir y présenter une partie de mes idées, mais surtout la conviction profonde que la vérité finirait toujours paraître tant qu’on lui laisse l’occasion.
Le paradoxe que vous soulignez est tout à fait vrai néanmoins, ce n’est pas le seul. Ceux-ci sont nombreux chez les chroniqueurs de la télévision en décalage avec la réalité. Même si mon intervention a effectivement ressemblé à un lynchage public plutôt malhonnête, j’ai l’espoir d’avoir pu ouvrir les yeux des téléspectateurs sur la fausseté de ces soi-disant apôtres de la non-violence.
Breizh-info.com : La justice française vous a empêché de poursuivre une formation… alors même qu’on vous demande de suivre une formation à votre sortie de prison. Ubuesque non ? Pour quelles raisons devez-vous suivre un traitement psychologique ? Est-ce à considérer qu’un opposant à la macronie relève de la psychiatrie ?
Damien Tarel : Oui j’avoue que cela est assez paradoxal, mais comme mon geste est symbolique la peine est elle aussi symbolique, sans autre considération pour la réalité de ma situation. Cette peine a pour unique but de m’accabler de me discréditer. Pour ce qui est des soins psychologiques, j’avoue ne pas savoir quelles sont les raisons invoquées. Comme si pour les juges, il s’agissait d’une évidence, qui n’est pas nécessaire de préciser, que seul un fou peut-être à l’origine de cet acte.
Breizh-info.com : Vous affirmez être Gilet jaune, avoir des amis communistes alors que vous-même êtes royaliste, avoir travaillé dur à l’usine par intermittence.. Finalement, n’incarnez vous pas parfaitement cette France périphérique, communautaire, qui vit parallèlement, de plus en plus séparément même de la République française des villes, une République française qui empêche de s’exprimer, de débattre, qui divise, qui sépare, qui condamne et qui exclut ?
Damien Tarel : Je ne peux pas dire que je l’incarne où que je sois un représentant, mais oui je suis un membre de cette France périphérique comme beaucoup d’autres, exclu de la République et en marge des divisions fratricides de celle-ci entre droite et gauche. Bien loin de la recherche de la pureté idéologique, plutôt dans l’action d’entraide et la recherche concordance de point de vue. Pour déménager, on appelle les potes à l’aide et dans les bars on discute de nos idées sans langue de bois. Peu importe nos affinités idéologiques, nous tombons pour la plupart du temps d’accord et en opposition à la politique actuelle très citadine.
Breizh-info.com : Vous avez déclaré ne rien regretter, ce qui semble « choquer le bourgeois » alors que comme vous le dites, il ne s’agit que d’un soufflet. Y’a-t-il d’autres personnalités qui mériteraient, selon vous, quelques paires de claques aujourd’hui ?
Damien Tarel : J’avoue ne pas bien connaître la législation à ce propos et répondre à cette question pourrait peut-être avoir comme effet de me retrouver confronté à la justice une nouvelle fois. Mais je pense qu’il serait quand même bon de rappeler une évidence, c’est que les responsables sont justement « les responsables », c’est-à-dire qu’il ne faut pas confondre ceux qui donnent les ordres et en ont la responsabilité avec ceux qui les appliquent à responsabilité tout à fait limitée.
Breizh-info.com : Quels sont les livres qui vous ont marqué lors de votre passage en prison et que vous conseilleriez à nos lecteurs, pour méditer, se former. Et s’impliquer dans la vie de la cité ?
Damien Tarel : Je peux déjà vous conseiller 3 petit livres aux éditions la nouvelle librairie « identité socle de la cité » Henri Levavasseur, « Manuel contre la diabolisation » de Jean-Yves Le Gallou et « capitalisme moderne et société de marché » de Guillaume Travers ce dernier analyse le capitalisme sous tous ses aspects notamment relationnels et l’oppose à l’économie médiévale.
Il y a aussi « Le paradoxe de la civilisation : comment cultiver l’harmonie dans un monde naturellement chaotique et violent ? » de Thibault Isabel ; ce livre traite de la violence sous ses différents aspects et parle de la violence comme une force neutre notamment fondatrice de civilisation.
Je citerai aussi le livre de Frédéric Delavier « l’éveil des consciences ou comment devenir un homme libre » dans la continuité de la philosophie nietzschéenne avec une base scientifique.
Propos recueillis par YV
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5 réponses à “Damien Tarel, le gifleur de Macron, se confie [Interview]”
Quel que soit ces opinions envers tel ou tel politique on doit se montrer respectueux comme on veut qu’il le soit envers nous , mais visiblement ce gamin n’a pas appris le respect sur les bancs de l’université pas plus que chez lui , et se manque de respect envers les policiers , les politiques et biens d’autres ne cessent de croitre alors que ces gens irrespectueux sont les premiers a demander le respect mais comment etre respecté si on est incapable de respecter les autres , ce gamin mérite une bonne correction !!!
Ton baratin est incompréhensible, respectueux envers Macron, qui dis: il n’y a pas de culture française ? Macron qui donne des ordres, en tant que chef des armées, à un général qui sait de quoi il parle, puisqu’il a combattu ,alors que lui a refusé de faire son service militaire ; celui ci étant proche de la fin ? Macron dont toute la politique consiste à détruire la France, pour une Europe dirigée par des fonctionnaires non élus, Macron qui ne sait pas, ou ne veut pas voir, que les églises, et les cathédrales brulent , Que les sales blancs sont égorgés, que la police craint de faire respecter les lois dans les cités, et que les lois des cités sont appliquées. Il refuse de voir que sa femme qui l’a dragué étant gamin, critique une jeune professeur pour « amour inapproprié » avec un de ses élèves , sans voir qu’il est dans le même cas ? Que pour une « pichenette, ou un oeuf » les auteurs sont plus condamnés que quelque qui a tué une juive torturée et jetée du haut de son immeuble.
Encore BRAVO et MERCI pour cette action .
je regrette de ne pas avoir écrit à ce prisonnier d’opinion
ce que je lis me conforte un peu, il reste des « honnêtes hommes » comme il Molière le disait
Jujute, calme toi et va écouter Brassens… y’a pas d’âge pour grandir, pas plus que pour rétrécir.