Obligation vaccinale : un choix très limité

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On disait, à propos de la Ford T, « qu’elle était disponible dans n’importe quelle couleur, pourvu qu’elle soit noire ! »

L’approche vaccinale en France participe un peu du même principe. Il y a de par le monde un certain nombre de vaccins anti-covid qui ont vu le jour depuis 2020. Différentes technologies ont été employées dans leur conception. Cependant, celle dite de « l’ARN messager » s’est taillée la part du lion dans les médias. Nombreux également sont les organismes internationaux qui ont soutenu ce qui était présenté comme une prouesse sans précédent dans le domaine médical. Ceci a eu pour conséquence d’orienter massivement l’emploi des vaccins Pfizer et Moderna.

Un autre vaccin, Astra-Zeneca, utilise la technologie du « vaccin recombinant » mais semble connaître moins de succès.

Les autres technologies, assez bizarrement, ont obtenues beaucoup moins de publicité. On peut se demander quelle en est la raison ?

Une approche plus politique que sanitaire dans certains cas ? 

Le premier vaccin, chronologiquement, à avoir émergé est russe. Il s’appelle le « Sputnik V », petit clin d’œil rappelant que le 1er satellite artificiel lancé en octobre 1957, baptisé « Sputnik » qui signifie « compagnon » en langue russe, avait le même lieu de naissance.

Or ce vaccin, non ARN messager, pourtant utilisé depuis avec succès dans de nombreux pays, n’a pas reçu l’agrément de l’EMA  Ce n’est pas faute d’en avoir fait la demande, puisque celle-ci est pendante depuis le 19 janvier 2021.

Aujourd’hui, début 2022, ce vaccin n’est toujours pas homologué par l’EMA alors qu’il est utilisé dans beaucoup de pays, et non des moindres, parmi lesquels on trouve notamment l’Argentine, la Serbie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Libye, le Venezuela, mais aussi les poids lourds que sont l’Inde et la Chine.

Il y a même un pays européen, la Hongrie, qui l’a homologué au titre d’une procédure nationale autorisée par le traité de fonctionnement de l’UE dans sa version consolidée du 26/10/2012 de l’article 28 §1 et 4

« 1. Lorsqu’une situation internationale exige une action opérationnelle de l’Union, le Conseil adopte les décisions nécessaires. Elles fixent leurs objectifs, leur portée, les moyens à mettre à la disposition de l’Union, les conditions relatives à leur mise en œuvre et, si nécessaire, leur durée. »

« 4. En cas de nécessité impérieuse liée à l’évolution de la situation et à défaut d’une révision de la décision du Conseil visée au paragraphe 1, les États membres peuvent prendre d’urgence les mesures qui s’imposent, en tenant compte des objectifs généraux de ladite décision. L’État membre qui prend de telles mesures en informe immédiatement le Conseil. »

On peut donc s’étonner de ce que ce vaccin ne soit pas disponible en France et comment ne pas y voir une influence politique plus que scientifique liée à une réminiscence de la « guerre froide » dont les prolongements se font sentir, notamment du côté de l’Ukraine ?

On pourrait dire sensiblement la même chose avec le vaccin « Sinovac » qui utilise la technologie pourtant classique et éprouvée du « virus désactivé » et très largement utilisée en Chine avec plus d’un milliard d’injections. Il est également curieux de voir le tropisme de la Commission Européenne qui a commandé (et continue de le faire) majoritairement des doses de vaccins ARN messager sans réellement proposer le choix du vaccin, ni de sa technologie. Or, ce choix devrait être proposé, puisqu’il est possible, lors du recueil du « consentement libre et éclairé » tel qu’il figure dans les différentes réglementations, y compris le Code de Nuremberg.

Le vaccin français Valneva VLA 2001 est-il délibérément écarté ?

En 2020, l’entreprise nantaise Valneva, sise à Saint-Herblain, avait besoin, pour industrialiser son nouveau vaccin, de technologie classique à virus désactivé, d’une avance financière. Celle-ci n’est pas venue du gouvernement, ni des collectivités, malgré le fait que Christelle Morançais,   présidente de la région des pays de Loire, avait alerté la ministre de l’industrie, imitée par le préfet de région Claude d’Harcourt :

« Christelle Morançais indique avoir alerté Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l’Industrie, sur le potentiel de Valneva dès juin 2020, et ceci à plusieurs reprises. Des courriers adressés conjointement avec le préfet de l’époque, Claude d’Harcourt, qui mettaient en avant les atouts et le potentiel de l’entreprise, mais aussi « la perspective de localisation en France d’une filière de production de vaccins ». « C’est un terrible sentiment de gâchis et d’incompréhension qui domine face à cet échec français et européen », conclut la présidente de Région. (Ouest France du 01/02/2021)

C’est le gouvernement britannique qui a fourni les fonds nécessaires au développement industriel de ce vaccin, faut-il le rappeler, 100% français ! Aujourd’hui, et malgré un calendrier qui prévoyait sa disponibilité en France à l’été 2021, ce vaccin pourtant très efficace au vu des résultats d’essai, n’est toujours pas proposé à nos concitoyens.

C’est d’autant plus regrettable que nombre d’entre eux, éprouvant certaines craintes envers la technologie ARN messager, sont prêts à se faire vacciner immédiatement par ce vaccin classique. Plutôt que de de forcer les gens à utiliser un produit à l’encontre duquel ils ont une certaine méfiance, pourquoi le gouvernement, après avoir, pour des raisons difficiles à comprendre, laissé passer une occasion quasi-inespérée de pouvoir figurer en tête du marché européen du vaccin anti-Covid, n’essaie-t-il pas de combler ce manque de réactivité en mettant immédiatement ce produit à disposition de nos compatriotes ?

Comment, d’ici quelques années ou quelques décennies, les observateurs de notre société, journalistes ou historiens, analyseront-ils cet incroyable gâchis qui a privé les Français d’un moyen efficace pour enrayer cette épidémie tout en contribuant ainsi à un redéploiement industriel que toute la classe politique actuelle appelle de ses vœux?

Une fois de plus, cet épisode montre la disqualification de l’Etat et de ceux qui sont censés le faire fonctionner, faut-il le rappeler, dans l’intérêt du peuple français et de sa nation.

Jean Goychman

Crédit photo : © Leigh Prather – stock.adobe.com

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Obligation vaccinale : un choix très limité”

  1. Jabeilles dit :

    Mais pourquoi les Anglais qui ont financé le vaccin avec virus désactivé de Valneva ont-ils, en fin de compte, décidé de ne pas s’en servir ?
    Ceci dit, on peut légitimement se poser la question de « pourquoi l’Etat a t-il privilégié à 100% le vaccin ARNm »…

  2. Christine Colombe dit :

    Quand on sait que le groupe Pfizer-BionTech-Moderna engrange 1000 dollars par seconde (1 dollard = 885 €) soit plus de 76 Millions d’euros par jour grâce au vacccin covid, on est en droit de se poser des questions.
    Quand on sait que l’Europe a passé commande à Pfizer de 18 milliards de doses supplémentaires, on se dit que certaines personnes doivent baver sur le col de la chemise…. Pauvres citoyens, pauvres enfants, pauvres cobayes…
    Ce vaccin Covid est la plus grande escroquerie politico-sanitaire de tous les temps.

  3. Christine Colombe dit :

    Quand on sait que le groupe Pfizer-BionTech-Moderna engrange 1000 dollars par seconde (1000 dollard = 885 €) soit plus de 76 Millions d’euros par jour grâce au vacccin covid, on est en droit de se poser des questions.
    Quand on sait que l’Europe a passé commande à Pfizer de 18 milliards de doses supplémentaires, on se dit que certaines personnes doivent baver sur le col de la chemise…. Pauvres citoyens, pauvres enfants, pauvres cobayes…
    Ce vaccin Covid est la plus grande escroquerie politico-sanitaire de tous les temps.

  4. Waymel Bernard dit :

    J’ai été vacciné au sinopharm en Hongrie (vaccin classique) mais je suis considéré comme un paria en France ; je fais partie des non vaccinés !

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