Covid-19. « Les non vaccinés portent le mal dans les établissements de santé ». Lettre à la direction du CHRU Brest-Carhaix

Dans une interview donnée à Ouest-France le 3 décembre 2021, le professeur Eric Stindel, président de la commission médicale d’établissement (CME) au CHRU Brest-Carhaix évoque la « circulation du virus Covid-19 » dans les établissements de santé gérés par son administration.

Il termine son interview en déclarant, toute honte bue : « La 5e vague n’a pas les mêmes conséquences que les précédentes. Pour les gens vaccinés – soit 95 % des plus de 12 ans en Finistère-, il y a peu de répercussions. ​L’impact est moindre pour l’hôpital. Le virus affecte surtout des gens très fragiles, immunodéprimés ou avec des comorbidités. Ou qui ne sont pas vaccinés, et qui portent le mal dans les établissements »

Ainsi donc, les non vaccinés porteraient « le mal » dans les établissements de santé. Comme si par définition, un établissement de santé n’était pas justement le lieu où entrait la maladie, quelle qu’elle soit, parce que le personnel de ces établissements, médecins, infirmiers, aide-soignants, ont justement la mission professionnelle de soigner (il est vrai que dans certains établissements submergés de personnels administratifs, on se demande si c’est réellement encore la mission principale, ou si le but n’est pas avant tout de faire de l’argent…).

Mais les propos du Professeur Stindel sont révélateurs de l’état d’esprit d’une partie du corps médical depuis deux ans, qui a fait du « non vacciné » la nouvelle sorcière, la nouvelle gangrène de notre société.

« Comment un professeur peut-il affirmer que cette résidente soit à l’origine de cette contamination ? » s’interroge à juste titre la famille de la résidente de l’EHPAD de Keravel, résidente accusée d’être l’affreuse sorcière semeuse de maladie par le Professeur Stindel, alors même que rien, absolument rien ne démontre qu’elle est responsable de ce « cluster ». Surtout que l’on sait aujourd’hui que les vaccinés transmettent le virus, eux aussi.

Pour rappel, le Professeur Stindel est un chirurgien orthopédique. Pas un spécialiste des virus. Mais tel celui qui se prend pour le chevalier blanc, il est parti en croisade contre les non vaccinés, ces nouveaux pestiférés à qui l’on prête désormais toutes les intentions les plus dégueulasses, et qu’on livre, via une campagne intense de terreur et de propagande, à la vindicte de ceux qui, triple vaccinés (et bientôt, 5, 10, 25 fois ?) pensent réellement qu’ils « protègent les autres ».

Il faut pourtant rappeler des choses simples au Professeur Stindel et à toute la direction du CHRU Brest-Carhaix : nous payons, vaccinés comme non vaccinés, des charges, des impôts, des taxes, pour que le jour où nous tombons malades, votre personnel, par ailleurs si mal payé par votre administration, nous soigne dans vos établissements de santé. Quelle que soit notre maladie. Quel que soit notre statut vaccinal. Qu’importe de savoir si nous avons le SIDA, la lèpre, la Peste noire, ou une entorse de la cheville, un rhume, ou le Covid-19.

Soignez-nous dans le silence et le respect du secret médical inhérent à votre profession, et occupez vous plutôt par ailleurs de recruter (et de bien payer) un personnel dont vous manquez de plus en plus partout en France. Parce qu’on vous paye pour cela, tous les jours, tous les mois, via nos impôts. 

Et éventuellement, évitez que nous attrapions une des nombreuses maladies nosocomiales que de nombreux témoins pourraient rapporter avoir contracté au sein de vos établissements de santé, sur la décennie précédente, car en l’occurence, les patients de ses établissements apportent parfois le mal…quand ils sortent de ces établissements.

Nous vous demandons d’assurer votre mission de service public, pas de vous improviser chargé de communication d’un Gouvernement à la dérive, ou pseudo spécialiste alarmiste d’un virus dont on peut voir tous les jours qu’il ne ravage pas le monde comme certains annonceurs de mauvaises nouvelles l’affirmaient depuis deux ans maintenant.

En accusant les non vaccinés d’introduire « le mal » dans vos établissements de santé, vous oeuvrez à la mise au placard de « sous citoyens », et vous oubliez ces phrases, ce serment d’Hippocrate que vous avez prononcé il y a des années maintenant, et qui pourtant, est le ciment de toute personne aspirant à exercer la médecine en France.

« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services  qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque »

What else ?

Yann Vallerie

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

7 réponses

  1. il ne faut pas s’étonner, touts les recherches sont payées par les labos, alors ne pas chercher ailleurs, si il ne va pas dans le sens des labos, plus de financement ! honte à ce prof qui pense dollar avant tout, cela me rappelle une chanson  » Ha s’il pouvait fermer sa Grande G….le, ça nous ferait des vacances « 

  2. A travers l’histoire, les évènements sont l’occasion de la révélation des personnalités. Des collabos par exemple…

  3. Merci pour cette mise au point bienvenue. Certains se croient tout permis parce qu’ils croient posséder la vérité et ne savent pas qu’ils ont été trompés.

  4. Que ce Monsieur aille voir ce qui se passe dans les Ephads. J’ai deux exemples identiques : un en Bretagne, un dans la région PACA, par des amis qui ont pour l’un une Maman en résidence, pour l’autre sa belle fille qui y travaille. Personnel réduit ce qui a pour conséquences :
    Malpropreté des locaux au point que les familles doivent elles-mêmes faire le ménage des chambres, l’aérer, vider le chaise percée. Les résidents sont lavés une fois par mois, on leur découvre des plaies…. Ca pue la malpropreté dans les couloirs. Et on prétend soigner nos vieux avec un « vaccin » !!! Et pour entrer dans de tels locaux il faut aux visiteurs mettre un masque et se désinfecter les mains, mais de qui se moque-t-on ???? Ras le bol de ces donneurs de leçon !!

  5. Donc il faut protéger les vaccinés contre les non vaccinés en leur injectant un produit qui n’empêche ni la contamination ni la transmission, futée cette stratégie surtout pour les rétro-comissions des acheteurs de vaccins

  6. Oui, on paie des impôts pour être mis sur le côté de la société (ne pouvoir aller nulle part et même pas dans un établissement de soin / santé pour un suivi médical !) – et oui on peut contracter mille saloperies à l’hôpital…
    Quant aux vaccins anti-Covid, je crois que la réalité a déjà donné son résultat…
    Il est scandaleux qu’une partie de la population soit ostracisée alors même qu’elle est généralement prudente.
    Assez de ce système pourri qui monte les uns contre les autres, avec la PEUR comme moteur…

Les commentaires sont fermés.

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