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Florian Philippot a appelé six autres candidats à la présidentielle à l’«Union sacrée» pour marquer ensemble leur opposition au pass vaccinal, le 8 janvier prochain. Il souhaite ainsi rendre la discussion incontournable dans le débat politique. En première ligne de la contestation des mesures de restriction des libertés prises depuis le début la crise sanitaire, le président des Patriotes Florian Philippot a lancé ce 21 décembre un pavé dans la mare pour tenter d’imposer ce sujet majeur dans la campagne présidentielle.
«Notre pays est très gravement brutalisé et attaqué. Nos enfants sont attaqués, les travailleurs sont attaqués et c’est d’une violence inouïe. Nous avons le devoir de faire l’Union sacrée», a-t-il ainsi déclaré dans une interview pour Valeurs Actuelles publiée sur son compte Twitter.
Florian Philippot a appelé les candidats à la présidentielle ayant manifesté à des degrés divers leur opposition aux restrictions, et notamment au pass vaccinal (Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Eric Zemmour, Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau), à «mettre en pause leur campagne» le 8 janvier prochain pour montrer ensemble leur opposition sur le sujet.
Face à une agression inouïe, après 2 ans d’enfer, nous avons le devoir de faire l’#UnionSacrée ! Imaginez une initiative pour les libertés le 8 janvier avec une myriade de leaders politiques dont 7 candidats à la présidentielle.
Nous avons cette responsabilité devant l’Histoire⤵️ pic.twitter.com/Sh9rChDFxz— Florian Philippot (@f_philippot) December 21, 2021
Le 17 décembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la transformation prochaine du pass sanitaire en pass vaccinal.
Concrètement, pour entrer dans les lieux soumis à ce pass (restaurants, lieux de culture, de loisirs, etc.), un test négatif ne suffira plus : il faudra obligatoirement avoir été vacciné (ou guéri du Covid) et avoir reçu une dose de rappel. Un Conseil des ministres exceptionnel doit adopter le 27 décembre le projet de loi sur ce nouveau laissez-passer vaccinal afin de permettre au Parlement, selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, « d’être en mesure d’examiner ce texte d’emblée. la semaine prochaine, entre Noël et Nouvel An ».
Le gouvernement n’exclut pas d’aller « au-delà » des mesures restrictives en vigueur en cas de « très forte reprise de l’épidémie liée au variant Omicron », comme le soulignait le 21 décembre même le roquet du gouvernement, Gabriel Attal.
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