Laurent Ozon : « L’organicisme fait un retour en force dans les discours politiques et idéologiques » [Vidéo]

vaccination

Parmi les personnalités médiatiques françaises qui souhaitent l’instauration de la vaccination obligatoire pour tous, l’essayiste Rachel Khan (lire par ailleurs) s’est récemment illustrée sur LCI en tentant de justifier une telle terreur vaccinale sur le plan philosophique en expliquant que « la liberté de vivre, c’est celle de se faire vacciner ». « Nous tous, nous sommes un seul corps, et si la moindre petite particule n’est pas vaccinée, c’est l’ensemble du corps qui ne peut pas aller bien », déclare celle qui se présente également comme une actrice à ses heures perdues.

Des propos qui ont inspiré à Laurent Ozon, figure de l’opposition à la politique sanitaire gouvernementale que les lecteurs de Breizh-Info connaissent bien, une réflexion sur le sujet de l’organicisme publiée sur Twitter le 3 décembre :

« L’organicisme fait un retour en force dans les discours politiques et idéologiques. Nous serions les organes interdépendants d’un même corps et notre liberté serait subordonnée à l’intérêt du corps social et donc secondaire ou dérivée.

Cette évolution de discours visant à légitimer les mesures de contraintes liberticides adoptées par les Etats à l’occasion de la crise du Covid-19 n’est pas anodine. Elle signe le passage progressif d’une phase de déconstruction à une phase de reconstruction du corps social.
Cet ‘organicisme’ était jusqu’ici considéré comme caractéristique des idéologies conservatrices, voire fascistes. De fait, la vision d’un corps social unifié par l’Etat et réduisant l’autonomie de destin et de décision de ses parties appartient bien à ces registres.
La vision d’un corps social organique (et non mécanique) structuré par des symbioses et hiérarchies naturalisées (et non par le contrat social ou la main invisible du marché) marque la ligne de partage du conservatisme et du progressisme idéologique depuis maintenant 2 siècles.
Il existe deux organicismes idéologiques. L’un emprunte au registre mental des temps de crises et des stress vitaux (coopération sous stress maximal), débouche sur une cohésion violente de crise. L’autre à la stabilité (climax) des communautés organisées dans la complémentarité.
Le 1er, marqueur clé des sociétés totalitaires qui soudent leurs parties (synchronisation forcée et désignation paranoïde de l’adversaire) via des contagions de stress. Le 2ème irrigue une pensée conservatrice, fédéraliste et écologiste (subsidiarité, communauté, stabilité).
Pour ne pas terminer, le recours de plus en plus fréquent des influenceurs et politiciens à un registre lexical organiciste pour justifier la contrainte des institutions en temps de crise, appartient clairement au registre considéré comme totalitaire jusqu’ici.

À côté de la déconstruction de notre société s’organise progressivement un chantier de reconstruction (identitaire, anthropologique, social, économique) au profit d’un condominium Etats-Transnationales. Il instrumentalisera les stress vitaux pour y parvenir. Nous voici ailleurs. »

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. Plus les gens se pensent instruits, plus ils sont contraints de dirent des conneries, le pire est que ce sont ces gens là qui sont invités par les médiats, d’autres personnes qui pensent eux aussi tout savoir !
    conclusions les cons se recrutent et se reconnaissent entre eux ! il faut absolument éviter d’ écouter les cons !

Les commentaires sont fermés.

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