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Une nouvelle série de bandes dessinées imagine la jeunesse de Machiavel, au cœur d’enquêtes révélant les enjeux de pouvoir à Florence.
Mars 1498, à Florence. Nicolas Machiavel, jeune secrétaire du chancelier Scala, s’ennuie ferme aux archives de l’État. Dans les sous-sols de la chancellerie, il doit recopier des lettres pour la délibération du soir du Conseil des Dix, qui veille à la sûreté de Florence. Lorsqu’un garde demande en urgence un secrétaire pour aider l’un des commissaires, Nicolas désireux d’échapper à la routine se porte volontaire. On vient en effet de découvrir le cadavre d’un inconnu sous le Ponte Vecchio, dans les eaux glacées de l’Arno, les côtes percées d’un coup de couteau. Mais le commissaire chargé de l’enquête est Piero Soderini, lequel quelques années plus tôt a fait arrêter pour détournement de fonds publics son ami, le propre père de Nicolas Machiavel, lequel est mort en exil. Nicolas Machiavel et Piero Soderini comprennent qu’un mystère entoure le cadavre de cet homme assassiné. Au village de Pontassieve, ils découvrent qu’il était un imprimeur d’origine allemande…
A Florence, autour des prêches du frère dominicain Savonarole, prédicateur d’une rigueur absolue, se rassemblent chaque jour davantage de disciples fanatisés. Savonarole inquiète l’élite florentine. Un jour, une lettre du roi de France est affichée sur les murs de la cité : elle promet le trône pontifical à Savonarole s’il convainc l’État de Florence de le soutenir dans son entreprise militaire en Italie. Cette trahison met la ville à feu et à sang…
L’auteur Jean-Marc Rivière, Maître de conférences à Aix-Marseille, spécialiste de la Renaissance, a soutenu une thèse sur « L’espace politique républicain à Florence de 1494 à 1527 : réforme des institutions et constitution d’une élite de gouvernement ». C’est dire qu’il connait le sujet. Il imagine la jeunesse de Machiavel au coeur de la cité toscane. Celui-ci va s’initier à la politique à travers une enquête policière où la conclusion de l’énigme n’obéit pas à la justice mais à la politique.
Le scénariste nous fait ainsi progressivement découvrir la personnalité du futur auteur du Prince. Nicolas Machiavel (1469-1527) est le plus célèbre des fondateurs de la politique moderne, maintenant séparée de la morale et de la religion. Son œuvre la plus connue, Le Prince, montre comment devenir prince et le rester. Les actions contraires aux bonnes mœurs qu’il conseille parfois a donné lieu à l’adjectif machiavélique.
Le scénariste imagine que Nicolas Machiavel rencontre des personnages historiques (Piero Soderini, Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis, Francesco Vettori…) et même Jérôme Savonarole (1452-1498), qu’il sait innocent et tente de sauver. Mais on reste surpris que cette bande dessinée ne montre pas que Savonarole était alors le chef politique de la cité, où il exerçait un pouvoir théocratique. Ce premier tome se focalise sur la rencontre entre Machiavel et Soderini. Nicolas Machiavel servit effectivement sous les ordres de Piero Soderini en tant qu’ambassadeur auprès de César Borgia, à Rome et en France. Dans cette bande dessinée, Nicolas Machiavel va apprendre de Piero Soderini que « quand on ne peut pas gagner, il faut surtout éviter de perdre » ou encore qu’« en politique, tu tues ou tu es tué, il n’y a pas d’autre règle ».
Le dessinateur italien Gabriel Andrade, par un style réaliste d’une grande précision, parvient à reproduire Florence à l’époque de la Renaissance. Il prend le temps de dessiner les magnifiques bâtiments toscans.
On attend le prochain tome avec impatience…
Kristol Séhec
Les Enquêtes de Machiavel, Tome 1, La voie du mal, 14,95 €, Editions Glénat.
Illustrations : DR
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Une réponse à “Les Enquêtes de Machiavel, nouvelle série de bandes dessinées”
J’espère qu’il enquêtera sur les colonies mondialistes:
« L’établissement des colonies [banlieues islamiques] est peu dispendieux pour le prince [pour le capital mondialiste, c’est le souchien GJ qui paie…]; il peut, sans frais ou du moins presque sans dépense, les envoyer et les entretenir; il ne blesse que ceux auxquels il enlève leurs champs [26m2/s de bétonnage immigratoire, caf…] et leurs maisons pour les donner aux nouveaux habitants [white flight, fuite des blancs en périphérie]. » Machiavel, Le Prince